Carrière :
Débutant par de petits rôles au théâtre, Maximilian Schell fait une première apparition au cinéma en 1954 dans un film de Lazlo Benedek, Des enfants, des mères et un général
. Parallèlement à une carrière de théâtre grandissante, il interprète divers rôles au cinéma pour des productions allemandes de Helmut Kaütner, Arthur Maria Rabenalt, avant d'être sollicité à Hollywood pour le film de Edward Dmytryk, Le Bal des maudits
, en 1958, dans lequel il joue un général allemand aux côtés de Marlon Brando, Montgomery Clift et Dean Martin. Avec Jugement à Nuremberg
en 1961, Maximilian Schell connaît un succès international et reçoit l'Oscar du meilleur acteur. Par la suite, on le retrouve dans des productions européennes : Les Séquestrés d'Altona
(1963) de Vittorio De Sica ou Topkapi
(1964) de Jules Dassin. Touche à tout, metteur en scène de théâtre, scénariste, interprète, Maximilian Schell se lance en 1968 dans la coproduction du film Le Château
de Rudolphe Noelte et réalise son premier long métrage Ersteliebe
en 1970, récompensé à plusieurs reprises. Deux ans plus tard, il joue dans Paulina 1880
de Jean Louis Bertucelli avant de mettre en scène son second film, Le Piéton
, qu'il interprète et coproduit également. Le film est nominé aux Oscars en 1974 dans la catégorie des meilleurs films étrangers. On retrouve cet artiste, tour à tour acteur dans Un pont trop loin
(1977), Julia
(id.) de Fred Zinnemann, Croix de fer
(id.) de Sam Peckinpah, L'Elu
(1982) de Jeremy Paul Kagan, et réalisateur de Histoires de la forêt viennoise
(1979) ainsi que d'un film, Marlène
(1983), entretien avec Marlène Dietrich sur sa vie et son .uvre. Au cours des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, on le voit dans Morgen in Alabama
(1984) de Norbert Kückelmann, Le Jardin des roses
(1989) de Fons Rademackers, Premiers pas dans la mafia
(1990) de Andrew Bergam ou encore Justiz
(1993) de Hans W. Geissendorfer. En 1990, il obtient un prix d'honneur pour l'ensemble de sa carrière aux German Film Awards, récompense qu'il refuse.