Roger Hanin

Personnalité

Interprète, scénariste, réalisateur... : années 1950-2010

Nationalité :  France

Naissance :  20/10/1925 - Algérie - Alger

Décès :  11/02/2015 - France - Paris, Paris, Ile-de-France

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • Antoine Flachot

État civil :

  • Roger Paul Jacob Lévy

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Intervenant, Scénariste, Dialoguiste, Auteur, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Roger Hanin suit des études de pharmacie à Paris, tout en pratiquant le basket-ball. En 1946, un ami décorateur lui propose de faire de la figuration théâtrale dans Le procès de Jeanne d'Arc . Enthousiasmé par cette expérience, il s'inscrit aux cours d'art dramatique de René Simon et Michel Vitold.

Carrière :

Roger Hanin appartient à cette catégorie d'acteurs que la carrure athlétique impose à l'écran. Dès le début de sa carrière, en 1952 (Le chemin de Damas , de Max Glass), il se cantonne à des rôles de durs dans des séries noires (Gas oil , 1955, de Gilles Grangier ; Du rififi chez les femmes , 1959, d'Alex Joffé). Dans les années 1960, il reprend le personnage du Gorille, créé par Antoine Dominique, qu'interprétait Lino Ventura (La valse du Gorille , 1959, de Bernard Borderie ; Le gorille a mordu l'archevêque , 1962, de Maurice Labro), puis il endosse le rôle du Tigre. Il rédige lui-même les scénarios de ces aventures parodiques, réalisées par Claude Chabrol (Le Tigre aime la chair fraîche , 1964 ; Le Tigre se parfume à la dynamite , 1965). En 1973, il débute dans la mise en scène et réalise son premier long métrage, Le protecteur , suivi du Faux-cul (1975). Dans les années 1970, il s'oriente vers des personnages plus pittoresques. Il devient l'un des acteurs fétiches du réalisateur Alexandre Arcady. Le Coup de Sirocco (1979), succès commercial, lance une série de films sur les pieds-noirs d'Algérie. Roger Hanin devient le porte-drapeau de toute une catégorie de Français. Dans Le grand pardon (1982) d'Alexandre Arcady, il incarne le parrain charismatique d'une famille mafieuse immigrée d'Algérie. Quelques rôles de composition lui permettent de montrer l'étendue de son talent. C'est l'aubergiste des Misérables (1983) de Robert Hossein, le général Berzine de L'orchestre rouge (1989) de Jacques Rouffio. En 1984, il réalise un film militant contre le racisme, Train d'enfer , inspiré d'un fait divers réel : deux légionnaires défenestrent un Maghrébin dans un TGV. Dans Soleil (1996), son cinquième film en tant que réalisateur, il raconte avec humilité et nostalgie son enfance en Algérie à travers l'histoire d'amour entre une mère et son fils.

Autres activités :

Roger Hanin crée en 1977 le Festival de Pau, consacré au théâtre, à la danse et à la musique. Dans ce cadre, il met en scène des pièces d'Eugène Ionesco, de Paul Claudel, de Molière. Auteur de deux pièces de théâtre : Ciel, où sont passées les dattes de tes oasis ? (1968), Virgule (1974), il publie trois livres : L'ours en lambeaux (1981), Le voyage d'Arsène (1985) et Les gants blancs d'Alexandre (1994). Il joue dans de nombreux téléfilms (Au bon beurre , 1980, d'Edouard Molinaro ; Palace , 1988, de Jean-Michel Ribes) avant d'incarner le commissaire Navarro pour lequel il obtient un 7 d'Or en 1991, personnage qu'il endosse par la suite tres régulièrement.

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Réalisation

Intervenant

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Cinémaction, n° 37, février 1987
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 27, 2 juillet 1987

Liens familiaux

Marié(e) à :