Sophia Loren

Personnalité

Interprète : années 1950-2020

Nationalité :  Italie

Naissance :  20/09/1934 - Italie - Rome

Identité

Genre : femme

Naturalisation : France

Pseudonyme(s) :

  • Sofia Lazzaro
  • Sofia Scicolone

État civil :

  • Sofia Costanza Brigida Villani Scicolone

Fonctions : Acteur, Intervenant, Collaborateur, Auteur, Auteur secondaire, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Après une enfance heureuse dans la banlieue de Naples, Sophia Loren se distingue en remportant à l'âge de quinze ans le concours de beauté de son quartier. Elle arrive peu après à Rome, pose pour des romans-photos et joue de petits rôles dans une dizaine de films populaires entre 1950 et 1952. Elle est embauchée comme figurante (avec sa mère) dans le péplum Quo vadis (M. Le Roy, 1951).

Carrière :

Sophia Loren incarne une icône intemporelle du cinéma mondial, alliant beauté légendaire, talent d'actrice et une carrière s'étendant sur plus de sept décennies. Récompensée parmi les plus grandes, elle demeure une référence absolue du cinéma italien et international.
Sa beauté, sa silhouette sculpturale et sa classe naturelle éclatent au grand jour en 1952 dans La traite des blanches de Luigi Comencini qui lui offre son premier rôle conséquent. Sous les mers d'Afrique (Giovanni Roccardi, 1952) commence à faire d'elle l'égérie de la jeune garde du cinéma italien. Parrainée par son producteur et futur époux Carlo Ponti, la jeune femme gravit rapidement les échelons de la notoriété et apparaît éblouissante dans les comédies populaires Une fille formidable (Mauro Bolognini, 1953) et Les gaietés de la correctionnelle (Steno, 1953). Deux nuits avec Cléopâtre (Mario Mattoli, 1954) met en avant son potentiel érotique. La même année Vittorio De Sica lui façonne un personnage à sa mesure dans L'or de Naples : elle interprète une pizzaiola aguicheuse et provoquante, un rôle qui en fait la rivale de Gina Lollobrigida, l'autre mythe sexuel du moment. Ayant établie son image populaire de napolitaine pulpeuse et élégante, Sophia Loren enchaîne une série de films qui la rendent très célèbre au-delà des frontières de l'Italie. La fille du fleuve (Mario Soldati, 1954) la consacre star internationale ; elle tourne pour la première fois avec Marcello Mastroianni dans Dommage que tu sois une canaille (Alessandro Blasseti, 1954) et formera avec l'acteur un couple de cinéma mythique (ils se retrouveront sur douze tournages). En 1957, elle se marie au Mexique avec Carlo Ponti et entame dans la foulée plusieurs tournages avec les réalisateurs hollywoodiens qu'elle séduit. Elle tourne pour les plus grands de l'époque : Delbert Mann, Henry Hathaway, Sidney Lumet, Michael Curtiz, Melville Shavelson. Sophia Loren côtoie Gary Grant et Franck Sinatra dans Orgueil et passion (Stanley Kramer, 1956) et donne la réplique à tous les monstres sacrés d'Hollywood comme John Wayne, Gregory Peck, Anthony Quinn, Clark Gable, ou Charlton Heston. Mais à l'exception de quelques films où elle est très bien dirigée, comme dans le grand mélo L'Orchidée noire (Martin Ritt, 1958) - ce qui vaudra à l'actrice la Coupe Volpi à la Mostra de Venise - et dans la comédie La diablesse en collant rose (Georges Cukor, 1959), Sophia Loren perd sa cote auprès des spectateurs européens qui lui reprochent la qualité médiocre des productions où elle se commet. La star entend l'avertissement et revient exercer son métier dans son pays natal. Vittorio De Sicca lui restitue son image de femme du peuple en lui offrant le rôle principal de La Ciociara (1960) au côté de Jean-Paul Belmondo, rôle qui lui vaudra l'Oscar et le Prix d'interprétation féminine à Cannes. Satisfaite, elle poursuit avec le même cinéaste une série de cinq films à succès : Boccace 70 : la Loterie (1961), Les séquestrés d'Altona (1962), Hier, aujourd'hui et demain (1963), Mariage à l'italienne (1964), Les fleurs du soleil (1969). Le dernier mélodrame du réalisateur italien Le voyage (1973) et Une journée particulière (Ettore Scola, 1977) sont les deux derniers grands films tournés par Sophia Loren. Tout au long de sa carrière il faut reconnaître que l'actrice a le talent d'avoir su oublier le charme prégnant de sa beauté pour ne donner que le meilleur de son talent de comédienne. Les films que tourne ensuite Sophia Loren sont font plus espacés, et elle n'y a plus que des rôles secondaires : un seul film dans les années 80, trois dans les années 90, et trois dans les années 2000. En 1996, Roger Hanin en fait l'héroïne de Soleil où elle campe Maman Titine, une juive algérienne, courageuse mère de cinq enfants. En 2008, Sophia Loren apparaît dans Nine (Rob Marshall). Devant la caméra de son fils Edoardo Ponti, l’actrice reprend le rôle de vieille prostituée autrefois immortalisé par Simone Signoret en 1977 avec La Vie devant soi (VOD, 2019), nouvelle adaptation du roman de Romain Gary et remake du film de Moshé Mizrahi.

Autres activités :

Sophia Loren tourne beaucoup pour la télévision à partir du début des années 80 ; notamment dans un téléfilm autobiographique où elle joue le rôle de sa mère et d'elle-même à ses débuts.

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : La Bonne Etoile / Sophia Loren. - Paris : Seuil, 1979
  • Ouvrage : Sophia Loren / Stefano Masi. - Roma : Gremese Ed., 1985
  • Ouvrage : Sophia Loren : album photos / Bernard Degioanni. - Paris : PAC, 1984
  • Ouvrage : Sophia Loren dans l'objectif / Sam Shaw. - Paris : Librairie des Champs-Elysées, 1979
  • Périodique : Historical Journal of Film, Radio and Television, vol. 15, n° 3, août 1995
  • Périodique : Interview, vol. 26, n°1, janvier 1996
  • Périodique : Stars, n° 6, décembre 1989
  • Périodique : Vertigo, n° 15, novembre 1996
  • Site Internet : Site très bien documenté sur sa vie et sa carrière, avec une belle iconographie - en anglais

Récompenses et nominations

  • 1991 - Oscar d'honneur pour l'ensemble de la carrière - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Obtenu
  • 1977 - Meilleure interprétation féminine - Golden Globes - Obtenu
  • 1974 - Meilleure interprétation féminine - Festival International de Cinéma (San Sebastian) - Il Viaggio - Obtenu
  • 1969 - Meilleure interprétation féminine - Golden Globes - Obtenu
  • 1965 - Meilleure interprétation féminine - Golden Globes - Obtenu
  • 1964 - Meilleure interprétation féminine - Golden Globes - Obtenu
  • 1962 - Meilleure interprétation féminine - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - La Ciociara - Obtenu
  • 1961 - Meilleure interprétation féminine - Festival International du Film (Cannes) - La Ciociara - Obtenu
  • 1961 - Meilleure interprétation féminine - New York Film Critics Circle Awards - La Ciociara - Obtenu
  • 1958 - Coupe Volpi de la meilleure actrice - Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica (Venezia) - The Black Orchid - Obtenu

Liens familiaux

Marié(e) à :

Collections liées