Miou-Miou

Personnalité

Interprète : années 1970-2020

Nationalité :  France

Naissance :  22/02/1950 - France - Paris, Seine

Identité

Genre : femme

État civil :

  • Sylvette Marie Jeanne Herry
  • Sylvette Héry

Fonctions : Acteur, Voix (doublage), Auteur, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Miou-Miou fait ses classes au café-théâtre. En 1969, elle fonde le Café de la Gare avec Coluche, Patrick Dewaere et Romain Bouteille. Coluche la surnomme Miou-Miou pour sa nonchalance et son petit visage de femme enfant. De son apprentissage au café-théâtre, elle garde la spontanéité ainsi qu'une dose de désinvolture.

Carrière :

Miou-Miou, icône intemporelle du cinéma français, incarne depuis plus de cinquante ans la liberté, l’audace et la métamorphose à l’écran. Son parcours, jalonné de rôles cultes et de collaborations avec les plus grands réalisateurs, en fait une actrice aussi populaire qu’inclassable, capable de passer de la comédie la plus débridée au drame le plus poignant avec une même justesse.
Miou-Miou fait ses premiers pas en délinquante dans La Cavale (1971) de Michel Mitrani. En 1973, Les Valseuses de Bertrand Blier la dévoilent au grand public. Le rôle de jeune insolente qu'elle y interprète lui reste attaché pendant plusieurs années. Elle décide de ne pas s'enfermer dans des rôles de femme enfant et prouve dans La Marche triomphale (1975) de Marco Bellochio qu'elle peut aussi jouer les femmes mûres, conscientes de leur pouvoir de séduction. Elle incarne mieux que quiconque une certaine désinvolture et une liberté propres aux années 70 comme dans Lily aime-moi (Maurice Dugowson, 1974) avec des incursions réussies dans un registre plus grave : Dites-lui que je l'aime (Claude Miller, 1977), La dérobade (Daniel Duval, 1979) ou encore Josépha (Christopher Frank, 1981). Elle est la Femme Flic d'Yves Boisset (1979), puis une artiste libérée dans Coup de foudre de Diane Kurys (1982). Pour le rôle de Blanche dans Blanche et Marie (1984) de Jacques Renard, elle avoue s'être "complètement fondue avec elle". Durant les années 80, elle retrouve le registre de la pure comédie avec notamment Est-ce bien raisonnable ? (1980) de Georges Lautner, où elle laisse éclater sa bonne humeur et ses fous rires communicatifs. Elle le retrouve dans Attention, une femme peut en cacher une autre (1983) et joue dans Le Vol du Sphinx (Laurent Ferrier, 1984) aux côtés d'Alain Souchon. Elle réaffirme son franc-parler dans Tenue de soirée (1986) de Blier. Elle y trouve sa place au côté de Depardieu et de Michel Blanc en osant des dialogues inouïs, dans des situations cocasses. En 1988, Deville réalise La Lectrice, écrit spécialement pour elle : elle y joue une insouciante sensuelle et libre, dont la voix distille les phrases avec délicatesse. Elle se transforme en bourgeoise de province en plein Mai 68 dans Milou en mai (1989) de Louis Malle. Sa composition est jubilatoire, et elle enchaîne avec deux autres comédies, La Totale ! (C. Zidi, 1991) et Le Bal des casse-pieds (Yves Robert, id.). Son répertoire s'étend encore avec son interprétation d'une ouvrière dans le Germinal de Claude Berri (1992), et elle donne la réplique à Daniel Auteuil dans Le Huitième Jour de Jaco Van Dormael (1995) puis à Charles Berling et Stanislas Merhar dans le corrosif Nettoyage à sec (1997) d'Anne Fontaine. Actrice nature, sans aucune sophistication et populaire par excellence, elle poursuit une carrière variée et prolifique avec notamment Mariages ! (V. Guignabodet, 2003). En 2008, elle est à l'affiche du Grand alibi de Pascal Bonitzer, dans lequel elle retrouve avec bonheur un rôle de bourgeoise savoureux. La jeune fille délurée s'est métamorphosée en femme discrète et attentionnée, à l'image de son personnage des Murs porteurs de Cyril Gelbat, sur les écrans en 2008. En 2011, elle incarne une mère de famille dans Quand je serai petit de Jean-Paul Rouve, confirmant son aisance à jouer des personnages ancrés dans le quotidien. L’année suivante, elle surprend dans Arrêtez-moi (2012) de Jean-Paul Lilienfeld, où elle campe une femme accusée d’un crime passionnel, rôle qui lui vaut une nomination aux César. En 2018, elle brille dans La Monnaie de leur pièce (2016) d’Anne Le Ny, comédie sociale où elle donne la réplique à une famille dysfonctionnelle, prouvant une fois de plus son talent pour mêler humour et gravité. En 2021, elle apparaît dans Le Dernier Mercenaire (Netflix) de David Charhon, aux côtés de Jean-Claude Van Damme, où elle incarne une mère de famille confrontée à un fils en quête de rédemption. Enfin, en 2025, elle est à l’affiche de Belladone d’Alanté Kavaïté, drame futuriste où elle joue une femme isolée sur une île coupée du monde, confirmant sa capacité à se réinventer sans cesse.

Autres activités :

Miou-Miou n'abandonne pas le théâtre. Elle monte sur scène avec Samy Frey pour quarante représentations triomphales de La Musica , écrite et mise en scène par Marguerite Duras. Au Théâtre National Populaire de Villeurbanne, elle s'illustre en Hermione dans Andromaque . A la télévision, elle apparaît notamment dans L'Argent (1987) de Jacques Rouffio et dans Une page d'amour (1994) de Serge Moati. Miou-Miou est nommée dix fois aux Césars, et obtient en 1980 celui de la meilleur actrice ; elle se distingue en refusant de prendre sa récompense.

Filmographie

Courts métrages

Longs métrages

Acteur

Voix (doublage)

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Comédiennes aujourd'hui : Isabelle Adjani, Isabelle Huppert, Dominique Laffin, Miou-Miou, Christine Pascal, Maria Schneider : au micro et sous le regard / Jean-Luc Douin.- Paris : P. Lherminier, 1980
  • Ouvrage : Miou-Miou.- [Paris] : Anagramme, 1985
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 517, octobre 1997
  • Périodique : Cinéma Français, n° 29, juillet 1979
  • Périodique : Cinéma, n° 279, mars 1982
  • Périodique : Cinématographe, n° 24, février 1977
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 23, juin 1983
  • Périodique : Ciné-Revue, vol. 55, n° 48, novembre 1975
  • Périodique : Ecran, n° 71, juillet 1978
  • Périodique : Positif, n° 331, septembre 1988
  • Périodique : Première, n° 137, août 1988
  • Périodique : Première, n° 151, octobre 1989
  • Périodique : Première, n° 247, octobre 1997
  • Périodique : Première, n° 35, janvier 1980
  • Périodique : Première, n° 48, mars 1981
  • Périodique : Revue du Cinéma (La), n° 417, juin 1986
  • Périodique : Revue du Cinéma (La), n° 457, février 1990
  • Périodique : Studio Magazine, n° 78/79, octobre 1993
  • Périodique : Télérama, n° 1838, avril 1985

Récompenses et nominations

  • 1979 - Meilleure interprétation féminine - César du Cinéma Français - La Dérobade - Obtenu

Liens familiaux

Parent de :

Collections liées