Pierre Arditi

Personnalité

Interprète, voxographe : années 1960-2020

Nationalité :  France

Naissance :  01/12/1944 - France - Paris, Seine

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Pierre-Marie Denis Arditi

Fonctions : Acteur, Voix off, Voix (commentaire), Voix (doublage), Annotateur

Biographie

Formation :

Au théâtre, Pierre Arditi joue du répertoire : Vaclav Havel, Bertolt Brecht et Molière, des comédies comme Joyeuses Pâques (2000) de Jean Poiret, et des créations : Art (1997) de Yasmina Reza, Rêver peut-être (1998) mis en scène par Jean-Michel Ribes. A la télévision, il interprète notamment Blaise Pascal (1971) de Roberto Rossellini et Un métier d'acteur (1986) d'Edouard Molinaro. Il est aussi partenaire de Gérard Depardieu dans le Le comte de Monte Cristo sous la direction de Josée Dayan en 1998.

Carrière :

Pierre Arditi a marqué le grand écran par sa présence charismatique et son jeu subtil depuis la fin des années 70. Acteur fétiche d'Alain Resnais, il reçoit le César du meilleur acteur pour Smoking/No Smoking.
Pierre Arditi débute au cinéma en 1978 dans L'amour violé de Yannick Bellon. Sa rencontre avec Alain Resnais est décisive. Ce réalisateur trouve en Pierre Arditi le comédien sans paradoxes défini par Louis Jouvet. Mon oncle d'Amérique (1979) marque le début d'une longue collaboration entre les deux hommes. Suivent La vie est un roman (1983) et L'amour à mort (1984). Comédien généraliste, il se voit pourtant confier des rôles graves : musicien trahi dans Mélo (1986) d'Alain Resnais, haut fonctionnaire angoissant dans Agent trouble (1987) de Jean-Pierre Mocky. Il se définit comme un angoissé paisible. Angoissé : en 1987, il enchaîne quatre films en un an dont De guerre lasse de Robert Enrico, La passerelle de Jean-Claude Sussfeld et Natalia de Bernard Cohn. Paisible : depuis, il prend son temps, reprend sa route théâtrale et ne tourne plus qu'un film par an en moyenne. En 1993, avec Sabine Azéma comme partenaire, il effectue un véritable numéro d'acteur dans Smoking/No smoking d'Alain Resnais. Il tourne avec Costa-Gavras (La petite apocalypse, 1992), Jean-Paul Rappeneau (Le hussard sur le toit 1995), Claude Lelouch, (Hommes, femmes, mode d'emploi, 1996) et retrouve Alain Resnais pour une comédie musicale, On connaît la chanson (1997). Il prête sa voix, celle de Dieu l'invisible, au film d'Arthur Joffe Que la lumière soit, avant de tourner à nouveau avec Claude Lelouch dans Hasards ou Coïncidences (1998). En 2000, il reprend un classique de Marivaux La fausse suivante réalisé par Benoît Jacquot, puis il s'interroge avec distance et ironie en compagnie de quelques autres tels Claude Brasseur, Alain Delon, Gérard Depardieu, sur son métier de comédien dans Les Acteurs de Bertrand Blier, et il joue même son propre rôle dans le film du belge Benoît Peeters Le Dernier plan. Cette même année, il sera dans Le mystère de la Chambre Jaune de Bruno Podalydès, adaptation du célèbre roman policier de Gaston Leroux, tout comme Le parfum de la dame en noir (2005). Arditi retrouve une fois encore Sabine Azéma dans Pas sur la bouche en 2003, troisième film d'Alain Resnais dans le genre de la comédie musicale. Il tourne aussi Pourquoi (pas) le Brésil, adaptation très personnelle du roman de Christine Angot par Laetitia Masson. En 2004, il est avec Sylvie Testud dans Victoire, de Stéphanie Murat et aux côtés de Daniel Auteuil, L'un reste, l'autre part réalisé par Claude Berri (2005). Retrouvailles avec Claude Lelouch pour Le courage d'aimer (2005) et avec Alain Resnais et Sabine Azéma pour le film choral intimiste Cœurs (2006). Pascal Thomas le fera tourner avec Laetitia Casta dans Le grand appartement (2006). Pierre Arditi poursuit sa carrière éclectique avec Musée haut, musée bas (2007) de Jean-Michel Ribes. Toujours en 2007, il retrouve Bruno Podalydès pour Bancs publics (Versailles Rive-Droite). L'année 2011 marque ses retrouvailles avec Alain Resnais pour Vous n'avez encore rien vu, son dernier film avec le réalisateur. Il enchaîne avec Adieu Berthe de Bruno Podalydès la même année. En 2017, il apparaît dans Monsieur et Madame Adelman (2016) de Nicolas Bedos, qu'il retrouve en 2018 pour La Belle Époque. L'année 2021 le voit dans Les Choses humaines (2020) d'Yvan Attal, adaptation du roman de Karine Tuil. En 2022, il donne la réplique à Yvan Attal dans Maestro(s) de Bruno Chiche.

Autres activités :

Au théâtre, Pierre Arditi joue Vaclav Havel, Bertolt Brecht et Molière. A la télévision, il interprète notamment Blaise Pascal (1971) de Roberto Rossellini et Un métier d'acteur (1986) d'Edouard Molinaro.
Il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur en 2002.

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 474, décembre 1993
  • Périodique : Ciné-Revue, vol. 62, n° 50, décembre 1982
  • Périodique : Positif, n° 395, janvier 1994
  • Périodique : Première, n° 130, janvier 1988
  • Périodique : Revue du Cinéma (La) / Image et Son, n° 433, décembre 1987

Récompenses et nominations

  • 1994 - Meilleure interprétation masculine - César du Cinéma Français - Smoking/No smoking - Obtenu
  • 1987 - Meilleure interprétation masculine - César du Cinéma Français - Mélo - Obtenu

Collections liées