Christine Boisson

Personnalité

Interprète : années 1970-2010

Nationalité :  France

Naissance :  08/04/1956 - France - Salon-de-Provence, Bouches-du-Rhône

Décès :  21/10/2024 - France - Paris, Paris, Ile-de-France

Identité

Genre : femme

Pseudonyme(s) :

  • Christine Boysson

État civil :

  • Christine Nelly Simone Boisson

Fonctions : Acteur, Voix (commentaire), Auteur

Biographie

Formation :

Christine Boisson passe sa petite enfance au Maroc et rentre en France à neuf ans. Toute jeune, elle veut imiter son père et "faire pilote de chasse". Mais en 1973, elle présente sa candidature dans une agence de mannequin.

Carrière :

Christine Boisson n'a pas le temps de prendre la pose. Elle rencontre le photographe Just Jaeckin qui lui propose d'emblée un rôle au cinéma : elle se dénude dans Emmanuelle (1973), qui lance la mode du film érotique. L'année suivante, elle est Christina dans Le jeu avec le feu d'Alain Robbe-Grillet. Ces rôles de jeune amazone exposant une nudité ravissante ne lui plaisent pas. Elle veut devenir comédienne. Mais l'image d'Emmanuelle lui colle à la peau. "Je m'usais à me cogner contre les étiquettes que je n'arrivais pas à décoller et qu'on n'arrêtait pas de me coller." L'actrice sombre dans la drogue et l'alcool. Elle repart à zéro et est reçue au Conservatoire d'art dramatique de Paris où elle suit les cours de Roger Planchon, lequel lui donne ses premiers rôles importants sur les planches. Ressourcée, elle obtient son premier grand rôle au cinéma grâce à Jacques Bral dans Extérieur nuit (1979), qu'elle interprète avec Gérard Lanvin. Ce film prend la comédienne à son propre piège. Christine Boisson cherche des rôles à l'opposé de ceux de ses débuts, mais son personnage de chauffeur de taxi paumé l'enferme dans une autre image, celle d'une d'actrice marginale. Michelangelo Antonioni lui demande d'être l'héroïne de son film Identification d'une femme . Toujours aux prises avec des difficultés personnelles, elle doit attendre quatre ans avant de retrouver un rôle. Rue Barbare (1984) de Gilles Bréhat, avec Bernard Giraudeau, lui permet d'échapper pour un temps à l'emprise de son image de garçonne androgyne. Même si elle donne l'impression de n'être jamais satisfaite de ses films, de nombreux réalisateurs - entre autres Claude Lelouch, Philippe Garrel, Yves Boisset, Olivier Assayas - continuent de tirer parti de sa fragilité.

Autres activités :

Christine Boisson joue dans une dizaine de pièces de théâtre. Essentiellement mise en scène par Roger Planchon et Claude Régy, elle excelle en interprétant Shakespeare (Antoine et Cléopâtre , 1978 ; Périclès, prince de Tyre , 1978 ; La mégère apprivoisée , 1993), Racine (Andromaque , 1989), Harold Pinter (C'était hier , 1991) et Peter Handke (Par les villages , 1984).

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 364, octobre 1984
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 407/408, mai 1988
  • Périodique : Cinématographe, n° 84, décembre 1982
  • Périodique : Positif, n° 300, février 1986
  • Périodique : Première, n° 123, juin 1987
  • Périodique : Première, n° 42, septembre 1980
  • Périodique : Revue du Cinéma (La), n° 458, mars 1990

Récompenses et nominations

  • 1984 - Prix Romy Schneider - Obtenu