Ángela Molina
Personnalité
Interprète... : années 1970-2020
Nationalité : Espagne
Naissance : 05/10/1955 - Espagne - Madrid
Identité
Genre : femme
Fonctions : Acteur
Biographie
Formation :
Angela Molina obtient un diplôme de professeur de danse classique espagnole à l'âge de seize ans. Elle entre à l'Ecole supérieure d'art dramatique de Madrid puis débute sur les planches dans Maison de poupée .Carrière :
Angela Molina, muse des plus grands cinéastes, incarne depuis près de cinquante ans des femmes de feu et de passion, traversant les frontières avec une intensité rare. Son parcours, marqué par des collaborations avec Buñuel, Almodóvar ou Costa-Gavras, en fait une icône intemporelle du cinéma d’auteur.
Angela Molina jouit déjà d'une certaine notoriété en Espagne lorsqu'elle est révélée au monde dans Cet obscur objet du désir (Luis Buñuel, 1977), où elle tient la vedette avec Carole Bouquet. Sa beauté sombre et charnelle ainsi qu'un fort tempérament d'artiste lui permettent de tenir des emplois de femme passionnée et sensuelle. Elle compose d'intéressantes figures féminines dans La Sabina (José Luis Borau, 1979), Lola (Bigas Luna, 1985), L'Autre moitié du ciel (Manuel Gutiérrez Aragón, 1986) et En chair et en os (Pedro Almodóvar, 1997). Très sollicitée en Espagne, elle s'illustre également en Italie (Ogro, Gillo Pontecorvo, 1978 ; Les Yeux, la bouche, Marco Bellocchio, 1982), en France (Le Voleur d'enfants, Christian de Chalonge, 1991) et aux Etats-Unis (1492, Christophe Colomb, Ridley Scott, 1992). Angela Molina continue de diversifier ses choix artistiques, confirmant son talent pour incarner des femmes fortes et tourmentées. Elle incarne une figure déterminée dans Le Vent en emporte autant (Alejandro Agresti, 1997), où elle tente de sauver le dernier cinéma d'une petite ville. En 1999, elle se plonge dans une atmosphère mélancolique avec El Mar (Agusti Villaronga), et rejoint Roschdy Zem dans L'Origine du monde (Jérôme Enrico), où elle campe une épouse confrontée aux secrets de son mari. En 2001, elle explore un registre plus sombre dans Carnages (Delphine Gleize), avant de marquer les esprits en 2007 avec Le Mas des Alouettes (Paolo et Vittorio Taviani, 2006) où elle incarne Ismène, une femme prise dans les tourments du génocide arménien. En 2008, Pedro Almodóvar la dirige à nouveau dans Étreintes brisées, où elle incarne la mère de Lena, rôle qui lui vaut une nomination aux Goya. Elle explore aussi le cinéma historique avec Loin des hommes (David Oelhoffen, 2014), adapté d'Albert Camus, et Blancanieves (Pablo Berger, 2011), réinterprétation audacieuse du conte de Blanche-Neige. Dans les années 2020, Angela Molina reste une présence majeure du cinéma européen. On la retrouve dans L'Ordine del tempo (Liliana Cavani, 2023), où elle incarne une religieuse mystérieuse, et dans The Return, le retour d'Ulysse (Uberto Pasolini, 2024), où elle prête ses traits à Eurycleia. En 2025, elle apparaît dans Le Dernier souffle (Costa-Gavras, 2024) et Milarepa de Louis Nero, confirmant son goût pour les personnages complexes et son attachement à des réalisateurs exigeants.