Carmen Maura
Personnalité
Interprète : années 1960-2020
Nationalité : Espagne
Naissance : 15/09/1945 - Espagne - Madrid
Identité
Genre : femme
État civil :
- María del Carmen García y Maura
Fonctions : Acteur
Biographie
Formation :
Pendant ses études de lettres et de philosophie, Carmen Maura effectue ses débuts de comédienne dans des troupes théâtrales universitaires. Elle se marie à vingt ans, dirige une galerie d'art madrilène, puis quitte sa famille et sa situation pour se produire dans des cabarets, poser dans des romans-photos et fréquenter les milieux interlopes de la capitale espagnole, en tournant dans des courts métrages à petit budget. C'est à cette époque qu'elle rencontre un certain Pedro Almodóvar.Carrière :
Carmen Maura, icône de la movida espagnole et muse inoubliable de Pedro Almodóvar, incarne depuis plus de cinq décennies des femmes audacieuses, drôles et profondément humaines, marquant l’histoire du 7e art par son talent protéiforme et ses rôles cultes, couronnés par quatre Goya et un César.
Une grande partie de la carrière de Carmen Maura est intimement liée à celle du cinéaste Pedro Almodóvar. Elle compte déjà plusieurs films à son actif (sa première apparition à l'écran date de 1969, dans Las gatas tienen frío, de Carlos Serrano) lorsqu'ils tournent ensemble Pepi, Luci, Bom y otras chicas del montón (Pedro Almodóvar, 1981). Dès ce premier film, l'actrice devient l'égérie du réalisateur. Cette comédie policière donne la prééminence aux personnages féminins. Grâce aux films suivants, Carmen Maura accède à la renommée internationale. Elle campe une religieuse élevant un tigre (Dans les ténèbres, Pedro Almodóvar, 1983), une mère de famille dépassée par les événements (Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça !, id., 1984) et un transsexuel excentrique à la limite du kitsch (La Loi du désir, id., 1987). On la voit encore dans Femmes au bord de la crise de nerfs (id., 1988). Elle prête également ses talents de comique anticonformiste à des réalisateurs français. Elle tient le rôle d'Anne d'Autriche dans Louis, enfant roi (Roger Planchon, 1992). Etienne Chatilliez dans Le Bonheur est dans le pré (1995), Jean-Pierre Mocky dans Alliance cherche doigt (1996) et André Téchiné dans Alice et Martin (1997) font également appel à elle. On la retrouve dans L'Enthousiasme (1998), un film poétique et baroque réalisé dans le désert par le Chilien Ricardo Larrain, propriétaire d'un immeuble dans Le Harem de Mme Osmane (2000) de Nadir Mokneche, agent immobilier dans La Communauté (2000) d'Alex de La Iglesia avec lequel elle remporte son troisième Goya de meilleure actrice, quelle retrouve en 2002 dans 800 balas. Elle joue une directrice d'hôtel méprisant son mari et étouffant son fils dans Reinas (2004), comédie de mœurs sur le mariage homosexuel en Espagne de Manuel Gómez Pereira. Après un petit rôle dans Free zone (2004), d'Amos Gitaï, elle retrouve Almodovar, dix-huit ans après Femmes au bord de la crise de nerfs, dans Volver (2005), tragi-comédie dans la grande tradition « almodovardienne » ou trois générations de femmes survivent au vent, au feu, et même à la mort, grâce à leur bonté, leur audace et à une vitalité sans limites, interprétation récompensée par le Goya de la meilleure actrice dans un second rôle. En 2008, elle joue dans Tetro, un drame familial de Francis Ford Coppola, où elle tient le rôle du professeur, mentor de Tetro. En 2009, elle incarne une mère de famille dans Chicas de Yasmina Reza, puis une religieuse dans La Guerre des saintes (inédit). En 2011, elle remporte le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour Les Femmes du 6e étage (2010) de Philippe Le Guay, où elle joue une femme de ménage espagnole. Elle enchaîne avec Let My People Go ! (id.) de Mikael Buch, puis Paulette (2012) de Jérôme Enrico, où elle campe une femme de ménage complice d’un trafic de cannabis. En 2013, elle apparaît dans Les Sorcières de Zugarramurdi d’Álex de la Iglesia, comédie fantastique où elle incarne une sorcière excentrique, et dans Un Village presque parfait de Stéphane Meunier. L’année suivante, elle joue dans La Vanité de Lionel Baier et Les Chaises musicales de Marie Belhomme. En 2018, elle est à l’affiche de La Fête des mères (2017) de Marie-Castille Mention-Schaar. La même année, elle interprète une grand-mère dans Ma Famille et le Loup de Adrien Varet. En 2019, elle joue dans Gente Que Viene y Bah (Netflix) de Patricia Font, comédie espagnole. En 2022, elle revient dans Rainbow (Netflix) de Paco León, où elle incarne une femme libre et décalée.