Gary Oldman
Personnalité
Interprète, réalisateur, producteur... : années 1980-2020
Nationalité : Royaume-Uni
Naissance : 21/03/1958 - Royaume-Uni - Londres, Comté de Londres, Angleterre
Identité
Genre : homme
Pseudonyme(s) :
- Maurice Escargot
État civil :
- Leonard Gary Oldman
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Intervenant, Scénariste, Producteur délégué, Producteur exécutif, Producteur, Préfacier, postfacier
Biographie
Formation :
Gary Oldman décide de devenir acteur dès la fin de ses études secondaires. Il s'inscrit à des ateliers d'amateurs, puis se présente au Greenwich Young People's Theatre. Il sort ensuite diplômé du Rose Brufors College of Speech and Drama et entre au Theatre Royal de York. A partir de 1980, il joue dans plusieurs pièces et entre dans des troupes prestigieuses, avant de remporter divers prix en 1985 et en 1986. Il fait aussi ses premiers pas à la télévision dans quelques téléfilms dont Meantime de Mike Leigh (1984).Carrière :
Gary Oldman, monstre sacré du cinéma britannique, est l’un des acteurs les plus transformistes de sa génération, capable de disparaître entièrement sous les traits de personnages historiques, de méchants mémorables ou de figures tourmentées, tout en collectionnant les nominations et récompenses les plus prestigieuses, dont un Oscar pour son interprétation de Winston Churchill dans Les Heures sombres. Son talent de caméléon et son exigence font de lui une légende vivante, aussi à l’aise dans les blockbusters que dans les drames intimistes.
Gary Oldman est un acteur complet, capable de changer d'apparence à chaque nouveau rôle. Par sa propension à apparaître sous un masque différent film après film, il échappe à toute classification. Il prouve ses dons de caméléon dès ses premières performances à l'écran. Armé d'une solide expérience de la scène, il explose à l'écran dès sa première apparition en 1986, sous les traits de Vicious, le bassiste des Sex Pistols, célèbre groupe de musique punk, dans Sid et Nancy (Alex Cox). Avec son deuxième grand rôle, il confirme ses facultés à s'immerger dans la peau et la psychologie de personnages réels. Il incarne en effet Joe Orton, auteur dramatique novateur et provocateur qui fit scandale dans l'Angleterre des années 60, dans Prick up your ears (Stephen Frears, 1987) : quatre ans plus tôt, il avait interprété au théâtre la pièce Le Locataire du même Orton. Attiré par des personnages autodestructeurs en lutte avec l'establishment, il poursuit son travail de mimétisme dans La Loi criminelle (Martin Campbell, 1989), où il est un avocat confronté au sadisme de son client, mais surtout dans Les Anges de la nuit (Phil Joanou, 1990), où il est méconnaissable en Irlandais marginal de New York plongé dans la guerre des gangs. Rendu célèbre par ces compositions d'hommes cachant peu ou prou une part d'ombre, il poursuit dans ce registre lorsqu'il traverse l'Atlantique à la conquête d'Hollywood. Pour son premier film américain, il endosse le rôle de Lee Harvey Oswald, l'assassin présumé du président Kennedy (JFK, Oliver Stone, 1991), avant de composer un fascinant Dracula polymorphe dans le film éponyme de Francis Ford Coppola (1992). Junkie coiffé de dread locks dans True Romance (Tony Scott, 1993), flic corrompu, sadique et caractériel dans Léon (Luc Besson, 1993), il incarne un autre méchant, le mégalomane Zorg, dans le film suivant de Besson, Le Cinquième Elément (1997). Si ses incarnations de méchants n'en finissent pas de s'accumuler (directeur de prison dans Meurtre à Alcatraz, Marc Rocco, 1995 ; terroriste russe menaçant le président des Etats-Unis dans Air Force One, Wolfgang Petersen, 1997 ; peu sympathique victime du cannibale de Hannibal (Ridley Scott), la suite du Silence des agneaux ; criminel sadique dans Péché immortel, Michael Stevens, 2003) ; despote d'une ville postapocalyptique dans Le Livre d'Eli, Albert et Allen Hughes, 2010...) , il tient aussi d'autres types de rôles, que ce soit celui du compositeur Beethoven dans Ludwig van B. (Bernard Rose, 1993) ou du double du réalisateur Julian Schnabel dans le biopic que celui-ci réalise sur le peintre Jean-Michel Basquiat (Basquiat, 1996). En 2004, il rejoint le casting prestigieux de la série de films pour adolescents tirés des romans fantastiques à succès de J.K. Rowling, Harry Potter, où il tient le rôle de Sirius Black, le parrain du jeune héros, dans cinq volets de ses aventures. Il participe ensuite à une autre saga au succès international en devenant l'incorruptible policier des Batman réalisés par Christopher Nolan : Batman Begins (2005), The Dark Knight (2008) et The Dark Knight Rises (2012). Son rôle le plus marquant de la période est néanmoins celui de l'espion George Smiley dans l'adaptation par Tomas Alfredson du roman La Taupe de John Le Carré, qui lui vaut sa première nomination aux Oscars. En 2013, il incarne Dreyfus, un chef militaire déterminé, dans La Planète des singes : L’Affrontement (Matt Reeves), puis prête ses traits au général Nesterov dans Enfant 44 (Daniel Espinosa) plongeant dans l’univers sombre de la Russie stalinienne. L’année suivante, il se glisse dans la peau d’un capitaine tourmenté dans Man Down (Dito Montiel, VOD, 2015) avant de jouer un rôle clé dans Criminal : Un espion dans la tête (Ariel Vromen, id.), où il interprète un criminel dont les souvenirs sont implantés dans le cerveau d’un autre homme. 2016 marque un tournant avec Les Heures sombres (Joe Wright) : sous les traits de Winston Churchill, Oldman livre une performance monumentale, transformant son corps et sa voix pour incarner le Premier ministre britannique lors des heures les plus critiques de la Seconde Guerre mondiale. Ce rôle lui vaut enfin l’Oscar du meilleur acteur, consécration ultime pour un comédien habitué à disparaître sous les masques de ses personnages. Il enchaîne avec des rôles variés : un oligarque russe dans Hitman & Bodyguard (Patrick Hughes, 2017), un homme d’affaires véreux dans The Laundromat : L’Affaire des Panama Papers (Steven Soderbergh, 2019), ou encore un scientifique ambigu dans TAU (Federico D’Alessandro, VOD, 2018). En 2019, il se fait plus discret mais tout aussi percutant dans Mank de David Fincher, où il incarne Herman J. Mankiewicz, scénariste génial et tourmenté de Citizen Kane, rôle qui lui vaut une nouvelle nomination aux Oscars. Oldman ne dédaigne pas non plus les blockbusters : après La Planète des singes et RoboCop (José Padhila, 2013) la même année, avant de faire une apparition remarquée dans Oppenheimer (Ch. Nolan, 2023), où il campe le président Truman. En 2025, il est attendu dans Parthenope (Paolo Sorentino, 2024), où il incarnera l’écrivain John Cheever, prouvant une fois de plus sa capacité à se réinventer, même après plus de quarante ans de carrière.
Autres activités :
Gary Oldman travaille également pour la télévision, que ce soit pour le téléfilm britannique The Firm , Alan Clarke, 1988), la série américaine Fallen Angels (1993) ou le téléfilm de CBS inspiré de la vie du Christ, Jesus (Roger Young, 1999), où il incarne Ponce Pilate. En 1996, il a réalisé son premier long métrage, Ne pas avaler , inspiré de son enfance dans la banlieue londonienne. Passionné de musique, il est apparu dans plusieurs clips (chantant même avec David Bowie). Il a aussi participé à plusieurs jeux vidéos.Filmographie
Courts métrages
Longs métrages
Bibliographie éditoriale
Récompenses et nominations
Liens familiaux
Marié(e) à :