Karin Viard
Personnalité
Interprète, productrice, scénariste : années 1980-2020
Nationalité : France
Naissance : 24/01/1966 - France - Rouen, Seine-Maritime
Identité
Genre : femme
État civil :
- Karine Michèle Viard
Fonctions : Acteur, Voix (commentaire), Auteur, Auteur primaire
Biographie
Formation :
Karin Viard suit les cours du Conservatoire de Rouen, puis ceux de Blanche Salant et de Vera Gregh à Paris. Malgré son ambition première de faire du théâtre, elle multiplie les castings et tourne dans des courts-métrages et dans quelques téléfilms.Carrière :
Actrice fétiche du cinéma français, Karin Viard s’impose par son
charisme, sa polyvalence et son talent à incarner des femmes authentiques,
drôles ou poignantes, couronnés par deux Césars et une filmographie éclectique.
Karin Viard est remarquée grâce à deux petits rôles au cinéma.
L'esthéticienne de Tatie Danielle (Etienne Chatiliez, 1989) puis
l'amante pulpeuse du boucher sanguinaire de Delicatessen (Jeunet &
Caro, 1990) lui permettent d'obtenir son premier grand rôle dans La Nage
indienne (Xavier Durringer, 1991). Remarquée par la critique, elle est
nommée aux Césars comme meilleur espoir. Après avoir joué dans La
Séparation de Christian Vincent, elle enchaîne les seconds rôles. Capable
d'interpréter des personnages comiques (Les Randonneurs, Philippe
Harel, 1996) ou plus sombres (Adultère (mode d'emploi), Christine
Pascal, 1994), elle convainc grâce à une expression franche, un physique
généreux et un talent de caméléon. En 1995, elle triomphe dans Fourbi
d'Alain Tanner, où elle est le symbole d'une jeunesse dépourvue d'ambition et
de perspectives, puis campe une célibataire un peu désespérée éprise d'un homme
marié dans La Nouvelle Eve de Catherine Corsini (1999). La même année,
elle prend à bras le corps le personnage d'Emma, femme enceinte touchée par un
cancer dans Haut les cœurs ! (Solveig Anspach, id.), et elle
s'investit totalement dans ce rôle qui lui vaut le César de la meilleure
actrice. Elle renoue avec la comédie pour Reines d'un jour de Marion
Vernoux et Embrassez qui vous voudrez de Michel Blanc. Elle reçoit
d'ailleurs un second César pour son interprétation d'une jeune femme embarquée
dans des vacances luxueuses bien au-dessus de ses moyens. La Parenthèse
enchantée (Michel Spinosa, 2000), une digression sur les années 70, lui
donne l'occasion d'évoluer au milieu de la nouvelle génération d'acteurs
français. Elle aborde par la suite des personnages de femmes plus mûres, plus
discrètes, comme dans L'Emploi du temps de Laurent Cantet (2001), ou
dans Le Rôle de sa vie (2003), où elle livre une prestation
convaincante en assistante candide et effacée, dans l'ombre d'une actrice
capricieuse incarnée par Agnès Jaoui. Elle tourne ensuite dans des films plus
confidentiels, comme L'Enfer du bosniaque Danis Tanovic (2004) ou
encore dans le thriller de Costa-Gavras, Le Couperet (id.). Fidèle à
ses premiers complices, elle retrouve Christian Vincent pour Les Enfants
(id.), et Catherine Corsini pour Les Ambitieux en 2006. Elle joue
aussi dans la suite des Randonneurs, Les Randonneurs à St-Tropez
(2007), dans lequel Philippe Harel met de nouveau en scène la joyeuse bande de
vacanciers. Actrice prolifique, elle est toujours très sollicitée par les
metteurs en scène et incarne avec bonheur les femmes populaires, malicieuses,
pétillantes, énergiques, mais aussi râleuses, et combatives. En 2008, elle est
à l'affiche de Baby Blues, comédie sur la crise de la quarantaine et
le désir d'enfant, et du film choral Le Bal des Actrices de Maïwenn
LeBesco. Elle enchaîne les rôles marquants : Potiche (François Ozon, 2009),
Polisse (Maïwenn, 2010), où elle incarne une éducatrice spécialisée, et La
Famille Bélier (Éric Lartigau, 2013), où son interprétation de Gigi, la
tante excentrique, renforce sa popularité. Elle explore ensuite des registres
variés, du drame social (Chanson douce, Lucy Borleteau, 2018) à la
comédie (Les Apparences, Marc Fitoussi, 2019), en passant par des rôles
plus intimes (Maria rêve, Lauriane Escaffre, et Yvo Muller, 2022) ou historiques
(Madame de Sévigné, Isabelle Brocard, 2023). En 2022, elle coécrit et joue
dans Une nuit (Alex Lutz), confirmant son engagement dans des projets
audacieux. En 2023, elle apparaît dans Nouveau départ (Philippe Lefebvre,
2022) et Sage-Homme (Jennifer Devoldere, id.), avant de camper
une figure solide dans La Maison des femmes (Mélisa Godet, 2026), où
elle incarne une professionnelle dédiée à l'accompagnement des femmes victimes
de violences.