Anny Duperey

Personnalité

Interprète, auteure, photographe... : années 1960-2020

Nationalité :  France

Naissance :  28/06/1947 - France - Rouen, Seine-Inférieure

Identité

Genre : femme

Pseudonyme(s) :

  • Annie Duperey

État civil :

  • Anny Ginette Lucienne Legras

Fonctions : Acteur, Intervenant, Auteur, Auteur primaire, Auteur secondaire

Biographie

Formation :

Après avoir fait ses armes au Conservatoire d'art dramatique et à l'Ecole des beaux-arts de Rouen, Anny Duperey arrive à Paris à dix-sept ans. Elle fréquente le cours Simon, pose pour des photos de mode et débute sa carrière au théâtre. En 1965, elle est remarquée sur une couverture de magazine et, l'année suivante, elle se retrouve devant la caméra de Jean-Luc Godard pour Deux ou trois choses que je sais d'elle .

Carrière :

Figure incontournable du cinéma français, Anny Duperey s’impose par sa beauté, son esprit et son élégance naturelle, incarnant tour à tour la modernité, la finesse et la fantaisie dans des rôles qui marquent durablement la mémoire des spectateurs. Connue pour sa capacité à illuminer aussi bien les comédies populaires que les drames d’auteur, elle traverse les décennies avec une aisance rare, collaborant avec les plus grands réalisateurs et donnant la réplique aux légendes du septième art.
Cette grande et belle jeune femme a toutes les qualités pour devenir une vedette, mais le cinéma français, tributaire des modes, ne lui donne pas souvent la chance d'exprimer ses dons d'actrice qui sont en revanche pleinement reconnus au théâtre. Anny Duperey tourne tout au long de sa carrière avec des metteurs en scène très différents : Michel Boisrond, André Hunebelle, Alain Resnais, Sydney Pollack, Georges Lautner, Michel Deville ou Pierre Richard. Cantonnée dans des rôles de jeune femme moderne et sophistiquée, elle s'établit comme faire-valoir auprès de comédiens confirmés comme Jean-Paul Belmondo (Stavisky, 1973), Jean Rochefort (Un éléphant, ça trompe énormément, 1976) ou Gérard Depardieu et Pierre Richard (Les compères, 1983). Elle marque la pellicule par la facilité et le naturel de ses interprétations. On retient Bye bye, Barbara (1969) de Michel Deville, Les malheurs d'alfred (1972) de Pierre Richard. Jean Delannoy prend en considération son talent avec Pas folle, la guèpe (1972). La belle incomprise du cinéma additionne des rôles secondaires dans des grands films (StaviskyBobby Deerfield, 1976, de Sydney Pollack) et des rôles principaux dans des films moins importants. Anny Duperey connaît de longues périodes sans tourner. Est-elle trop jolie, trop facilement douée ? Mais rien ne semble menacer sa confiance en elle. Elle s'enrichit avec le théâtre, la télévision, la littérature et la peinture, où elle concrétise ses dons artistiques. Au fil des années 80, Anny Duperey poursuit sa trajectoire cinématographique, oscillant entre comédies populaires et œuvres plus intimistes. Elle retrouve Pierre Richard et Gérard Depardieu dans Les Compères (1983), où sa présence lumineuse apporte une touche d’élégance et de malice, et La Triche (id.) de Yannick Bellon. Dans les années 1990, elle revient avec éclat dans Germinal (1992) de Claude Berri, où elle interprète madame Hennebeau, personnage emblématique du roman de Zola. Elle participe également au film collectif Contre l’oubli (1991). À la fin des années 1990 et au début des années 2000, Anny Duperey privilégie des rôles secondaires mais marquants, comme dans Tôt ou tard (1998) d’Anne-Marie Étienne. Elle apparaît ensuite dans Danse avec lui (2006) de Valérie Guignabodet, puis dans le court métrage Sous mes yeux (2007) de Stéphanie Vasseur. Les années 2000 la voient à l’affiche de plusieurs comédies populaires. En 2008, elle joue dans De l’autre côté du lit de Pascale Pouzadoux, Eden à l’ouest de Costa-Gavras, et Bambou de Didier Bourdon. En 2011, elle retrouve Alain Resnais pour Vous n’avez encore rien vu, où elle joue son propre rôle, puis incarne la mère de Gaspard Proust dans L’amour dure trois ans de Frédéric Beigbeder. Plus récemment, Anny Duperey continue d’apparaître dans des films aux registres variés : Just a Gigolo (2018), Sur les chemins noirs (2023) de Denis Imbert et Le Voyage en pyjama (2024) de Pascal Thomas.

Autres activités :

A vingt-trois ans, Anny Duperey rencontre Jean-Louis Barrault qui lui propose de jouer sur les planches des rôles exceptionnels, lyriques, excessifs, burlesques. En 1977, elle joue au côté de Bernard Giraudeau une comédie musicale, Attention fragile , qui remporte un franc succès. Jamais le théâtre ne l'oublie : L'amour de l'amour (1981) et Le plaisir de rompre, le pain de ménage (1990) de Jules Renard, Un mari idéal (1995). Anny Duperey trouve aussi à la télévision des rôles de qualité : Un ours pas comme les autres (1977) de Nina Companeez. Pour Un château au soleil (1987) de Robert Mazoyer et Une famille formidable (1992), elle reçoit deux 7 d'Or de la meilleure comédienne. Elle est un écrivain reconnu : L'Admiroir (1978, prix Alice-Barthou décerné par l'Académie française), Le Nez de Mazarin (1986), Le Voile noir (1992) et Je vous écris... (1993).

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Le voile noir [Biographie] / Anny Duperey; photographies de Lucien Legras. - Paris : Seuil, 1992 .
  • Périodique : Cinéma Français, n° 5, octobre 1976
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 10, 5 mars 1987
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 45, 5 novembre 1987
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 9, 26 février 1987
  • Périodique : Ecran, n° 66, février 1978
  • Périodique : Films and Filming, n° 340, janvier 1983
  • Périodique : Positif, n° 300, février 1986
  • Périodique : Stars, n° 11, septembre 1991
  • Périodique : Télérama, n° 2299, 2 février 1994

Récompenses et nominations

  • 1984 - Meilleure interprétation féminine - FantasPorto. Festival Internacional de Cinema (Porto) - Le Démon dans l'île - Obtenu

Liens familiaux

Parent de :

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