Roschdy Zem

Personnalité

Interprète, réalisateur, producteur, scénariste... : 1980-2020

Nationalité :  France

Naissance :  28/09/1965 - France - Gennevilliers, Seine

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Roschdy Zamzem

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Adaptateur, Dialoguiste, Coproducteur

Biographie

Formation :

Vendeur de jeans au marché aux puces de Saint-Ouen le week-end, Roschdy Zem se présente pendant la semaine à des castings. Repéré par le réalisateur André Téchiné, il débute avec un rôle de prostitué dans J'embrasse pas (1991). Le comédien débutant prolonge l'expérience sur les planches des théâtres de province avant d'entamer une véritable carrière d'acteur.

Carrière :

Figure majeure du cinéma français contemporain, Roschdy Zem s'est imposé par l'intensité et la sobriété de son jeu, incarnant des personnages souvent confrontés aux questions d'identité, de justice et de transmission. Récompensé par le César du meilleur acteur pour Roubaix, une lumière, il mène parallèlement une carrière de réalisateur reconnue pour son regard humaniste sur les fractures de la société française.
Après une nouvelle apparition dans un film de Téchiné, Ma saison préférée (1992), la carrière de Roschdy Zem décolle lorsqu'il obtient deux rôles importants, dans En avoir (ou pas) (1995), premier film de Laetitia Masson, et dans N'oublie pas que tu vas mourir (1994), de Xavier Beauvois, un film noir où l'acteur interprète un dealer de crack. Deux films lui tiennent à coeur, L'Autre Côté de la mer (1996) de Dominique Cabrera où il campe un jeune médecin français d'origine maghrébine tissant une étroite relation d'amitié avec un pied-noir (Claude Brasseur) resté en Algérie, et Vivre au paradis (1998), de Bourlem Guerdjoul dans lequel il interprète le rôle de Lakhdar, immigré algérien au début des années 60 qui découvre que la France n'est pas le pays de ses rêves. Fidèle à André Téchiné et à Laetitia Masson, il est à l'affiche d'Alice et Martin (1997) et d'A vendre (1997). Interprète de Ceux qui m'aiment prendront le train (1997), de Patrice Chereau, il obtient en 2000 une nomination aux Césars dans la catégorie du meilleur second rôle pour son interprétation dans Ma petite entreprise (1998), de Pierre Jolivet. Roschdy Zem ne cesse ensuite d'enchaîner des seconds rôles toujours forts et remarqués, on retiendra entre autres ses prestations dans Le Raid (Djamel Bensalah, 2001), Chouchou (Merzak Allouache, 2002), 36, quai des Orfèvres (Olivier Marchal, 2004), Le Petit lieutenant (Xavier Beauvois, 2004) ou Va, vis et deviens (Radu Mihaileanu, 2004). La reconnaissance du public lui vient en 2006 où il reçoit le Prix d'interprétation masculine pour Indigènes de Rachid Bouchared (2005). Roschdy Zem s'essaie alors à la réalisation avec Mauvaise foi (2005), comédie sur les couples mixtes où il partage l'affiche avec Cécile de France. Il sera ensuite flic dans Go fast, polar français d'Olivier Van Hoofstadt (2007), agent de sécurité complexé dans La Fille de Monaco (Anne Fontaine, 2007), obscur avocat manipulé par le pouvoir dans Commis d'office (Hannelore Cayre, 2008). Roschdy Zem repasse à la réalisation en 2008 avec London River, film sobre et dépouillé sur le thème de la tolérance qui utilise pour cela la rencontre entre un musulman et une chrétienne tous deux à la recherche de leur enfant disparu pendant les attentats de Londres. Il tient le rôle d'un policier d'origine arménienne dans la première réalisation de son ami Pascal Elbé Tête de turc (2009), un polar sombre et réaliste mêlant violences des cités, injustices sociales et immigration. Toujours en 2009, il est l'un des protagonistes de Happy Few d'Antony Cordier, chronique sentimentale explorant les relations amoureuses contemporaines. Après avoir réalisé Omar m'a tuer (2010), inspiré de la célèbre affaire judiciaire Omar Raddad, il retrouve la lumière en tête d'affiche d’Une nuit (2011) de Philippe Lefebvre, romance urbaine se déroulant au fil d'une nuit parisienne. Il enchaîne avec Bird People (2012) de Pascale Ferran, œuvre singulière présentée au Festival de Cannes, où il donne la réplique à Anaïs Demoustier. Roschdy Zem confirme son talent de réalisateur avec Bodybuilder (2013), comédie dramatique sur un homme en quête de reconstruction, puis avec Chocolat (2016), qui retrace la vie du premier artiste noir de la scène française, Rafael Padilla. De retour devant la caméra, il incarne un chef de caserne confronté à la difficulté du métier dans Les Hommes du feu (2016) de Pierre Jolivet, puis un père prêt à tout pour retrouver son enfant dans Ma fille (id.) de Naidra Ayadi. Deux ans plus tard, il réalise Persona non grata (2018), thriller politique porté par les tensions diplomatiques internationales. Cette même année, il livre l'une de ses prestations les plus marquantes dans Roubaix, une lumière d'Arnaud Desplechin, où il compose un commissaire de police à la fois méthodique et profondément humain. Son interprétation lui vaut le César du meilleur acteur en 2020. Roschdy Zem confirme ensuite sa place centrale dans le cinéma français avec Les Enfants des autres (2022) de Rebecca Zlotowski, chronique sensible des liens familiaux, et L'Innocent (id.) de Louis Garrel, comédie policière saluée par la critique. La même année, il réalise Les Miens, drame intime consacré aux relations fraternelles et familiales. Il se distingue également dans Enquête sur un scandale d'État (2019) de Thierry de Peretti, plongée dans les rouages du trafic de stupéfiants et des institutions françaises. En 2023, il apparaît dans Le Principal de Chad Chenouga, où il interprète un chef d'établissement confronté à un dilemme moral, puis dans Une affaire d'honneur de Vincent Perez, film d'époque centré sur l'univers du duel. L'année suivante, il poursuit sa diversification avec Hiver à Sokcho (Koya Kamura, 2024), et tient le rôle-titre d'Elyas (Florent-Emilio Siri, 2023), thriller d'action dans lequel il incarne un ancien soldat chargé d'assurer la protection d'une jeune femme et de sa fille. Toujours attentif à des projets mêlant exigence artistique et regard sur la société, il est à l'affiche de L'Affaire Zanetti (Leonardo Di Costanzo, 2025) et se glisse dans la peau d’Yves Montand pour Moi qui t'aimais (Diane Kurys, 2025).

Autres activités :

Roschdy Zem s'illustre également à la télévision : La Bavure (Alain Tasma, 1993), Mes dix-sept ans (Philippe Faucon, 1996), L'Honneur de ma famille (Rachid Bouchareb, 1996) et Mariage d'amour (Pascale Bailly, id.).

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Réalisation

Scénariste

Adaptateur

Coproducteur

Dialoguiste

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Positif, n° 435, mai 1997.
  • Périodique : Première, n° 243, juin 1997.
  • Périodique : Première, n° 263, février 1999
  • Périodique : Première, n° 379, septembre 2008
  • Périodique : Studio Magazine, n° 141, janvier 1999
  • Périodique : Studio Magazine, n° 217, juillet 2005
  • Périodique : Studio Magazine, n° 226, septembre 2006
  • Périodique : Studio Magazine, n° 229, décembre 2006
  • Périodique : Studio Magazine, n° 236, juillet 2007
  • Site Internet : Page d'Ecran noir : bio, filmo, photos

Récompenses et nominations

  • 2020 - Meilleur acteur - César du Cinéma Français - Roubaix, une lumière - Obtenu
  • 2020 - Meilleure interprétation masculine - Prix Lumières - Roubaix, une lumière - Obtenu
  • 2006 - Meilleure interprétation masculine - Festival International du Film (Cannes) - Indigènes - Obtenu