Robert Guédiguian
Personnalité
Réalisateur, producteur, scénariste... : années 1980-2020
Nationalité : France
Naissance : 03/12/1953 - France - Marseille, Bouches-du-Rhône
Identité
Genre : homme
État civil :
- Robert Jules Guédiguian
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Producteur, Producteur délégué, Coproducteur, Conseiller technique, Cadreur/Opérateur, Auteur, Préfacier, postfacier
Biographie
Formation :
Il est titulaire d'une Maîtrise de sociologie. En 1979, il rencontre le cinéaste René Féret qui lui propose d'écrire avec lui le scénario de Fernand . Robert Guédiguian se lance alors dans le cinéma sans formation préalable.Carrière :
Robert Guédiguian, maître du cinéma social français, est reconnu pour sa fidélité inébranlable à Marseille et plus précisément à l’Estaque, où il inscrit chacun de ses films, mêlant engagement politique, regards poignants sur la classe ouvrière et un attachement familial nourri par une troupe d’acteurs fidèles. Son œuvre, entre conte social et mélodrame, fait écho aux luttes contemporaines tout en étant ancrée dans une mémoire collective vivante.
Le cinéma de Robert Guédiguian est construit autour de quelques éléments fondamentaux : Marseille, sa ville natale (et particulièrement l'Estaque, cadre de tous ses films), la fidélité à ses origines sociales (classe ouvrière, immigration), le désenchantement politique (déception à l'égard du Parti communiste où il milita dans sa jeunesse) et la permanence de l'engagement social (le cinéma conçu comme " contrepoids social " en faveur des plus pauvres), la " famille " : son épouse, Ariane Ascaride, actrice de tous ses films, son ami d'enfance, Gérard Meylan, infirmier " dans le civil ", qui ne tourne qu'avec lui, Malek Hamzaoui, directeur de production. Auteur ou co-auteur des scénarios de ses films, Robert Guédiguian affiche une certaine prédilection pour le conte ou la fable sociale, tantôt bleue (Marius et Jeannette, 1996), tantôt noire (La Ville est tranquille, 1999). Soucieux de garder le contrôle de son œuvre, il s'est impliqué dans la production dès son premier film (Dernier été, 1981), en étant producteur associé au sein du collectif AGAT Films et Cie (auquel appartient également René Féret). Cette société produira plus de 150 œuvres (documentaires et fictions) en 20 ans, signées de réalisateurs aussi divers que Lucas Belvaux, Claire Devers, Tonie Marshall ou Paul Vecchiali pour n'en citer que quelques-uns. Lorsqu'il accède à la reconnaissance publique avec Marius et Jeannette, Robert Guédiguian a déjà réalisé six films (dont Dieu vomit les tièdes, 1989 ; L'Argent fait le bonheur, 1992 ; A la vie, à la mort !, 1994), reconnus par la critique mais passés inaperçus du grand public. Après ce succès inattendu, les trois films suivants rencontrent un écho public (et même critique) plus modeste : A la place du cœur (1997, sur le thème du racisme), A l’attaque ! (1999) et La ville est tranquille (1999). En 2001, Guédiguian opte résolument pour le mélodrame avec Marie-Jo et ses deux amours, remarqué dans de nombreux festivals (dont Cannes). En 2003, il s'attaque à deux nouveaux projets : Le Promeneur Du Champ De Mars, adaptation de l'ouvrage de Georges-Marc Benamou sur les derniers jours de la vie de François Mitterrand, avec Michel Bouquet dans le rôle du défunt Président de la République, et Mon père est ingénieur, dont il cosigne le scénario avec le fidèle Jean-Louis Milesi. Renouant avec ses racines arméniennes, Robert Guédiguian se lance, en 2005, dans la réalisation de l'initiatique Voyage en Arménie, celui d'une fille à la recherche de son père, un récit qui devient prétexte au regard poétique et engagé du réalisateur sur la terre de ses ancêtres. Guédiguian s'essaie au film noir avec Lady Jane (2007), une histoire ancrée dans la ville de Marseille, hanté par le passé, le vieillissement, le tout avec un "message" sur l'instinct de vengeance. Robert Guédiguian renoue avec l'histoire et ressuscite le groupe de Missak Manouchian dans L'Armée du crime (2008). Le film suit les résistants de l'Affiche rouge, il retrace les destins de ces 23 étrangers communistes, étrangers, fusillés par les nazis. Après un détour par le polar et le film historique, Robert Guédiguian revient au cinéma de ses débuts avec Les Neiges du Kilimandjaro (2010), un mélodrame social sur un couple face aux injustices. Porté par sa bande d'acteurs (Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan), le cinéaste en profite pour faire le point sur le monde d'aujourd'hui. Après Les Neiges du Kilimandjaro, Robert Guédiguian poursuit son exploration fidèle des quartiers populaires de Marseille, et notamment de l’Estaque, symbole récurrent et cœur battant de son œuvre. En 2014, il revient avec Une histoire de fou, un film biographique centré sur le militant arménien de la lutte pour la reconnaissance du génocide, Aram (Syrus Shahidi), renouant ainsi avec ses racines arméniennes et son engagement politique. En 2017, Guédiguian redonne vie à ses personnages familiers réunis autour du restaurant ouvrier dans La Villa, un film mêlant poésie, politique et fraternité. En 2020, il réalise Gloria Mundi, mélodrame social qui dépeint les difficultés d’une famille ouvrière marseillaise, avec la collaboration fidèle de sa troupe d’acteurs habituels. Le film aborde la précarité, l’économie informelle et la lutte pour la dignité dans un Marseille contemporain. Sorti sur les écrans en 2023, Et la fête continue !, marque un retour aux accents à la fois mélancoliques et solidaires, où la fête populaire et le rassemblement sont des refuges face aux épreuves sociales. Le quartier de l’Estaque y est encore une fois le décor principal, preuve de la permanence de l’attachement de Guédiguian à cette géographie intime et sociale. Fidèle à son style, il mêle à ce film sa troupe emblématique avec Ariane Ascaride, Gérard Meylan et Jean-Pierre Darroussin. Avec La Pie voleuse (2024), il signe une nouvelle fable sociale située à l’Estaque, tournant autour de la solidarité, l’injustice et la survie dignifiée au sein d’une communauté populaire. Le film met en scène une femme confrontée à des accusations tout en continuant à vivre avec dévouement parmi les siens.
Autres activités :
En 2001, Robert Guédiguian met en scène Le Grand Théâtre d'Evelyne Pieiller, au Théâtre National de Chaillot. La même année, il accepte un rôle dans Lulu , le film de Jean-Henri Roger. Il est l’un des cinq producteurs fondateurs de la maison de producttion AGAT Films & Cie / Ex Nihilo .Filmographie
Courts métrages
Longs métrages
Bibliographie éditoriale
Récompenses et nominations
Liens familiaux
Marié(e) à :