Juliette Lewis
Personnalité
Interprète : années 1980-2020
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 21/06/1973 - Etats-Unis - Los Angeles, Californie
Identité
Genre : femme
État civil :
- Juliette Lake Lewis
Fonctions : Acteur, Producteur
Biographie
Formation :
Juliette Lewis rêve de cinéma depuis sa petite enfance. Elle effectue ses premiers pas à l'écran dès son adolescence. On la découvre dans des séries télévisées. Elle demande même une dérogation au tribunal pour pouvoir tourner plus de cinq heures par jour pendant les périodes scolaires. Après avoir emménagé dans le quartier de Hollywood, elle joue dans des sitcoms diffusés sur la chaîne ABC.Carrière :
Juliette Lewis, figure singulière du cinéma américain, est surtout reconnue pour ses incarnations intenses de personnages marginaux et torturés, souvent dans des films où la violence et la complexité psychologique se mêlent à une énergie brute inoubliable. Récompensée et saluée dès ses premiers rôles, elle s'impose durablement par sa capacité à naviguer avec aisance entre les genres, du thriller à la comédie, en passant par le drame et l'horreur.
Juliette Lewis fait partie des jeunes espoirs du cinéma américain lorsque le grand public la découvre dans Cape fear/Les Nerfs à vif (Martin Scorsese, 1991). Elle y joue la fille du docteur Bowden, interprété par Nick Nolte, confrontée à un dangereux psychopathe, campé par Robert De Niro. Un rôle qui lui vaut une nomination aux Golden Globes. Avant cette apparition remarquée, elle joue déjà dans quatre films, entre 1988 et 1991. Petite brune à l'apparence timide et réservée, elle prête ses traits à des personnages fragiles, notamment dans le premier film de Dominic Sena (Kalifornia, 1992), où elle est Adèle, femme-enfant naïve voyageant au côté d'un serial-killer (méconnaissable Brad Pitt). La suite de sa carrière confirme une certaine attirance pour les personnages en marge de la société américaine. Dans le polémique Natural born killers/Tueurs nés (Oliver Stone, 1993), sur un scénario de Quentin Tarantino, elle pousse à son apogée la composition d'un personnage de paumée. Elle y campe une véritable tueuse en série, gavée de clips et de violence, qui assassine sans raison. A nouveau violence et pouvoir des images dans Strange days (Kathryn Bigelow, 1995), alors qu'elle retrouve la famille Tarantino dans From dusk til dawn/Une nuit en enfer (Robert Rodriguez, 1996). Elle poursuit ensuite une carrière discrète en prêtant ses talents à des réalisateurs qui effectuent leurs premiers pas derrière la caméra. En 1998, elle est à l'affiche de Some Girl (Rory Kelly), où elle explore les affres de la jeunesse perdue. L'année suivante, elle joue dans The Other Sister (Gary Marshall, 1999), comédie dramatique qui confirme sa capacité à naviguer entre différents genres. En 2001, elle est remarquée dans Plus jamais (Michael Apted), un thriller intense où son personnage confronté à la violence domestique est au cœur du récit. En 2002, elle participe à Retour à la fac (Todd Phillips), apportant une touche d'originalité à cette comédie décalée populaire. Juliette Lewis poursuit ensuite sa carrière dans les années 2000 avec des rôles dans des productions indépendantes et des projets expérimentaux. Elle est présente dans Blueberry, l'expérience secrète (Jan Kounen, 2003), un western psychédélique français qui étend son champ d'expression hors des mains des studios américains classiques. Elle apparaît également dans la comédie policière Starsky et Hutch (T. Phillips, 2003), démontrant sa flexibilité face à des rôles plus légers. Après une période plus discrète, elle revient sur le devant de la scène avec des films comme Date limite (T. Phillips, 2019) où elle partage l'affiche avec Robert Downey Jr., mêlant humour et drame. En 2012, dans Un été à Osage County (John Wells), elle contribue à un drame familial intense porté par un casting prestigieux. Récemment, Juliette Lewis a su renouveler son image avec des films comme Nerve (Henry Joost & Ariel Schulman, 2015), un thriller haletant sur la jeunesse et la manipulation numérique, avant d'impacter le public dans le rôle principal du film d'horreur Ma (Tata Taylor, 2018), où elle offre une performance troublante et mémorable. A partir des années 2020, Juliette Lewis se concentre sur les séries T.V. et les films de plateformes.