Myriam Boyer
Personnalité
Interprète, réalisatrice, scénariste... : années 1960-2020
Nationalité : France
Naissance : 23/05/1948 - France - Lyon, Rhône
Identité
Genre : femme
Fonctions : Acteur, Réalisateur
Biographie
Formation :
Jeune dactylo, Myriam Boyer ne songe pas à devenir comédienne. Entraînée par des amis au théâtre de Roger Planchon, elle y fait de la figuration. Elle s'inscrit très jeune au conservatoire de Lyon dont elle sort à dix-sept ans, couronnée par un premier prix. Elle monte ensuite à Paris et suit les cours de la rue Blanche.Carrière :
Figure emblématique du cinéma français, Myriam Boyer incarne depuis plus de cinq décennies des personnages hauts en couleur, marquant les esprits par son jeu intense et sa capacité à se réinventer dans chaque rôle.
Comédienne généreuse et entière, Myriam Boyer éclate de rire, s'enthousiasme et s'amuse de tout. Elle empoigne les personnages que le cinéma lui offre avec un entrain peu commun. L'actrice ne connaît pas la retenue et se donne à fond, ne craignant ni le ridicule ni les rôles à contre-emploi : tous les portraits lui siéent, pourvu qu'elle doive exprimer quelque chose. Elle sait être la paysanne d'Il pleut toujours où c'est mouillé (1975) de Jean-Daniel Simon, la miséreuse du Vieux pays où Rimbaud est mort (1976) de Jean-Pierre Lefebvre, l'épouse psychotique de Série noire (1979) d'Alain Corneau, l'ouvrière à la chaîne du Voyage à Paimpol (1987) qu'elle interprète sous la direction de son mari John Berry, ou encore la nourrice aimante de Tous les matins du monde (1990) d'Alain Corneau. Les années 1990 et 2000 voient Myriam Boyer s'imposer davantage sur grand écran. En 1992, elle incarne la mère d'Emmanuelle Béart dans Un cœur en hiver (1991) de Claude Sautet, puis brille dans Un, deux, trois, soleil (1992) de Bertrand Blier, qui lui vaut une nomination aux César. Elle passe derrière la caméra en 1998 avec La Mère Christain, où elle se met en scène dans le rôle d'une tenancière de café. Les années 2000 sont marquées par des apparitions remarquées dans des comédies comme Laisse tes mains sur mes hanches (2002) de Chantal Lauby. En 2008, elle incarne avec force la mère de Jacques Mesrine dans le diptyque de Jean-François Richet : L'Instinct de mort (2007) et L’Ennemi public n° 1 (id.). Elle retrouve Bertrand Blier en 2009 pour Le Bruit des glaçons, confirmant son affinité pour les rôles atypiques et percutants. La décennie 2010 voit Myriam Boyer continuer à explorer des personnages variés. Elle apparaît dans Je me tue à le dire (2013) de Xavier Seron, puis dans le thriller érotique L'Amant double (2017) de François Ozon. En 2017, elle rejoint le casting de la comédie Les Vieux Fourneaux de Christophe Duthuron, adaptée de la bande dessinée éponyme. Plus récemment, Myriam Boyer a brillé dans C'est magnifique ! (2019), réalisé par son fils Clovis Cornillac, prouvant une fois de plus sa capacité à s'adapter à tous les genres et à toutes les générations de cinéastes. Patrice Chéreau dit d'elle : "Brûlée de partout et rayonnante, elle ressort intacte et pleine de vie". En cinquante ans de carrière, le cinéma lui a rarement donné l'occasion de briller dans des premiers rôles.