Giancarlo Giannini

Personnalité

Interprète, voxographe, réalisateur... : années 1960-2020

Nationalité :  Italie

Naissance :  01/08/1942 - Italie - La Spezia

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • John Charlie Johns

Fonctions : Acteur, Scénariste, Producteur, Interprète des chansons originales

Biographie

Formation :

A sa sortie de l'Académie d'art dramatique de Rome, en 1963, Giancarlo Giannini est engagé et aussitôt applaudi au théâtre dans Le Songe d'une nuit d'été .

Carrière :

Figure phare du cinéma européen, Giancarlo Giannini est célébré pour son exceptionnel éclectisme, son jeu nuancé et sa capacité à incarner aussi bien des personnages populaires, comme dans les comédies de Lina Wertmüller, que des rôles marquants dans des fresques internationales telles que Casino Royale ou Hannibal. Son art subtil lui a valu une reconnaissance mondiale et de prestigieuses récompenses.
Au cinéma, Giancarlo Giannini n'obtient d'abord que des rôles mineurs ; on le voit notamment dans Fango sulla metropoli (1964) d'Henry Wilson, puis dans Rita, la Zanzara (1966) de G.H. Brown (pseudonyme de la cinéaste italienne Lina Wertmüller) et dans Arabella (1967) de Mauro Bolognini. Peu après, Ettore Scola lui permet de briller dans le savoureux personnage du pizzaiolo dans Drame de la jalousie (1970). C'est le début d'un vedettariat populaire qui conduit Giancarlo Giannini à tourner sans relâche : entre 1963 et 2000, il joue dans près de 75 films ! Dans les années 1970, il fait fureur dans les comédies italiennes réalisées par Lina Wertmüller : Mimi, métallo blessé dans son honneur (1972), Film d'amour et d'anarchie (1973), Vers un destin insolite sur les flots (1974) et Pasqualino (1975). Doté d'une faculté d'adaptation hors du commun, il excelle dans les rôles de composition dominés par le ridicule que lui offrent Dino Risi (Sexe fou, 1973), Mario Monicelli (Voyage avec Anita, 1978) ou Elio Petri (Buone notizie, 1979). Il met également son physique de petit homme rusé au service de sombres psychodrames. Il est L'Innocent de Luchino Visconti (1975) et joue deux rôles de premier ordre dans Lili Marleen de Rainer Fassbinder (1980) et Fever Pitch de Richard Brooks (1985). En 1986, Giancarlo Giannini réalise son premier long métrage, Ternosecco. Mais c’est par la suite que Giancarlo Giannini s’impose également à l’international, prêtant ses traits à l’inspecteur Pazzi dans le thriller hollywoodien Hannibal (Ridley Scott, 2000), avant d’incarner Enzo dans la fantaisie stylisée CQ (Roman Coppola, id.). Il joue avec Vincent Cluzet   dans Dolce Fanriente (Nae Caranfil, 2000) et devient le comte Montorsi dans Francesca et Nunziata (2001), sous la direction de Lina Wertmüller. Les années 2000 montrent une diversification de ses collaborations : il est à l'affiche du drame Un cœur ailleurs (2003) de Pupi Avati. Salué pour sa capacité à se fondre dans tous les registres, Giannini obtient une reconnaissance mondiale auprès d’un plus large public grâce à la saga James Bond, où il interprète le charismatique René Mathis dans Casino Royale (Martin Campbell, 2006) et sa suite Quantum of Solace (Marc Forster, 2008). Il incarne avec intensité le mafieux dans le polar Man on Fire (Tony Scott, 2003) aux côtés de Denzel Washington. L’acteur multiplie parallèlement les rôles en Italie, dans Salvatore, questa e la vida (Gian Paolo Cugno, 2006), puis dans De sable et de feu (2019), où il prête sa prestance à l'évocation d’une épopée historique. Toujours sollicité par de grands réalisateurs, il poursuit sa carrière au sein de productions internationales, incarnant Manny dans Micmic (1997) de Benicio Del Toro ou le patriarche des Nuits magiques (2018) de Paolo Virzì. Respecté pour sa longévité et sa rigueur, il tient en 2023 un rôle remarqué de chef de la police dans la comédie américaine Book Club : The next chapter (VOD) et, l’année suivante, incarne le pape Léon XIII dans Cabrini, retraçant la vie de la célèbre sainte missionnaire.

Autres activités :

Très actif depuis les années quatre-vingt, on le remarque surtout dans des productions diffusées à la télévision.

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Ciné Revue, n° 10, 5 mars 1987
  • Périodique : Ciné Revue, n° 39, 24 septembre 1987
  • Périodique : Ecran, n° 71, juillet 1978
  • Périodique : Premiere, vol 2 n° 5, juin 1994

Récompenses et nominations

  • 1973 - Prix d'interprétation masculine - Festival International du Film (Cannes) - Film d'amour et d'anarchie (L. Wertmüller) - Obtenu
  • 1973 - Meilleure interprétation masculine - Festival International de Cinéma (San Sebastian) - Sono stato io - Obtenu

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