Stephen Frears
Personnalité
Réalisateur, producteur, interprète... : années 1960-2020
Nationalité : Royaume-Uni
Naissance : 20/06/1941 - Royaume-Uni - Leicester, Leicestershire, Angleterre
Identité
Genre : homme
État civil :
- Stephen Arthur Frears
Fonctions : Réalisateur, Assistant réalisateur, Acteur, Producteur, Intervenant, Préfacier, postfacier
Biographie
Formation :
Après des études de droit à Cambridge, Stephen Frears devient assistant réalisateur au Royal Court Theatre de Chelsea. Puis il est réalisateur à la BBC, pour laquelle il réalise plus de quarante téléfilms.Carrière :
Stephen Frears, réalisateur britannique à la curiosité insatiable, a marqué le cinéma par ses œuvres engagées, oscillant entre critique sociale et portraits de femmes fortes, et s’est imposé comme un observateur pénétrant de la société anglaise et de ses bouleversements. Parcours d’un cinéaste qui, du film noir au drame social, a su allier l’ironie à la profondeur, en explorant la diversité culturelle, l’homosexualité et les luttes de pouvoir, de Gumshoe à My Beautiful Laundrette, en passant par The Queen.
Stephen Frears réalise Gumshoe, son premier long métrage, en 1971. Inspirée des films noirs des années 1940 mettant en scène des détectives, cette première réalisation est le fruit de sa rencontre avec le scénariste Neville Smith. La carrière cinématographique de Stephen Frears s'interrompt ensuite pendant dix années durant lesquelles il ne tourne que des téléfilms.
Son retour au cinéma, au début des années 1980, révèle un ton bien plus ironique et désabusé qu'à ses débuts. Les problèmes sociaux de la Grande-Bretagne thatchérienne le font réagir : My Beautiful Laundrette (1985), Prick up your ears (1987) et Sammy et Rosie s'envoient en l'air (1987) constituent une trilogie sociale où il se fait le porte-parole des homosexuels et des immigrés pakistanais en Grande-Bretagne. Ce triptyque constitue la part la plus engagée de son œuvre. En 1988, il adapte le roman de Choderlos de Laclos, Les liaisons dangereuses. Il signe là son premier film à costumes avec des vedettes comme Glenn Close, Michelle Pfeiffer et John Malkovich. Il tourne ensuite son premier film aux États-Unis, Les arnaqueurs (1989), avec John Cusack et Anjelica Huston. Dès lors, Stephen Frears réalise ses films à Hollywood comme en Grande-Bretagne. Sa première comédie, Héros malgré lui (1991), tournée outre-Atlantique avec Dustin Hoffman, se solde par un échec auprès du public comme de la critique. Stephen Frears laisse de côté le genre comique pour retourner vers le cinéma social avec The Snapper (1993), puis The Van (1996). En 1995 il surprend avec Mary Reilly, qui constitue une approche très britannique du roman de Robert Louis Stevenson, Docteur Jekyll et Mister Hyde. En 1998 Stephen Frears réalise l'étrange et dramatique western Hi-Loo country, qui lui vaut un Ours d'argent à la Berlinale. Le réalisateur signe ensuite Dirty Pretty Things (2001), une chronique sociale sur l'immigration clandestine à Londres sur fond de thriller. Frears se penche ensuite sur la personne complexe d'Elizabeth II dans The Queen (2005) ; le film est une réussite. Affectionnant les films à costumes, le cinéaste tourne Chéri en 2008, d'après le roman de Colette. Jonglant avec les genres, il signe une pure comédie avec Tamara Drewe (2009), l'histoire d'un été où une "pure people" revient dans son village pour y vendre sa maison. Après Tamara Drewe, Stephen Frears poursuit sa carrière avec une curiosité insatiable pour les drames sociaux et les histoires contemporaines. En 2012, il réalise Philomena, une œuvre poignante sur une femme à la recherche de son fils, portée par Judi Dench et Steve Coogan. Le film est salué par la critique et nommé à l’Oscar du meilleur film, marquant un nouveau sommet dans sa carrière. L’année suivante, Frears réalise The Program, un film sur le dopage dans le cyclisme, centré sur le personnage de Lance Armstrong. En 2015, il propose Florence Foster Jenkins avec Meryl Streep, une comédie dramatique inspirée de la vie de la chanteuse new-yorkaise du même nom, qui séduit le public par son mélange de légèreté et de profondeur. L’année suivante, il explore le thriller politique avec Confident Royal, où il met en scène Judi Dench dans le rôle de la reine Victoria, confrontée à une amitié insolite. Ce film confirme son talent pour les portraits de femmes fortes et les récits historiques. En 2020, il signe The Lost King, un drame britannique inspiré d’une histoire vraie, autour de la quête d’une femme pour réhabiliter la mémoire de Richard III. Le film, porté par Sally Hawkins, s’inscrit dans la tradition des récits de lutte et de détermination qui caractérisent l’œuvre du cinéaste. En 2025, il tourne Billy Wilder and Me avec Christopher Waltz et John Turturro sur un épisode de la vie du célèbre réalisateur hollywoodien.