Hark Tsui

Personnalité

Réalisateur, producteur, scénariste...: années 1970-2020

Nationalité :  Hong-Kong

Naissance :  15/02/1950 - Saïgon, Cochinchine, Vietnam

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Man-kong Tsui

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Auteur de l'œuvre originale, Adaptateur, Producteur, Monteur

Biographie

Formation :

Après l'immigration de sa famille à Hong-Kong, Tsui Hark part en 1969 étudier le cinéma à Austin (Texas). En 1974, il travaille à New York pour des laboratoires de tirage spécialisés dans le documentaire d'actualités. De retour à Hong-Kong en 1977, il est producteur-metteur en scène pour la télévision. Puis il participe à la réalisation d'un soap-opéra en plusieurs épisodes, Gold dagger romance .

Carrière :

Tsui Hark, figure majeure du cinéma hongkongais, est célèbre pour avoir révolutionné le film d’action asiatique en mêlant tradition chinoise, innovation visuelle et modernité narrative, tout en explorant des thèmes universels à travers des récits épiques et des héros légendaires.
Tsui Hark revisite la culture populaire de la Chine pour l'adapter au goût du jour. Légendes, personnages mythiques, bataille dans les airs et autres ingrédients du traditionalisme forment donc la toile de fond de sa filmographie. Mais l'ironie du ton, l'énergie du traitement et le choix des sujets en assurent la modernité. Son long-métrage, Butterfly murders (1979), le désigne comme l'un des représentants de la nouvelle vague chinoise. L'enfer des armes (1980) fait directement allusion à la menace terroriste qui plane sur Hong-Kong. Avec Zu, les guerriers de la montagne magique (1983), Tsui Hark connaît une renommée internationale, notamment grâce à l'emploi systématique des effets spéciaux qui le rapproche des films d'action américains. De même Peking opera blues (1986) et A better tomorrow 3 (1989) qui renouvellent le style opéra et appliquent l'exemple des vieilles guerres asiatiques à la question brûlante de la rétrocession de Hong-Kong. Once upon a time in China (1991) s'inspire de la figure légendaire de Wong Fei Hung, pour désigner la vraie voie de la sagesse : garder son âme face à la pression totalitaire. The lovers (1994), un Roméo et Juliette asiatique, se distingue de ses autres films par une mise en scène épurée, épousant le rythme des émotions qui habitent les personnages. Avec The blade (1995), Tsui Hark signe son film le plus percutant. Pour retracer la vengeance d'un jeune orphelin qui, devenu manchot à la suite d'une mutilation, invente une nouvelle technique de combat au sabre, le réalisateur s'empare du genre très populaire de la chevalerie classique pour en dénoncer la brutalité. Pour obtenir une meilleure intensité dramatique, Tsui Hark rompt avec la tradition hong-kongaise des longs dialogues et filme avec une grande justesse de ton une Chine des temps sombres. Puis il réalise des films d'action et de combat Double team (1997) et Piège à Honk Kong (1998) avec Jean-Claude Van Damme. Le réalisateur revient ensuite à l'univers asiatique avec Zu, la légende du guerrier (2001) et Seven swords (2004). Avec Détective Dee : Le mystère de la flamme fantôme (2010), Tsui Hark plonge dans l’enquête policière mêlée de fantastique, confirmant son talent pour réinventer les genres traditionnels avec une esthétique visuelle audacieuse. Dragon Gate, la légende des sabres volants (2011) et La Bataille de la Montagne du Tigre (2014) prolongent cette veine, alliant épopée historique et effets spéciaux spectaculaires. Détective Dee : La légende des Rois Célestes (2017) et Heroes - La Bataille du lac Changjin (2021-2022) achèvent de consacre son statut de maître du cinéma d’action asiatique, tout en explorant des thèmes chers à l’histoire chinoise. Enfin, Legends of the Condor Heroes - The Gallants (2025) confirme son attachement aux récits épiques et aux héros légendaires, tout en modernisant leur traitement.

Autres activités :

En 1984, Tsui Hark crée Film Workshop, un atelier d'auteurs. Tsui Hark est également producteur, notamment pour Le syndicat du crime (John Woo, 1986) et Histoire de fantômes chinois (Ching Siu Tung, 1987). Il est enfin interprète, notamment pour Mad mission (Eric Tsang, 1982) ou Magic to win (John Woo, 1985).

Filmographie

Courts métrages

Scénariste

Longs métrages

Adaptateur

Auteur de l'œuvre originale

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Cinema of Tsui Hark (The) / Lisa Morton. - Jefferson : Mcfarland, 2001
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 415, janvier 1989
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 512, avril 1997
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 563, décembre 2001
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 578, avril 2003
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les,) n° 362/363, septembre 1984
  • Périodique : Cinéphage, n° 13, juillet-août 1993
  • Périodique : Film Comment, vol 24, n° 3, mai-juin 1988
  • Périodique : Film Comment, vol 33, n° 4, juillet-août 1997
  • Périodique : Film Quaterly, vol. 48, n° 3, printemps 1995
  • Périodique : H.K. Orient Extrême Cinéma, n° 11, juin 1999
  • Périodique : H.K. Orient Extrême Cinéma, n° 2, avril 1997
  • Périodique : Impact, n° 61, février 1996
  • Périodique : Mad Movies, n° 109, septembre 1997
  • Périodique : Mad Movies, n° 55, septembre 1988
  • Périodique : Positif, n° 455, janvier 1999
  • Périodique : Starfix, n° 21, décembre 1984

Collections liées