Daniel Emilfork
Personnalité
Interprète : années 1950-2000
Naissance : 07/04/1924 - Providencia, Santiago du Chili
Décès : 17/10/2006 - France - Paris, Paris, Ile-de-France
Identité
Genre : homme
Naturalisation : France
Pseudonyme(s) :
- Daniel Emilfork-Berenstein
Fonctions : Acteur, Auteur
Biographie
Formation :
Issu d'une famille de juifs russes fuyant les pogroms, Daniel Emilfork arrive à Paris dans les années 1950 avec quelques dollars en poche. Il suit les cours d'art dramatique de Roger Blin et de Tania Balachova. En 1952, il débute au théâtre en jouant le traître Orsini de La tour de Nesle d'Alexandre Dumas fils. En 1954, Marc Allégret lui propose un rôle de professeur de violon hystérique dans son film Futures vedettes auprès de Jean Marais et de Brigitte Bardot.Carrière :
Son physique étrange et sa voix inquiétante ne sont pas les seuls atouts de Daniel Emilfork. Mais la plupart du temps, il accumule les rôles de gangster, d'espion, ou de vampire (Les tripes au soleil , 1958, de Claude Bernard-Aubert ; Du rififi chez les femmes , 1959, d'Alex Joffé ; Le triomphe de Michel Strogoff de Victor Tourjansky). Autant soigner alors ces rôles. Ses interprétations des Espions (1957) d'Henri-Georges Clouzot et de Midi-minuit (1969) de Pierre Philippe (où il chuchote à l'oreille d'une jeune femme : "Je suis sûr que vous adorez qu'on vous suce le sang") sont inimitables. Il personnifie la mort avec talent dans La belle captive (1982) d'Alain Robbe-Grillet et se transforme en libellule pour Fellini (Casanova , 1975). Acteur de Clive Donner (Quoi de neuf, Pussycat ? , 1964), de George Cukor (Voyage avec ma tante , 1972) ou de Roman Polanski (Pirates , 1982), Emilfork se soucie plus de peaufiner ses prestations que de l'importance du rôle. Il signe ainsi un savant atomiste schizophrène particulièrement inspiré dans L'inconnu de Shandigor (1967) de Jean-Louis Roy, et un vieux fou captif de sa création dans La cité des enfants perdus (1994) de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro.Autres activités :
Au théâtre, Daniel Emilfork interprète Dona Rosita , Hélas, pauvre Fred ! , Richard III , Archéologie , La journée des chaussures . A la télévision, il tourne Le fils du cirque (1959) de Bernard Hecht, Candide (1962) de Pierre Cardinal, Les bas-fonds (1968) de Jean-Paul Carrère et Chéri-Bibi (1973) de Jean Pignol.Filmographie
Courts métrages
Longs métrages
Bibliographie éditoriale
Liens familiaux
Parent de :
Marié(e) à :
- Denise Péron - de mars 1951 à juillet 1996 (son décès, 1 enfant)