Robert Duvall
Personnalité
Interprète, producteur, réalisateur... : années 1950-2020
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 05/01/1931 - Etats-Unis - San Diego, Californie
Décès : 15/02/2026 - Etats-Unis - Middleburg, Virginie
Identité
Genre : homme
État civil :
- Robert Selden Duvall
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Producteur, Coproducteur, Producteur associé
Biographie
Formation :
Après avoir participé à de nombreuses pièces dans des festivals d'été, Robert Duvall suit des cours de théâtre et obtient un diplôme d'art dramatique. En 1955, il s'établit à New York et s'inscrit au Neighborhood Playhouse, où il a pour professeur Stanford Meisner. Il joue The Midnight Caller , de Horton Foote, et, sur la recommandation de ce dernier, décroche en 1962 son premier rôle au cinéma (Du silence et des ombres , R. Mulligan).Carrière :
Figure majeure du cinéma américain, Robert Duvall s’est imposé par sa capacité à incarner des personnages d’une rare diversité, du mafieux taciturne de Le Parrain à l’officier charismatique d’Apocalypse Now, en passant par le chanteur déchu de Tendre Bonheur. Lauréat d’un Oscar et de multiples distinctions, il est reconnu pour la précision et la sobriété de son jeu, qui ont marqué plus d’un demi-siècle de cinéma.
Acteur caméléon, Robert Duvall sait s'évader des rôles stéréotypés en interprétant des personnages variés et en touchant à divers genres cinématographiques. Les scènes où il brille sont souvent courtes, mais essentielles ; en marge de l'action, ses personnages apportent de la "couleur" à l'histoire. Militaire humilié par ses soldats dans M.A.S.H. (Robert Altman, 1969), éminence grise d'une famille mafieuse dans Le Parrain (Francis Ford Coppola, 1971), administrateur de télévision dans Network (Sydney Lumet, 1976), Robert Duvall possède les qualités propres aux meilleurs acteurs de composition : souplesse, discipline et sobriété. Pourtant, il lui faut attendre Apocalypse Now (Francis Ford Coppola, 1976) pour jouir de la reconnaissance du public et atteindre le statut de vedette. Habitué à jouer les leaders, il trouve la consécration dans un contre-emploi trompeur, le rôle d'un chanteur paumé et alcoolique dans Tendre Bonheur (Bruce Beresford, 1983). Robert Duvall poursuit son parcours d’acteur caméléon avec une constance remarquable. Il s’impose dans les années 1980 et 1990 comme une figure incontournable du cinéma américain, enchaînant les rôles marquants sans jamais se laisser enfermer dans un registre unique. Dans Colors (1988), il incarne un vétéran de la police de Los Angeles, mentor désabusé d’un jeune collègue. Sa prestation dans Le Meilleur (1983), où il joue un entraîneur de baseball au passé trouble, confirme sa capacité à insuffler une humanité profonde à des personnages complexes. La décennie suivante le voit briller dans Chute libre (1992), où il oppose son calme à la fureur d’un Michael Douglas en crise. En 1997, il réalise et interprète The Apostle, un film indépendant salué par la critique, qui lui vaut une nomination à l’Oscar du meilleur acteur. Duvall y livre une performance habitée, nuancée, loin des archétypes hollywoodiens. Au fil des années 2000, il continue d’alterner les genres, passant du western (Open Range, 2003) au drame familial (Le Juge, 2013), où il partage l’affiche avec Robert Downey Jr. Dans ce dernier, il campe un patriarche autoritaire, figure à la fois imposante et vulnérable, qui lui vaut une nouvelle nomination aux Oscars. Toujours aussi discret dans sa manière de s’imposer à l’écran, Duvall privilégie des rôles secondaires mais essentiels, apportant à chaque film une densité et une couleur singulières. Plus récemment, il apparaît dans Les Veuves (Steve McQueen, 2018), The Pale Blue Eye (VOD, 2022) et Le Haut du panier (id.), confirmant sa longévité et son éclectisme.
Autres activités :
Robert Duvall est un comédien de théâtre et de télévision réputé, le téléfilm Ike (une biographie romancée du héros américain de la Seconde Guerre mondiale, le général Eisenhower) contribuant notamment à sa grande popularité. Il s'essaie également à la réalisation : après un documentaire (We're not the Jet Set , 1974), il tourne en 1983 Angelo, My Love , qui relate l'histoire d'un jeune gitan américain.Filmographie
Longs métrages
Bibliographie éditoriale
Récompenses et nominations
Liens familiaux
Marié(e) à :
- Luciana Pedraza - depuis octobre 2004
- Gail Youngs - de 1982 à 1987