Carrière :
Acteur de composition, Eli Wallach débute au cinéma sous la direction d'Elia Kazan dans Baby Doll
(1956). Plébiscité par la critique pour ce personnage de séducteur et nommé aux Golden Globes, il ne va plus cesser de tourner, tenant en particulier, aux côtés de Marilyn Monroe, Clark Gable et Montgomery Clift, l'un des rôles principaux de Les Désaxés
(1961) de John Huston.
Présent dans des types de films très différents (la fresque Lord Jim
, Richard Brooks, 1965, ou la comédie Comment voler un million de dollars
, William Wyler, 1966), il s'impose surtout dans la peau de personnages antipathiques : Calvera le détrousseur des pauvres des Sept Mercenaires
(John Sturges, 1960) et surtout Tuco, l'inoubliable truand du Bon, la Brute et le Truand
(Sergio Leone, 1966). Ce triomphe au box-office lui vaut de tourner plusieurs autres westerns spaghetti, dont Les Quatre de l'Ave Maria
(Giuseppe Colizzi, 1968).
Il profite aussi de son séjour en Europe pour tourner en France, tenant un des rôles principaux du Cerveau
(1969) de Gérard Oury, face à Jean-Paul Belmondo, Bourvil et David Niven. Les personnages de méchants lui collant à la peau, il s'illustre dans des registres variés : le fantastique (La Sentinelle des maudits
, Michael Winner, 1977), la comédie musicale (Folie, folie
, Stanley Donen, 1978) ou le thriller (L'Arme au poing
, Michael Winner, 1979 ; Le Chasseur
, Buzz Kulik, 1980).
Moins présent à l'écran dans les années 1980, cet acteur prolifique fait un retour en force en 1990, grâce à Jack Nicholson qui l'invite à rejoindre le casting de ce polar nostalgique qu'est The Two Jakes
et surtout à Francis Ford Coppola qui lui confie le rôle d'un vieux chef de la mafia new-yorkaise dans Le Parrain III
.
Désormais solide second rôle, il joue un riche homme d'affaires dans L'Associé
(Donald Petrie, 1996), un ancien scénariste dans The Holiday
(Nancy Meyers, 2006), un vieil homme renseignant le héros de The Ghost Writer
(Roman Polanski, 2010) et un patriarche de la finance dans Wall Street : l'argent ne dort jamais
(Oliver Stone, 2010).