Marianne Denicourt
Personnalité
Interprète, scénariste, cadreuse : années 1980-2020
Nationalité : France
Naissance : 14/05/1966 - France - Paris, Seine
Identité
Genre : femme
Pseudonyme(s) :
- Marianne Cuau
Fonctions : Acteur, Cadreur/Opérateur, Intervenant, Auteur, Auteur primaire
Biographie
Formation :
Marianne Denicourt suit les cours d'art dramatique de l'Atelier de Chaillot puis intègre l'école du théâtre des Amandiers où elle débute en jouant dans Hamlet .Carrière :
Actrice singulière du cinéma français, Marianne Denicourt s’est imposée par sa discrétion, la justesse de son jeu et la diversité de ses choix, alternant avec élégance entre films d’auteur et cinéma populaire. Révélée par des rôles intenses et nuancés, elle est notamment reconnue pour ses collaborations avec Arnaud Desplechin, Thomas Lilti et Claude Lelouch, ainsi que pour sa nomination au César du meilleur second rôle féminin pour Hippocrate de Thomas Lilti.
Marianne Denicourt débute sa carrière dans la sphère intimiste du cinéma français. En 1987, elle fait ses premiers pas à l'écran dans Hôtel de France sous la direction de Patrice Chéreau. La même année, elle est Marie dans Amoureuse (1987) de Jacques Doillon, film dans lequel une bande de copines tente durant un week-end de la faire aimer d'un bel Américain. Soeur trop aimante de Nicolas, interprété par David Bursztein, dans La belle noiseuse (1990) de Jacques Rivette, elle trouve des rôles à sa mesure avec Arnaud Despléchin (La vie des morts, 1991, et Comment je me suis disputé, 1994). Puis elle aborde la comédie et le drame psychologique : A mort la mort (1998) de Romain Goupil, où elle interprète Hermeline, la femme compréhensive d'un mari infidèle, Sade avec Daniel Auteuil, Une pour toutes, toutes pour une (1999) de Claude Lelouch. En 2000, elle s’illustre dans Sade (1999) de Benoît Jacquot, puis dans Me Without You (2001) de Sandra Goldbacher et Heidi de Markus Imboden (2000). Elle enchaîne avec Monique (2001) de Valérie Guignabodet et à deux reprises pour Patrick Timsit (Quelqu’un de bien et L’Américain). Elle renoue avec le cinéma d’auteur avec Raoul Ruiz et Le Domaine perdu (2004). En 2009, elle apparaît dans La Sainte Victoire (2008) de François Favrat, puis dans la comédie Une folle envie (2010) de Bernard Jeanjean. La décennie 2010 la voit s’imposer dans des seconds rôles marquants : elle est la mère de Louis dans La Crème de la crème (2012) de Kim Chapiron, puis la cheffe de la Crim dans L’Affaire SK1 (2013) de Frédéric Tellier. Elle marque les esprits dans Hippocrate (id.) de Thomas Lilti, rôle qui lui vaut une nomination au César du meilleur second rôle féminin, avant de retrouver le même réalisateur pour Médecin de campagne (2015), où elle partage l’affiche avec François Cluzet. Fidèle à Claude Lelouch, elle joue dans Chacun sa vie (2016), Les Plus Belles Années d’une vie (2018) et La Vertu des impondérables (2019). Plus récemment, elle tient des rôles dans Cléo, Melvil et moi (2023) d’Arnaud Viard, Cocorico : on ne choisit pas ses ancêtres (2023) de Julien Hervé, et Finalement (2024) de Claude Lelouch, poursuivant une carrière où alternent comédies, drames et films d’auteur.