Emmanuelle Béart
Personnalité
Interprète : années 1970-2020
Nationalité : France
Naissance : 14/08/1963 - France - Gassin, Var
Identité
Genre : femme
État civil :
- Emmanuelle Marie Hélène Béart
Fonctions : Acteur, Auteur, Auteur primaire
Biographie
Formation :
Après une première expérience cinématographique à l'âge de douze ans dans Demain, les mômes (1975) de Jean Pourtalé, Emmanuelle Béart part pour le Canada passer son baccalauréat et apprendre l'anglais. De retour en France, elle suit les cours d'art dramatique de Jean-Laurent Cochet.Carrière :
Emmanuelle Béart devient une figure incontournable du cinéma français à partir des années 1980. Césarisée pour son rôle dans Manon des Sources, elle a marqué le grand écran par ses choix de rôles audacieux et sa présence magnétique, oscillant entre productions françaises exigeantes et incursions à l'international.
Quelques mois après son entrée aux cours de Jean-Laurent Cochet, Emmanuelle Béart tourne sous la direction de Jean-Pierre Dougnac dans Un amour interdit (1983), où son interprétation d'une jeune femme du XVIIIe siècle qui gagne le couvent par dépit amoureux est saluée par une nomination aux Césars. Après le tournage de Premiers désirs (1983) de David Hamilton, elle fait la connaissance de Daniel Auteuil sur les plateaux de L'Amour en douce (1984) d'Edouard Molinaro. Le grand public la découvre réellement un an plus tard dans le rôle de Manon, la gardienne de chèvres sauvage et touchante dans Manon des Sources de Claude Berri, interprétation qui lui vaut le César du meilleur second rôle féminin. Outre une deuxième comédie dirigée par Edouard Molinaro, A gauche en sortant de l'ascenseur (1988), Emmanuelle Béart s'illustre par la suite dans des films dramatiques où elle interprète des rôles difficiles. Droguée dans Les Enfants du désordre (1989) de Yannick Bellon, elle joue en 1990 les modèles nus pour le peintre Frenhofer dans La Belle Noiseuse de Jacques Rivette. Prostituée dans J'embrasse pas (1991) d'André Téchiné, elle retrouve Daniel Auteuil pour Un cœur en hiver (1991) de Claude Sautet avant d'incarner L'Enfer (1994) de Claude Chabrol et Une femme française de Régis Wargnier (id.). En 1995, l'actrice fait une apparition aux Etats-Unis dans Mission impossible et interprète Nelly et Monsieur Arnaud (1994) de nouveau pour Claude Sautet. Plus légère dans Don Juan (1997) de Jacques Weber, elle est aussi l'une des interprètes de La bûche de Danièle Thompson en 1999, tourne dans comédies (A boire en 2003), drames (Les Témoins en 2006) ou thrillers (Vinyan en 2007). Elle poursuit sa carrière avec Disco (2007) de Fabien Onteniente, une comédie populaire où elle incarne France Navarre. En 2010, elle joue dans deux films dramatiques : Nous trois (2009) de Renaud Bertrand et Ça commence par la fin (id.) de Michaël Cohen. L'année 2011 la voit dans Ma compagne de nuit (2009) d'Isabelle Brocard et Hélène Laurent, ainsi que l’année suivante dans Télé Gaucho (2011) de Michel Leclerc. En 2014, Emmanuelle Béart revient sur les écrans avec Les Yeux jaunes des crocodiles (2013) de Cécile Telerman, adaptation du roman de Katherine Pancol, et s'aventure dans le cinéma australien avec My Mistress (Stephen Lance, id.), un drame BDSM librement inspiré du roman culte de Leopold von Sacher-Masoch La Vénus à la fourrure. Après une pause de quelques années, elle fait son retour en 2020 dans Merveilles à Montfermeil (2018) de Jeanne Balibar, une comédie sociale dans laquelle elle incarne Emmanuelle Joly. L'actrice continue d'explorer des rôles complexes avec L'Étreinte (2019) de Ludovic Bergery, où elle joue Margaux Hartmann, une femme qui redécouvre sa vie après un deuil. En 2022, elle apparaît dans Les Passagers de la nuit (2021) de Mikhaël Hers, aux côtés de Charlotte Gainsbourg. En 2023, Emmanuelle Béart se lance dans la réalisation avec le documentaire télévisé Un silence si bruyant, co-réalisé avec Anastasia Mikova, qui traite de l'inceste.