Jeanne Balibar
Personnalité
Interprète, réalisatrice, chanteuse... : années 1990-2020
Nationalité : France
Naissance : 13/04/1968 - France - Paris, Seine
Identité
Genre : femme
État civil :
- Jeanne Suzanne Renée Balibar
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Voix off, Scénariste, Dialoguiste, Adaptateur, Compositeur de la musique originale, Interprète des chansons préexistantes, Auteur, Annotateur, Auteur primaire
Biographie
Formation :
Jeanne Balibar mène des études universitaires avant d'intégrer l'Ecole normale supérieure. Elle est reçue au Conservatoire d'art dramatique de Paris puis est engagée à la Comédie-Française.Carrière :
César de la Meilleure actrice en 2017 pour son interprétation de Barbara, Jeanne Balibar est, à partir de la fin des années 90, une des actrices par excellence du cinéma d'auteur français. Elle est aussi réalisatrice.
Après quelques apparitions dans des films de jeunes auteurs, Jeanne Balibar s'impose dans Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle) (1996) d'Arnaud Desplechin, puis dans J'ai horreur de l'amour (1997) de Laurence Ferreira Barbosa. Sa silhouette élancée, son visage gracieux et le riche phrasé de sa voix font d'elle une actrice singulière et mystérieuse. Son personnage vénéneux dans Dieu seul me voit (1998) de Denis Podalydès témoigne de la fantaisie de cette actrice exigeante. Sa carrière prend un tournant décisif avec Fin août, début septembre (1998) d'Olivier Assayas, qui lui vaut le prix de la meilleure actrice au Festival de San Sebastian. En 2001, Jacques Rivette lui offre son premier grand rôle dans Va savoir. Sa prestation dans Ça ira mieux demain (1999) de Jeanne Labrune lui vaut une nomination au César de la meilleure actrice dans un second rôle. Balibar poursuit sa collaboration avec des réalisateurs de renom, tournant pour Jean-Claude Biette, Raoul Ruiz et Pedro Costa. En 2008, elle brille dans La Fille de Monaco (2007) d'Anne Fontaine et Sagan (id.) de Diane Kurys, ce dernier lui valant une nouvelle nomination aux César. L'année suivante, elle prête sa voix au film d'animation Panique au village (2008) de Stéphane Aubier et Vincent Patar. En 2014, elle apparaît dans Grace de Monaco (2012) d'Olivier Dahan. Trois ans plus tard, son interprétation de Barbara (2016), biopic de Mathieu Amalric lui vaut le César de la Meilleure actrice. Elle enchaîne avec des rôles marquants dans Cold War (2017) de Pawel Pawlikowski et Les Misérables (2018) de Ladj Ly. Réalisatrice audacieuse, Balibar passe derrière la caméra en 2011 avec Par exemple, Électre (avec Pierre Léon), puis en 2018 avec Merveilles à Montfermeil. En 2019, elle brille dans Illusions perdues (2019) de Xavier Giannoli, Memoria (id.) d'Apichatpong Weerasethakul, et Alors on danse (2020) de Michèle Laroque. En 2023, Balibar est présente dans deux productions notables : Laissez-moi (2023) d'Andréa Bescond et Eric Métayer et Le Molière imaginaire (2023) d'Olivier Py. En 2024, elle tient un rôle central dans Boléro (2024) d'Anne Fontaine, biopic musical dans lequel elle incarne une figure artistique de la Belle époque : la danseuse Ida Rubinstein, intime de Maurice Ravel, ainsi que dans Le Système Victoria (2024) de Virginie Sauveur, thriller adapté d'un roman d'Eric Reinhardt.