Carrière :
Star internationale dans les années 1950, Maria Schell joue sur la corde sensible. Dans une posture de blonde fragile, elle tourne à Berlin et à Londres (Après l'orage
, Gustave Ucicky, 1948 ; Un jour viendra
, Rudolf Jugert, 1950 ; The wagic box
, John Boulting, 1951). Elle s'impose trois ans plus tard dans la production germano-yougoslave Le Dernier Pont
(Helmut Käutner, 1954) où elle interprète un médecin prisonnier de guerre, partagé entre les souffrances des malades et le devoir patriotique. Le succès du film lui ouvre les portes d'une carrière internationale. En 1956, elle endosse le rôle de Gervaise
, l'héroïne du roman d'Emile Zola, L'assommoir
, porté à l'écran par René Clément.
Réclamée à Hollywood, Maria Schell suscite l'émotion des spectateurs dans Les frères Karamazov
(1958) de Richard Brooks, Une vie
(Alexandre Astruc, 1958.) et La colline des potences
(Delmer Daves, 1958). Passée de mode à partir des années 1960, l'actrice tente de se reconvertir dans la comédie avec Le brigand au grand coeur
(Helmut Käutner, 1959), La ruée vers l'Ouest
(Anthony Mann, 1963) ou encore Le diable par la queue
(1968), de Philippe de Broca. Très effacée dans les années 1970, elle apparaît toutefois dans Folies bourgeoises
(1975), de Claude Chabrol, et La passante du sans-souci
(1982), de Jacques Rouffio.