Léo Mirkine

Personnalité

Photographe de plateau : années 1930-1970

Nationalité :  Ukraine

Naissance :  09/07/1910 - Ukraine - Kiev

Décès :  07/11/1982 - France - Saint-Paul-de-Vence, Alpes-Maritimes

Identité

Genre : homme

Naturalisation : France

Pseudonyme(s) :

  • Mirkine

Métier : Photographe

Fonctions : Photographe de plateau, Photographe, Auteur, Auteur secondaire

Biographie

Formation :

Chassée par la révolution d'Octobre, la famille de Léo Mirkine quitte la Russie pour s'installer à Nice en 1919. Après une préparation aux Beaux-Arts, il suit des études d'architecture à Paris. Il fait ses débuts professionnels comme figurant tout en s'adonnant à sa passion : la photographie. Il devient ensuite assistant-décorateur avant d'adopter la profession de photographe de plateau.

Carrière :

L'oeuvre de Léo Mirkine couvre deux domaines : la photographie de cinéma dont il est l'un des représentants français du début des années 1930 à la fin des années 1960, et la photographie de reportage au festival de Cannes. Il débute en 1933 sur Un boeuf sur la langue de Christian-Jaque, dont il immortalise ensuite tous les tournages jusqu'au célèbre Fanfan la tulipe en 1951. Sympathisant communiste, il soutient la création de la première maison de la culture en 1935 et photographie l'année suivante le tournage de La vie est à nous de Jean Renoir, film de propagande commandé par le Parti à l'heure du Front populaire. Un carnet de bal de Julien Duvivier ou encore J'accuse d'Abel Gance, tournés en 1937, restent parmi les films les plus célèbres auxquels il participe avant guerre. Démobilisé en 1940, il revient à Nice où il ouvre le "Studio Mirkine - tout pour le cinéma et la photo" et suit notamment le tournage des Visiteurs du soir de Marcel Carné (1942) aux studios de la Victorine. Durant la guerre, sa boutique sert de boîte aux lettres à des réseaux de résistance et le photographe contribue à la fabrication de faux papiers. Mais il est arrêté en avril 1944 et transféré à Drancy où il retrouve son fils, âgé de 10 ans arrêté lors d'une rafle. A la libération, il intègre le Comité de Libération du cinéma. Sur les près de soixante-dix films qu'il photographie après-guerre, on peut citer La Belle Meunière de Marcel Pagnol (1948), Les Diaboliques Et Dieu créa la femme de Roger Vadim (1956).

Autres activités :

A partir de 1946, Léo Mirkine est également le témoin privilégié du Festival de Cannes, qu'il couvre jusqu'en 1982. Des projections au Palais, aux réceptions les plus grandioses, aux séances de poses sur la plage, tous passent devant son objectif : hommes politiques, vedettes confirmées ou en devenir, producteurs ou éphémères starlettes. Sophia Loren, Alain Delon, Cary Grant, Henri Fonda, Alfred Hitchcock sont quelques exemples des personnalités qui se soumettent avec confiance à son regard tendre et parfois malicieux. Les clichés au Rollei, d'un noir et blanc léché, sont développés dans son laboratoire et vendus aux plus célèbres magazines (Paris-Match, Jours de France, Cinémonde) ainsi qu'aux grandes compagnies américaines toujours friandes de publicité. De sa devise "Se trouver avant les autres au bon endroit, et deviner que ce qui semble aujourd'hui sans importance sera demain l'histoire", il aura fait un exemple en devenant un des artisans ayant forgé le mythe de Cannes. A sa mort, le studio Mirkine ferme mais le flambeau du métier de photographe de plateau a déjà été transmis à son fils depuis de nombreuses années. Par ailleurs, lors du tournage de La Belle Meunière de Pagnol en 1948, Léo Mirkine double certaines scènes du film sur une émulsion couleur test qui constitue l'une des premières tentatives de gonflage en 35 millimètres. Dans les années 1960, Léo Mirkine a fait des recherches esthétiques sur le motif du nu, travaillant la mise en scène et les jeux de lumière.

Filmographie

Courts métrages

Photographe de plateau

Longs métrages

Photographe de plateau

Liens familiaux

Parent de :

Collections liées