Elsa Zylberstein

Personnalité

Interprète, productrice : années 1980-2020

Nationalité :  France

Naissance :  16/10/1968 - France - Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine

Identité

Genre : femme

État civil :

  • Elsa Florence Zylbersztejn

Fonctions : Acteur, Producteur associé, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Son bac en poche, Elsa Zylberstein entre au cours Florent et suit la classe libre de Francis Huster.

Carrière :

Actrice à la présence à la fois délicate et intense, Elsa Zylberstein s'est imposée comme l'une des figures les plus singulières du cinéma français. Révélée dans les années 1990 et récompensée par un César pour Il y a longtemps que je t'aime, elle est particulièrement appréciée pour son aisance à naviguer entre cinéma d'auteur, reconstitutions historiques et comédies populaires.
Engagée pour une simple scène de figuration dans Van Gogh (1991), de Maurice Pialat, Elsa Zylberstein y décroche finalement le rôle de l'amie prostituée du peintre. Sa carrière connaît ensuite une ascension rapide. Beau fixe (Christian Vincent, 1992) où elle interprète une jeune étudiante décontractée, précède Mina Tannenbaum (Martine Dugowson, 1993), portrait croisé de deux amies et confidentes qui lui vaut une nomination aux Césars dans la catégorie du meilleur espoir féminin. Appréciée pour son jeu nuancé, Elsa Zylberstein excelle aussi bien dans les films d'époque (Farinelli, Gérard Corbiau, 1994 ; Jefferson à Paris, James Ivory, 1995 ; Lautrec, Roger Planchon, 1997 ; Le Temps retrouvé, Raul Ruiz, 1998) que dans un répertoire contemporain (Tenue correcte exigée, Philippe Lioret, 1996, L'Homme est une femme comme les autres, Jean-Jacques Zilbermann, 1997). En 2001, elle est pour la première fois à l'affiche d'un film policier (Un ange, Miguel Courtois). En 2003, Mick Davis lui permet de jouer aux côtés d'Andy Garcia avec Modigliani, où elle interprète brillamment la compagne du peintre. Elsa Zylberstein aime décidément alterner les genres : on la voit à l'affiche d'une adaptation d'un roman de Christine Angot (Pourquoi pas le Brésil, Laetitia Masson, 2003), mais aussi à celle d'un thriller fantastique (Le Concile de pierre, Guillaume Nicloux, 2005). Philippe Claudel fait ensuite appel à Elsa Zylberstein pour le second rôle féminin d’Il y a longtemps que je t'aime (2007), le film est très remarqué et la prestation de l'actrice lui vaut un César. Zilbermann réunit à nouveau Elsa Zylberstein et Antoine de Caunes dans La folle histoire d'amour de Simon Eskenazy (2008), une comédie à l'accueil plutôt mitigé. On la retrouve ensuite dans le mélodrame Roses à crédit (Amos Gitaï, 2010), puis dans plusieurs comédies populaires, parmi lesquelles Les Tribulations d'une caissière (Pierre Rambaldi, 2010) et Plan de table (Christelle Raynal, 2011). Elle participe également à la fresque historique Les Lignes de Wellington (Valeria Sarmiento, id.). Alternant toujours cinéma d'auteur et productions grand public, elle apparaît dans Gemma Bovery (Anne Fontaine, 2013), adaptation libre de la nouvelle graphique de Posy Simmonds, avant de partager l'affiche de Un + une (Claude Lelouch, 2015) avec Jean Dujardin. La comédie demeure un registre qu'elle fréquente volontiers avec Les Têtes de l'emploi (Alexandre Charlot et Franck Magnier, 2016), À bras ouverts (Philippe de Chauveron, id.) ou encore Tout le monde debout (Franck Dubosc, 2017). Parallèlement, l'actrice retrouve des rôles plus dramatiques dans Un sac de billes (Christian Duguay, 2015), Je ne rêve que de vous (Laurent Heynemann, 2018), consacré à Léon Blum, et Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part (Arnaud Viard, id.), adaptation du recueil d'Anna Gavalda. Au début des années 2020, Elsa Zylberstein poursuit son éclectisme. Elle obtient notamment le prix d'interprétation féminine du Festival de l'Alpe d'Huez pour Tout nous sourit (Mélissa Drigeard, 2019), comédie de mœurs où elle compose un personnage aussi élégant qu'ambigu. Elle enchaîne avec L'Amour c'est mieux que la vie (Claude Lelouch, 2020), Champagne ! (Nicolas Vanier, 2021) et la fantaisie rétrofuturiste BigBug (Jean-Pierre Jeunet, 2020). L'un de ses rôles les plus marquants reste toutefois celui de Simone Veil dans Simone, le voyage du siècle (Olivier Dahan, 2022). Portant une large partie du récit biographique consacré à cette figure majeure de la vie politique française, elle livre une interprétation saluée qui rappelle son aisance dans les incarnations de personnages historiques. Depuis, Elsa Zylberstein continue d'explorer des univers contrastés, du cinéma international avec Club Zero (Jessica Hausner, 2022) à la comédie dramatique avec Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée (Olivier Van Hoofstadt, id.), sans oublier Coup de chance (Woody Allen, 2023). Elle retrouve ensuite Claude Lelouch pour le film choral Finalement (2024), avant d’interpréter une mère au foyer des années 1950 propulsée, avec mari (Didier Bourdon) et enfants, en 2025 dans la comédie C’était mieux demain (Vinciane Millereau, 2025).

Autres activités :

On a quelquefois pu voir Elsa Zylberstein sur les scènes de théâtre. En 2009 elle joue dans Le Démon de Hannah d'Antoine Rault à la Comédie des Champs Elysées.

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Producteur associé

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 473, novembre 1993. "Portraits d'acteurs en apprentissage"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 477, mars 1994. Isabelle Huppert ; Camille Taboulay, "Questions aux acteurs"
  • Périodique : Empire, n° 98, août 1997. Christopher Hemblade, "Front desk talent scout"
  • Périodique : Film Français (Le), n° 2390, 21 février 1992. "Elsa Zylberstein - Comédienne"
  • Périodique : Film Français (Le), n° 2708, 27 février 1998. Patrick Lamassoure ; Sophie Dacbert ; Marie-Claude Arbaudie, "Il se mettent à table"
  • Périodique : Film-dienst, vol. 61, n° 6, mars 2008. Marc Hairapetian, "Ein wahr gewordener Traum"
  • Périodique : Mensuel du Cinéma (Le), n° 15, mars 1994. Jean-Marc Lalanne, "Romane Bohringer, Elsa Zylberstein : les amies de coeur"
  • Périodique : Positif, n° 435, mai 1997. "40 jeunes comédiens"
  • Périodique : Positif, n° 435, mai 1997. Yann Tobin, "Entretiens avec 10 comédiens"
  • Périodique : Première, n° 204, mars 1994. "3 soeurs dont une grande"
  • Périodique : Première, n° 253, avril 1998. Stéphanie Lamome, "Entretien avec Elsa Zylberstein"
  • Périodique : Premiere, vol. 2, n° 10, novembre 1994. Paul Staheli, "Elsa Zylberstein"
  • Périodique : Premiere, vol. 3, n° 8, septembre 1995. David Eimer, "Belles du Jour"
  • Périodique : Screen International, n° 1671, 12 décembre 2008. Mike Goodridge, "Awards countdown : Drama's queens"
  • Périodique : Studio Magazine, n° 68, décembre 1992. Thierry Klifa, "Quatre filles dans le vent"
  • Périodique : Studio Magazine, n° 80, novembre 1993. Jean-Pierre Lavoignat ; Thierry Klifa ; Denis Parent ; C. D'Yvoire, "Enquete : Vouage au coeur de la nouvelle génération"
  • Site Internet : Site officiel Elsa Zylberstein

Récompenses et nominations

  • 2009 - Meilleure interprétation féminine dans un 2nd rôle - César du Cinéma Français - Il y a longtemps que je t’aime, Philippe Claudel, 2007 - Obtenu
  • 1998 - Meilleure interprétation féminine - Festival International du Film Romantique (Cabourg) - L'homme est une femme comme les autres, Jean-Jacques Zilbermann, 1997 - Obtenu
  • 1993 - Meilleure interprétation féminine - Prix Romy Schneider - Mina Tannenbaum, Martine Dugowson, 1993 - Obtenu
  • 1992 - Prix Michel Simon - Acteurs à L'Ecran (Saint-Denis) - Van Gogh, Maurice Pialat, 1991 - Obtenu