Guy Bedos

Personnalité

Interprète, scénariste : années 1950-2010

Nationalité :  France

Naissance :  15/06/1934 - France - Alger, Alger, Algérie

Décès :  28/05/2020 - France - Paris, Paris

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Guy René Bedos

Fonctions : Acteur, Dialoguiste, Scénariste, Auteur de l'idée originale, Auteur, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Peu d'attirance pour les études et, certainement déjà, un don pour le spectacle incitent Guy Bedos à entrer au Centre d'art dramatique de la rue Blanche à Paris en 1952. En 1954, s'il échoue aux portes du Conservatoire, il est repêché par Jacques Charon qui lui offre une tournée de sept pièces au Moyen-Orient. L'année suivante, Guy Bedos cumule les emplois au théâtre, au cabaret (La fontaine des quatre saisons, la Galerie 55 ) et fait une première apparition au cinéma dans Futures vedettes . Mais ce sont les planches qui lui offrent ses premiers succès : Monsieur Chasse , Le mari ne compte pas , Les pas perdus et Bon week-end, monsieur Bennet .

Carrière :

Acteur et scénariste au talent polyvalent, Guy Bedos a marqué le cinéma français par des rôles mémorables, alliant humour et profondeur, dans des films comme Dragées au poivre, Un éléphant, ça trompe énormément ou Le Bal des casse-pieds.
Parallèlement à ses succès de théâtre, Guy Bedos fait des incursions au cinéma dans Les tricheurs (1958) de Marcel Carné et dans Sacrée jeunesse (1958) d'André Berthomieu. En 1959, Jacques Poitrenaud le met en scène dans La revenante, puis Jean Renoir lui offre plusieurs rôles, notamment dans Le caporal épinglé (1962). En 1963, l'écriture chatouille Guy Bedos et, pendant qu'il fait rire la France entière avec des sketches télévisés, il rédige le scénario de Dragées au poivre dont il est également l'interprète. Au succès de la scène s'ajoute bientôt celui du cinéma avec Les copains (1964) d'Yves Robert. Homme de scène, fort en gueule et cynique, Guy Bedos mène une carrière tambour battant au théâtre comme au cinéma, genre dans lequel il s'adonne à des personnages tendres, maladroits, bousculés, malmenés par la vie. En 1976, Yves Robert le met de nouveau en scène dans une des grandes comédies françaises de l'époque, Un éléphant, ça trompe énormément où Guy Bedos interprète un juif pied-noir gouailleur et persécuté par sa mère. Le succès est reconduit l'année suivante avec Nous irons tous au paradis (1977). Il enchaîne ensuite avec Même les mômes ont du vague à l'âme (1978) de Jean-Louis Daniel, puis Réveillon chez Bob (1984) de Denys Granier-Deferre. Dans les années 1980 et 1990, il apparaît dans Sauve-toi, Lola (1985) et Il est génial papy ! (1987) de Michel Drach, ainsi que dans Le Bal des casse-pieds (1991) d'Yves Robert. Plus tard, il joue dans Contre l'oubli (1991) de Patrice Leconte, Les Clefs de bagnole (2003) de Laurent Baffie, La Jungle (2005) de Matthieu Delaporte, Survivre avec les loups (2006) de Véra Belmont, et enfin Et si on vivait tous ensemble ? (2010) de Stéphane Robelin, ainsi que dans Moi, Michel G., milliardaire, maître du monde (id.) de Stéphane Kazandjian.

Autres activités :

Homme de spectacle et homme de théâtre, ce sont surtout les planches qui ont fait le succès de Guy Bedos, d'abord en duo avec Sophie Daumier puis, après leur divorce, en solo. En 1986, il décortique l'actualité politique avec ingéniosité et cynisme dans Bedos fait son Cirque d'hiver (1986). Il est l'auteur de plusieurs ouvrages : Je craque (1976), En attendant la bombe (1980), Petites drôleries et autres méchancetés (1989).

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