Dominique Lavanant
Personnalité
Interprète, scénariste : années 1970-2010
Nationalité : France
Naissance : 24/05/1944 - France - Morlaix, Finistère
Identité
Genre : femme
Pseudonyme(s) :
- Dominique Lavanan
Fonctions : Acteur
Biographie
Formation :
Après avoir passé une licence d'anglais, Dominique Lavanant prend des cours de théâtre avec Tania Balachova et Andreas Voutsinas. Elle est engagée en 1970 par la compagnie Renaud-Barrault et joue dans plusieurs pièces. Elle entame une carrière de one woman show au café-théâtre et se joint en 1976 à la troupe du Splendid pour Amour, coquillages et crustacés , spectacle à succès qui deviendra bientôt Les Bronzés à l'écran.Carrière :
Second rôle incontournable des années 80-90, Dominique Lavanant est depuis devenue une des figures les plus populaires de la télévision française en jouant de la dichotomie entre son physique BCBG et sa formidable nature comique.
Après une première silhouette chez Jacques Tati (Parade, 1974), c'est avec le personnage improbable d'une prostituée bigoudène que Dominique Lavanant fait irruption dans le cinéma français dans Les Galettes de Pont-Aven (Joël Séria, 1975). Remarquée en professeure de maths du Diabolo menthe (1977) de Diane Kurys, elle s'impose auprès du grand public dans le rôle de Christiane, l'esthéticienne en quête d'amour des Bronzés et des Bronzés font du ski (Patrice Leconte, 1978 et 1979). Irrésistible dans la comédie (avec ou sans ses complices du Splendid), son physique de grande bringue distinguée et coincée lui permet d'exceller dans des rôles d'excentrique envahissante (L'Inspecteur la bavure, Claude Zidi, 1980), de parfumeuse nymphomane (La Boum, Claude Pinoteau, 1980), de bourgeoise ringarde (Les Hommes préfèrent les grosses, Jean-Marie Poiré, 1981), de fervente gaulliste de Papy fait de la résistance (Jean-Marie Poiré, 1983), de transsexuelle (La Smala, Jean-Loup Hubert, 1984) ou de nurse pète-sec (Trois hommes et un couffin, Coline Serreau, 1985). Douée du sens de la caricature et du pittoresque, dans la tradition du café-théâtre, elle laisse toutefois percer une certaine fragilité chez les grands cinéastes qui font appel à elle, comme André Téchiné (Hôtel des Amériques, 1981 ; Rendez-vous, 1984) ou Claude Sautet (Quelques jours avec moi, 1988). Dans Mort un dimanche de pluie (1986) de Joël Santoni, elle campe même avec talent une garde d'enfant avide et tortionnaire. Pourtant, malgré quelques premiers rôles (la libraire complexée de Pourquoi pas nous ?, 1981, de Michel Berny ; la romancière embringuée dans l'aventure du Léopard, 1985, de Jean-Claude Sussfeld), c'est bien à ses seconds rôles comiques que Dominique Lavanant doit surtout sa notoriété. Sa première incursion dans l'univers détonnant de Jean-Pierre Mocky lui vaut d'ailleurs en 1988 le César du meilleur second rôle féminin pour sa prestation dans Agent trouble. Leurs chemins se croiseront à nouveau sur Ville à vendre (1992), A votre bon cœur, mesdames (2012), Le Renard jaune (2013) et plusieurs téléfilms.
Alors que la télévision la mobilise beaucoup à partir des années 90, son activité au cinéma ralentit, ce qui ne l'empêche pas de participer au Monstre (1994) de Roberto Benigni, à Un crime au paradis (2001) de Jean Becker, à Agathe Cléry (2008) d'Etienne Chatiliez, à Paulette (2012) de Jérôme Enrico, ou de retrouver la bande du Splendid, dans le Grosse fatigue (1994) de Michel Blanc et surtout dans Les Bronzés 3, amis pour la vie (2006) de Patrice Leconte. Malgré le triomphe public du film, elle se déclarera publiquement très déçue de ces retrouvailles. Elle apparaît dans Paulette (2012) de Jérôme Enrico, où son humour pince-sans-rire ponctue agréablement ce film à succès populaire. Dominique Lavanant retrouve le cinéma familial avec Les Vacances du Petit Nicolas (2014), où elle incarne la mémé dans cette comédie tendre et rythmée. En 2016, elle revient sur grand écran dans Rouges étaient les lilas (Jean-Pierre Mocky), film où elle tient le rôle d’une psy, témoignant d’une part plus grave et nuancée dans ses choix de personnages. Son activité cinématographique se fait plus rare ensuite, confirmant sa transition progressive vers d’autres formes d’expression tout en laissant une empreinte durable par ses prestations toujours justes et savoureuses.