Alain Chabat

Personnalité

Interprète, réalisateur, scénariste... : années 1980-2020

Nationalité :  France

Naissance :  24/11/1958 - France - Oran, Oran, Algérie

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Alain Yves Stéphane Chabat

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Voix (doublage), Scénariste, Auteur de l'œuvre originale, Dialoguiste, Collaborateur au scénario, Producteur délégué, Producteur, Producteur exécutif, Auteur

Biographie

Formation :

C'est comme pigiste à la radio puis comme présentateur de la météo de Canal Plus qu'Alain Chabat fait ses premières armes au début des années quatre-vingt. Mais c'est avec les Nuls (Chantal Lauby, Dominique Farrugia et Bruno Carette) qu'il va connaître ses premiers succès.

Carrière :

Alain Chabat, figure incontournable du cinéma français, est connu pour son humour décalé, son talent d'acteur et ses succès en tant que réalisateur, notamment avec des films cultes comme Didier et Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre. Son parcours, marqué par des rôles variés et des collaborations prestigieuses, lui a valu plusieurs récompenses, dont le César de la meilleure première œuvre et celui du meilleur acteur dans un second rôle.
Alain Chabat joue pour la première fois au cinéma en 1989 Baby blood de Alain Robak, film d'horreur dans lequel il interprète le rôle d'un passant égorgé. On le retrouve ensuite en 1990 dans Les secrets professionnels du docteur Apfelglück de Thierry Lhermitte puis trois ans plus tard dans A la folie de Diane Kurys. En 1994, c'est le grand succès de La cité de la peur, film culte réalisé par Alain Berberia, dont Chabat est co-scénariste et dans lequel il joue en compagnie de ses deux acolytes des Nuls, Chantal Lauby et Dominique Farrugia. La même année, autre grand succès pour Alain Chabat, avec son interprétation d'un mari cocufié dans Gazon maudit (Josiane Balasko). En 1995 il joue dans le film de Dominique Farrugia Delphine : 1, Yvan : 0 puis en 1995 dans Beaumarchais l'insolent d'Edouard Molinaro. Très attendu, son premier film en tant que réalisateur Didier sort sur les écrans en 1997. Énorme succès, qui lui vaut le César de la meilleure première oeuvre. La même année, il joue dans Le cousin d'Alain Corneau, dans un rôle dramatique à l'opposé de ses précédentes prestations, et en 1999, Claude Berri le dirige dans La débandade. Tour à tour chauffeur attachant dans Le goût des autres (Agnès Jaoui, 1999), dandy homosexuel fiancé à Gad Elmaleh dans Chouchou (Merzak Allouache, 2002), père attendrissant et touchant dans Papa (Maurice Barthélémy, 2004), Alain Chabat dévoile, au fil de ses apparitions à l'écran, ses talents d'acteur aux multiples facettes. En 2001, il réalise l'un des plus gros succès du box-office français avec Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (dans lequel il campe le rôle de César Jules, avant de produire et réaliser la comédie préhistorique des Robins des Bois RRRrrrr !!! (2003) qui ne rencontrera pas le même succès. Il fait une apparition remarquée en 2005 dans La Science des rêves de Michel Gondry aux côtés de Gael Garcia Bernal et de Charlotte Gainsbourg, avec qui il formera, la même année, un faux-couple dans Prête-moi ta main d'Eric Lartigau, un film dont il est aussi le scénariste et le producteur. Entre temps Chabat prête aussi sa voix pour doubler Shrek dans les quatre opus de la saga. Dans La personne aux deux personnes (Nicolas & Bruno, 2007) l'acteur incarne Gilles Gabriel, un chanteur des années 80 qui va coacher Daniel Auteuil, un austère comptable, en lui apportant la fantaisie et l'assurance qui manque à sa vie. Outre-Atlantique il est le Napoléon de La nuit au musée (Shawn Levy, 2008). La parodie de comédie romantique Trésor (Claude Berri, François Dupeyron, 2009) exploite encore la veine comique d'Alain Chabat dont le tandem avec Mathilde Seigner sauve un film plutôt moyen. Meilleur succès en revanche pour La Guerre des Boutons (Yann Samuell, 2011) où Chabat interprète l'inénarrable Monsieur Labru. L'année précédente il avait réalisé Sur la piste du Marsupilami, sorti en salles en 2012, où l'exotisme de Franquin se mêle joyeusement au "style Chabat", décalé et absurde ! En 2012, il revient en force avec Sur la piste du Marsupilami (2010), une adaptation décalée et humoristique de l'univers de Franquin, où il interprète le journaliste Dan Geraldo. Ce film, qu'il réalise également, rencontre un grand succès auprès du public. La même année, il joue dans Turf de Fabien Oteniente et prête sa voix à Silas dans L'Âge de glace : La dérive des continents. Chabat s'illustre l’année suivante dans Les Gamins d'Anthony Marciano, où il incarne Gilbert, un beau-père désabusé qui retrouve goût à la vie grâce à son futur gendre. Il participe également au film poétique et surréaliste L'Écume des jours de Michel Gondry, où il interprète Jules Gouffé. En 2015, il est à l'affiche de Réalité (2012), une comédie absurde signée Quentin Dupieux, où il joue Jason Tantra, un réalisateur en quête du cri parfait pour son film d'horreur. Chabat prête aussi sa voix au sénateur Prospectus dans Astérix : Le Domaine des Dieux (Louis Clichy et Alexandre Astier (2013). En 2017, Alain Chabat revient derrière la caméra avec Santa & Cie, une comédie familiale où il incarne le Père Noël confronté à une crise sans précédent : une maladie qui touche l’ensemble de ses lutins menace l’existence même de Noël. Ce film chaleureux et plein d'humour est salué par la critique et le public. Il participe également à Valérian et la Cité des mille planètes (2016) de Luc Besson, dans le rôle de Bob le pirate. En 2018, il fait une apparition anecdotique dans l'univers absurde de Quentin Dupieux avec Au Poste ! (2,017) où il prête sa voix pour des cris de douleur. En 2020, Chabat est à l’affiche de : Play (2018) d'Anthony Marciano , où il incarne le père de Max dans cette chronique nostalgique sur l'amitié et l'amour, et #Jesuislà (id.) d'Éric Lartigau, où il interprète Stéphane, un chef cuisinier qui traverse les frontières pour rencontrer une femme qu'il a connue sur les réseaux sociaux. En 2019, il rejoint l'univers médiéval de Kaamelott : Premier volet d'Alexandre Astier dans le rôle du Duc d'Aquitaine. En 2022, Alain Chabat retrouve Quentin Dupieux pour deux collaborations : Incroyable mais vrai (2020), où il joue Alain, un homme dont la vie bascule après une découverte étrange dans son sous-sol ; et Fumer fait tousser (2021), où il prête sa voix au chef Didier dans cette satire décalée sur les super-héros. La même année, il incarne René Goscinny dans le film d'animation Le Petit Nicolas - Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?, rendant hommage au célèbre écrivain. En 2024, Chabat brille dans L'Amour ouf d'Éric Judor en tant que Papa Jackie et décroche le César du meilleur acteur dans un second rôle pour cette performance touchante. En 2025, il revient à l'univers d'Astérix en incarnant Astérix lui-même dans Astérix & Obélix : Le Combat des Chefs.

 

 

Autres activités :

Entre 1986 et 1992, il est comédien pour la télévision. En compagnie de Chantal Lauby, de Bruno Carette puis de Dominique Farrugia, il crée les Nuls. Installé sur Canal Plus, il joue dans la série Objectif Nuls en 1986. Il anime le JTN de Nulle Part Ailleurs en 1987 et Les Nuls, l'émission de 1990 à 1992. Il réalise également des films publicitaires (Orangina, Citroën, la Maaf). Il crée sa maison de production en 1998, Chez Wam. Il prête sa voix au doublage de films d'animation tels que Excalibur, l'épée magique (1998), Shrek (2000) et Shrek 2 (2003).

Filmographie

Courts métrages

Réalisation

Longs métrages

Collaborateur au scénario

Producteur délégué

Auteur de l'œuvre originale

Producteur exécutif

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Première, n° 204, mars 1994
  • Périodique : Première, n° 216, mars 1995
  • Périodique : Première, n° 239, fevrier 1997
  • Périodique : Première, n° 250, janvier 1998
  • Périodique : Studio Magazine, n° 84, mars 1994
  • Périodique : Studio Magazine, n° 92, novembre 1994
  • Site Internet : Alain Chabat on the web !

Récompenses et nominations

  • 2025 - Meilleur acteur dans second rôle - César du Cinéma Français - L'Amour ouf - Obtenu
  • 1998 - Meilleur réalisateur pour une première oeuvre - César du Cinéma Français - Didier - Obtenu