Jean-Marc Barr

Personnalité

Interprète, réalisateur, producteur... : années 1980-2020

Nationalité :  France

Naissance :  27/09/1960 - République Fédérale d'Allemagne - Mötsch, Rhénanie-Palatinat

Identité

Genre : homme

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Producteur, Coproducteur, Producteur délégué, Directeur de la photographie/Chef opérateur, Monteur, Coordinateur des effets sonores, Directeur artistique

Biographie

Formation :

De père Américain, Jean-Marc Barr grandit aux États-Unis. À 20 ans il part pour l'Europe, étudie un temps la philosophie à Paris, puis se rend à Londres où il étudie le théâtre classique à la Guildhall School of Music and Drama.

Carrière :

Acteur attaché au cinéma indépendant, Jean-Marc Barr est révélé en 1987 grâce à son rôle dans Le Grand Bleu de Luc Besson. Il s'illustre aussi par sa collaboration fructueuse avec Lars von Trier et en tant que réalisateur, producteur et scénariste.
La carrière cinématographique de Jean-Marc Barr débute timidement. Il apparaît au générique de The Frog prince (Brian Gilbert, 1984). Il obtient un rôle l'année suivante dans King David (Bruce Beresford) et John Boorman lui offre son premier véritable rôle dans Hope and Glory en 1987. Mais c'est Luc Besson qui va consacrer Jean-Marc Barr en lui confiant le rôle désormais culte de Jacques Mayol dans Le Grand bleu (1987). Le film propulse le jeune acteur et il devient l'idole de toute une génération. Afin de gérer ce succès, il se retire à Londres où il monte sur les planches de théâtre. On le revoir sur les écrans dans Le Brasier (Eric Barbier, 1989) dans lequel il incarne un jeune mineur de fond. Puis il rencontre Lars Von Trier qui lui offre le rôle principal de Europa (1991). Leur collaboration se poursuit en 1995 : Jean-Marc Barr tient un rôle secondaire dans Breaking the waves. Entre temps, l'acteur cherche à se défaire de son image de jeune héros gentillet. Il s'oriente vers des personnages mûrs et évite les productions commerciales. Il choisit de jeunes et nouveaux réalisateurs. Dans Le Fils préféré, premier film de Nicole Garcia (1993), Jean-Marc Barr donne la réplique à Gérard Lanvin et Bernard Giraudeau, trois frères confrontés au passé familial, aux secrets et aux rancoeurs. Volontiers provocant, l'acteur s'affiche dans J'aimerais pas crever un dimanche (Didier Le Pêcheur, 1998), un film sulfureux et très controversé, où un employé à la morgue, écorché par la vie, ressuscite une jeune toxicomane en la violant puis en instaurant une relation plus que malsaine entre eux. La même année Jean-Marc Barr s'essaye à la réalisation, il signe The Lovers, selon les règles esthétiques du Dogme 95 initié par Lars Von Trier : caméra à l'épaule, lumière naturelle utilisée, pas de maquillage, etc. En 1999, il joue à nouveau pour Lars Von Trier dans la très "dogma" comédie musicale Dancer in the dark. Puis il reprend sa casquette de nouveau réalisateur pour tourner Two much flesh (1999) où il partage l'affiche avec Rosanna Arquette ; il y dresse le portrait d'une communauté puritaine du Middle West, en zoomant sur l'histoire d'un couple et leur absence de vie sexuelle. Jean-Marc Barr est ensuite tête d'affiche du polar très rock La Sirène rouge (Olivier Mégaton, 2001), adapté du roman de Maurice G. Dantec. Puis l'acteur apparaît dans tous les films de Lars Von Trier, pour de tous petits rôles. En 2005, il tourne avec Pascal Arnold Chacun sa nuit, un étrange drame qui mêle enquête policière autour du meurtre d'un jeune homme de 20 ans, et fresque d'une jeunesse sans repères, prête à toutes les expériences. Nouveau tandem avec Pascal Arnold en 2009 : American translation qui se veut une réflexion autour "d'Eros et Thanatos" ; le film se penche sur un jeune couple amoureux fous, où l'homme est un tueur, et la femme sa complice silencieuse. Entre temps Jean-Marc Barr était entre autres à l'affiche de Non ma fille tu n'iras pas danser (Christophe Honoré, 2008). En 2011, il apparaît dans Les Yeux de sa mère (2010) de Thierry Klifa, dans lequel il partage l’affiche avec Catherine Deneuve et Marina Foïs. La même année, il coréalise avec Pascal Arnold Chroniques sexuelles d'une famille d'aujourd'hui, un film explorant sans tabou les dynamiques sexuelles au sein d'une famille contemporaine. Depuis 2012, Jean-Marc Barr poursuit un itinéraire tourné vers un cinéma indépendant et audacieux. Il retrouve Lars von Trier pour un rôle secondaire dans Nymphomaniac, fresque controversée sur la sexualité et les traumatismes. En 2013, il incarne Jack Kerouac dans Big Sur (inédit au cinéma) de Michael Polish, une adaptation poétique et introspective du roman éponyme. En 2017, il est à l'affiche de La Particule humaine (2015) de Semih Kaplanoglu, un drame d'anticipation où il interprète un scientifique confronté aux limites de la science face à l'effondrement écologique. Il joue également dans Après la guerre (2016) d'Annarita Zambrano, un film politique qui explore les répercussions des "années de plomb" en Italie. En 2021, il apparaît dans Garçon chiffon (2019) de Nicolas Maury, dans lequel il incarne un réalisateur dans cette comédie dramatique sur les affres de la création et de l'amour. En 2023, il joue dans The Pod Generation (2022) de Sophie Barthes, une satire futuriste sur la parentalité technologique, et coréalise avec Pascal Arnold Les Indociles (exclusivement en VOD, id.), dans lequel il interprète Monsieur Verger dans une réflexion sur la marginalité et la liberté individuelle en plein confinement (2020).

Autres activités :

Jean-Marc Barr pratique la photographie, et a exposé en 2010.

Filmographie

Courts métrages

Coordinateur des effets sonores

Producteur

Coproducteur

Directeur artistique

Longs métrages

Coproducteur

Dialoguiste

Scénariste

Directeur de la photographie/Chef opérateur

Producteur délégué

Monteur

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Empire, n° 81, mars 1996. Christine Haas, "Where are they now ? Jean-Marc Barr aquatic gallic thespian"
  • Périodique : Film Français (Le), n° 2726, 26 juin 1998.Sylvie Dufaur, "Ils se mettent à table : Jean-Marc Barr"
  • Périodique : Film International, vol. 5, n° 29, 2007. Gary M. Kramer, "Jean-Marc Barr and impossible love : Love, sex and spirituality in the Free Trilogy"
  • Périodique : Film Ireland, n° 79, février-mars 2001. Ruth Barton, "The existential optimist"
  • Périodique : Film West, n° 29, juillet 1997. Derek O'Connor, "Jean Marc Barr : From Von Trier... to here"
  • Périodique : Iskusstvo Kino, n° 5, mai 2002. K. Razlogov, "Novaja tehnika - eto svoboda"
  • Périodique : O'CONNOR, Derek: Jean Marc Barr: From Von Trier...to Here Film West, n° 29, 2 juillet 1997. Derek O'Connor, "Jean Marc Bar r: From Von Trier... to here"
  • Périodique : Première, n° 213, décembre 1994. Christine Haas, "Le héros du mois : Jean-Marc Barr (Entretien)"
  • Périodique : Première, n° 256, juillet 1998. Jean-Jacques Bernard, "10 ans après"
  • Périodique : Revue du Cinéma (La) / Image et Son, n° 476, novembre 1991. Jeanne Hoffstetter, "Contre vents et marées : Entretien avec Jean-Marc Barr"
  • Périodique : Séquences, n° 222, novembre-décembre 2002. Pierre Ranger, "Liberté à travers le doute : Entrevue avec Jean-Marc Barr"