Andy Garcia
Personnalité
Interprète, producteur, réalisateur... : années 1970-2020
Nationalité : Cuba
Naissance : 12/04/1956 - Cuba - La Havane
Identité
Genre : homme
Naturalisation : Etats-Unis
État civil :
- Andrés Arturo García Menéndez
- Andrés Arturo García Menéndez
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Producteur, Producteur exécutif
Biographie
Formation :
Emigré avec sa famille aux Etats-Unis à l'âge de cinq ans, Andy Garcia passe son enfance en Floride. Durant ses études universitaires, il s'illustre au basket mais une mononucléose annihile ses espoirs sportifs. Il s'essaie donc à la comédie, et part pour Los Angeles où il débute dans plusieurs séries télévisées, en particulier, en 1981, le tout premier épisode de Hill Street blues . En parallèle, il fait ses premier pas sur les planches.Carrière :
Andy Garcia s'impose comme une figure emblématique du cinéma américain, reconnu pour ses interprétations nuancées dans les films noirs, les thrillers et les drames familiaux, ainsi que pour sa capacité à incarner des personnages complexes avec une présence à la fois charismatique et sobre.
Cantonné à ses débuts dans de petits rôles secondaires (The lonely guy, Arthur Hiller, 1984 ; Un été pourri, Philip Borsos, 1985), Andy Garcia se révèle en fidèle d'Eliot Ness dans Les incorruptibles (1987), de Brian De Palma. Ridley Scott lui donne une nouvelle occasion de briller dans Black Rain (1989). A son aise dans les films noirs (Affaires privées, Mike Figgis, 1990 ; Jennifer 8, Bruce Robinson, 1992), il incarne Vincente Mancini, le neveu de Michael Corleone, dans Le Parrain, troisième partie (Francis Ford Coppola, 1990). Son interprétation lui vaut une nomination aux Oscars dans la catégorie Meilleur second rôle. Andy Garcia étoffe encore son jeu en SDF usurpant l'identité du sauveteur d'une catastrophe aérienne dans Héros malgré lui (1992) de Stephen Frears, où il a pour partenaire Dustin Hoffman, puis en bon père de famille volant au secours de son épouse alcoolique (Pour l'amour d'une femme, Luis Mandoki, 1994, avec Meg Ryan). Sans délaisser les films policiers (L'ombre de Manhattan, Sidney Lumet, 1997 ; L'enjeu, Barbet Schroeder, 1997 ; Hoodlum, Bill Duke, 1997, où il incarne Lucky Luciano), il est à l'affiche du psychodrame Sous le silence (Tom McLoughlin, 2000), où il interprète un psychologue. En dépit de sa prestation en directeur de casino confronté à un gang de voleurs très habiles menés par George Clooney dans Ocean's eleven (Steven Soderbergh, 2001) et ses suites à succès (Ocean's twelve, 2004 ; Ocean's 13, 2007), la carrière d'acteur de Andy Garcia semble marquer le pas dans les années 2000, ses rôles se renouvelant peu. Ce qui ne l'empêche pas de tourner beaucoup, essentiellement des films policiers et des thrillers relativement mineurs : Confidence (James Foley, 2003), Instincts meurtriers (Philip Kaufman, 2004), Mise à prix (Joe Carnahan, 2006), The Truth (Renny Harlin, 2012), etc. Parmi les exceptions à cette série de rôles assez répétitifs, on trouve son interprétation d'Amedeo Modigliani dans le médiocre Modigliani de Mick Davis (2004), et le père de famille se découvrant un fils en la personne d'un ex-taulard dans la comédie dramatique City Island (Raymond De Felitta, 2009). Peut-être est-ce en raison de cette difficulté à trouver des rôles à sa hauteur qu'Andy Garcia s'est décidé à passer derrière la caméra : après un documentaire sur l'artiste cubain Israël Lopez, dit Cachao (Cachao. Como su ritmo hay dos) en 1993, il a signé en 2005 sa première fiction, Adieu Cuba, dont il partage l'affiche avec Dustin Hoffman, Bill Murray et Ines Sastre. Dans les deux cas, Andy Garcia renoue avec ses racines familiales cubaines, Adieu Cuba ayant pour héros un propriétaire de night-club de La Havane traversant les troubles de la période précédant de l'arrivée au pouvoir de Fidel Castro en 1958-1959. Dans les années suivantes, il continue à alterner les productions indépendantes et les grands studios : il interprète un président dans le spectaculaire Geostorm (Dean Delvin, 2014) et apparait dans des rôles secondaires mais marquants dans Mamma Mia ! Here We Go Again (Ol Parker, 2017) et La Mule (Clint Eastwood, 2018). Parallèlement, Garcia s’engage dans des projets plus personnels ou historiques, incarnant le général mexicain Enrique Gorostieta dans Cristeros (Dean Wright, 2012). Ces derniers temps, il poursuit sa carrière avec des personnages souvent pivotaux dans divers genres, de l’action à la comédie, comme on le voit dans Book Club (Bill Holderman, 2017) et sa suite Book Club : The Next Chapter (id., 2023), ou dans le thriller Un homme en colère (2021) de Guy Ritchie, où il tient un rôle d’agent du FBI. Plus récemment, Andy Garcia a également investi les projets en tant que producteur et parfois réalisateur. Il reste une figure solide du cinéma américain avec une filmographie dense, affichant une fidélité aux rôles complexes dans des histoires souvent chargées de tension psychologique, tout en ne rechignant pas à des incursions dans des films plus légers. Cette diversité illustre son adaptation aux évolutions du cinéma tout en demeurant fidèle à une certaine gravité qui a constitué sa marque de fabrique.