Jacques Spiesser

Interprète : années 1970-2020

Nationalité :  France

Naissance :  07/06/1947 - France - Angers, Maine-et-Loire

Personnalité

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Jacques Alain Marie Spiesser

Fonctions : Acteur, Photographe

Biographie

Formation :

La vocation de Jacques Spiesser pour le théâtre lui vient lorsque, collégien, il assiste à une représentation d'On ne badine pas avec l'amour . Sorti du Conservatoire national d'art dramatique, il débute sur les planches.

Carrière :

Jacques Spiesser, acteur au regard à la fois juvénile et profond, est une figure discrète mais marquante du cinéma français, capable de passer avec une rare aisance des rôles d’adolescents rêveurs aux personnages tourmentés ou ambivalents, sous la direction des plus grands réalisateurs. Son éclectisme et sa présence à l’écran, de Faustine et le Bel Été aux polars télévisés de Fred Vargas, en font un interprète inoubliable, entre sensibilité et ombre.
Comédien de théâtre, Jacques Spiesser débute à l'écran en 1971 dans Faustine et le Bel Eté, de Nina Companez. Son visage d'adolescent marqué par de grands yeux bleus se prête parfaitement à cette chronique sentimentale. En 1973, Yves Boisset l'emploie dans R.A.S, tandis que Bernard Queysanne lui offre l'unique rôle d'Un homme qui dort (1974), où il interprète un étudiant ayant décidé de se couper du monde. Acteur éclectique, Jacques Spiesser tourne avec Edouard Molinaro (L'Ironie du sort, 1974), Alain Resnais (Stavisky., id.) et Claude Pinoteau (La Gifle, id.). Après une apparition en tueur dans Section spéciale (1975), de Costa-Gavras, l'acteur se voit confier par Jean-Jacques Annaud le rôle d'un jeune géographe idéaliste devenu tortionnaire dans La Victoire en chantant (1976), deux rôles qui prouvent que l'acteur, en dépit de son regard juvénile, peut également accéder à des personnages plus sombres. Dans Le Juge Fayard dit le Shérif, Jacques Spiesser tient le rôle du juge Steiner au côté de Patrick Dewaere. En 1978, le comédien retrouve le réalisateur Bernard Queysanne pour Le Diable au cœur (il y interprète un jeune fou d'amour) et L'Amant de poche, variation du Blé en herbe de Colette. Au côté d'Isabelle Huppert dans La Truite (Joseph Losey, 1982), l'acteur joue un personnage ambigu et déprimé. Après une longue absence, il revient en 1988 dans Peaux de vaches (Patricia Mazuy), en exploitant agricole hautain face à un frère sortant de prison. A partir des années 1990, le comédien se tourne essentiellement vers la télévision. En 1999 il apparait dans le film de Anne-Marie Mieville Après la réconciliation aux cotés de Jean-Luc Godard. En 2001, il apparaît dans C’est la vie de Jean-Pierre Améris (2001), où il partage l’affiche avec Jacques Dutronc. En 2002, il joue dans Elle est des nôtres de Siegrid Alnoy, avant de se glisser dans la peau d’un assassin tourmenté dans Je suis un assassin (2003) de Thomas Vincent. En 2008, il est à l’affiche de Coco de Gad Elmaleh, puis de Pieds nus sur les limaces (Fabienne Bethaud, 2009) aux côtés de Diane Kruger, où il campe un père de famille désemparé et rejoint Jean-Paul Belondo et Hafsia Herzi pour Un homme et son chien de Francis Huster. Les années 2010 voient Jacques Spiesser multiplier les apparitions : il joue notamment un préfet dans Le Dernier Diamant (2014) d’Éric Barbier.

Autres activités :

Au théâtre, Jacques Spiesser s'illustre dans Jacques le fataliste , Le Cid ou encore La Mort d'Ivan Illitch . A la télévision, il joue dans Claudine , d'Edouard Molinaro, La Boucle d'oreille , de Claude Chabrol, ou encore L'Eté de tous les chagrins , de Serge Moati.

Ressources média

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