David Mamet
Personnalité
Réalisateur, scénariste, producteur... : années 1970-2020
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 30/11/1947 - Etats-Unis - Chicago, Illinois
Identité
Genre : homme
Pseudonyme(s) :
- Richard Weisz
État civil :
- David Alan Mamet
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Auteur de l'œuvre originale, Adaptateur, Dialoguiste, Producteur associé, Auteur
Biographie
Formation :
À quinze ans, il a commencé à travailler au Hull House Theatre. Il a ensuite étudié la littérature et le théâtre au Goddard College dans le Vermont (baccalauréat en 1969) et le théâtre à la Neighborhood Playhouse School of Theatre de New York, avant de retourner à Chicago et de fonder la St Nicholas Theatre Company en 1972. Il a enseigné à l'Université de New York, au Goddard College et à la Yale Drama School, et il donne régulièrement des conférences à l'Atlantic Theatre Company. Ses pièces, louées par la critique américaine (American Buffalo , 1975 ; Glengarry Glen Ross , 1982), le mènent à travailler pour le cinéma.Carrière :
David Mamet, figure majeure du cinéma et du théâtre américain, est célèbre pour son style incisif, ses dialogues percutants et son regard acéré sur les rouages du pouvoir, de la manipulation et des illusions sociales. Lauréat du prix Pulitzer pour le théâtre, il a marqué l’histoire du cinéma par des scénarios cultes et des réalisations où le verbe tranche comme une lame.
Dramaturge réputé, David Mamet devient rapidement un scénariste recherché. Son sens du dialogue et de la structure narrative pénètre les scénarios du Facteur sonne toujours deux fois (Bob Rafelson, 1981), du Verdict (Sidney Lumet, 1982), des Incorruptibles (Brian De Palma, 1987), de Nous ne sommes pas des anges (Neil Jordan, 1989), d'Hoffa (Danny De Vito, 1991). Il collabore également aux adaptations cinématographiques de ses propres pièces : Glengarry (James Foley, 1992) et American Buffalo (Michael Corrente, 1996). Son œuvre d'écrivain, qui ressasse les thèmes du simulacre et de la machination dans la société américaine, influence son travail de cinéaste. Il s'impose d'emblée avec Engrenages (1987), un thriller réunissant une psychanalyste et un joueur professionnel dans un lourd climat d'angoisse. Il évoque l'arnaque et le banditisme dans son deuxième film, Parrain d'un jour (1988), puis dénonce les préjugés racistes de l'Amérique sur fond d'intrigue criminelle dans Homicide (1991). A l'aide de scénarios bien ficelés, il poursuit l'examen pessimiste de son pays avec Oleanna (1994) et La Prisonnière espagnole (1997), tout en écrivant pour les autres (Des hommes d'influence, Barry Levinson, 1997 ; Ronin, John Frankenheimer, 1997 et Hannibal Ridley Scott, 2000). Il change tout à fait de registre avec L'Honneur des Winslow (1999), drame sentimental de très bonne facture dans le contexte de l'Angleterre victorienne. Dans Séquences et conséquences (2000), une équipe de cinéma envahit une petite ville dont les habitants sont prêts à abandonner leurs valeurs pour le showbiz. Le film est une satire des milieux du cinéma, conventionnelle et trop téléphonée. Avec une intrigue dans l'intrigue Braquages (2000), dépeint ce milieu de truands où chacun cherche cyniquement à tirer son épingle du jeu. Spartan (2003), montre l'enquête sur l'enlèvement de la fille d'un haut responsable du gouvernement américain. De 2006 à 2009, il crée, produit, dirige et écrit les scénarii de plusieurs épisodes de la série télévisée The Unit. Après quelques années d'absence du grand écran, David Mamet réalise un film dans l'univers des arts martiaux Rebelt (2008). Il tourne ensuite trois courts-métrages en 2010 (The Marquee, Our Valley, Two Painters), et un téléfilm avec Al Pacino, sur le producteur de musique Phil Spector Phil Spector (2012). Mamet fait son grand retour à la réalisation après dix-sept ans avec Henry Johnson (2025), retrouvant ainsi l’univers de manipulation et d’incertitude éthique qui lui est propre.