Christopher Walken
Personnalité
Interprète, producteur, scénariste... : années 1950-2020
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 31/03/1943 - Etats-Unis - New York, New York
Identité
Genre : homme
État civil :
- Ronald Walken
Fonctions : Acteur, Producteur, Réalisateur, Scénariste
Biographie
Formation :
Depuis l'enfance, Christopher Walken suit des cours de danse, de chant et de théâtre à New York. Il débute dans le métier avec des rôles dans des comédies musicales. Il fait sa première apparition à Broadway en 1959, dans J.B d'Archibald Macleish , sous la direction d'Elia Kazan. En 1964,il se produit aux côtés de Liza Minnelli dans la revue Best Foot Forward .Carrière :
Acteur au jeu unique, oscillant entre intensité dramatique et excentricité comique, Christopher Walken est une figure incontournable du cinéma, célèbre pour ses rôles de personnages énigmatiques, tourmentés ou décalés, et pour son Oscar du Meilleur second rôle dans Voyage au bout de l'enfer.
Christopher Walken fait ses débuts au cinéma en 1970 dans Le gang Anderson de Sydney Lumet. Il est remarqué pour son rôle de dandy étrange dans Next stop Greenwich Village (1976) de Paul Mazursky. Ses relations new-yorkaises le font rencontrer Woody Allen qui lui donne un petit rôle dans Annie Hall (1977). Il y incarne le frère de Diane Keaton, jeune homme désaxé, morbide et animé de pulsions suicidaires. Sa faculté de faire passer à l'écran une sorte de malaise, de grande violence contenue et de fragilité fait de lui un acteur recherché pour interpréter des personnages énigmatiques. En 1978, il voit sa prestation dans Voyage au bout de l'enfer (The deer hunter, Michael Cimino) récompensée par l'Oscar du Meilleur second rôle masculin. Le personnage de marine rendu fou par les atrocités de la guerre, qui s'adonne à l'opium et à la roulette russe, demeure un des témoignages les plus poignants sur l'expérience américaine en Asie du Sud-Est. Ce qu'il appelle lui-même sa "sale gueule" oriente sa carrière vers des rôles de "méchants" : il n'est pas du genre à interpréter un bon père de famille tranquille. Il enchaîne alors les rôles de meurtriers et de mafieux au cours des années 1980-90. Le plus marquant étant peut-être celui de Frank Black, trafiquant de drogue ultra-violent et protecteur des pauvres, dans King of New York (1990) d'Abel Ferrara. Dans le même registre, ses interprétations dans True romance (1993, Tony Scott), Pulp fiction (1994, Quentin Tarantino), Meurtre en suspens (John Badham, 1995), Nos funérailles (1996, Abel Ferrara) ou Suicide Kings (Peter O'Fallon, 1998) sont toutes très remarquées par la critique et le public. Christopher Walken travaille également avec David Cronenberg pour Dead zone (1983) où il s'essaie au cinéma fantastique ; dans le même registre il reste abonné aux rôles de méchants et on peut ensuite le voir dans Batman, le défi (Tim Burton, 1991) et Sleepy Hollow (Tim Burton, 1998). Christopher Walken ne s'arrête pas à ces rôles sanglants et ténébreux et exploite en parallèle sa veine comique. En 2001, il écrit et réalise un court métrage Popcorn shrimp. A partir des années 2000, l'acteur tourne dans de nombreuses comédies où les réalisateurs savent lui offrir des rôles à la mesure de son talent. On retiendra surtout son interprétation dans Attrape-moi si tu peux (Steven Spielberg, 2002) où il endosse le rôle du père de Leonardo DiCaprio, jeune imposteur génial. Christopher Walken enchaîne ensuite les comédies très américaines et déjantées comme Serial noceurs (David Dobkin, 2004), Et l'homme créa la femme (Frank Oz, 2004), ou il incarne le mari-robot de Glenn Close, un drôle d'entrepreneur de pompes funèbres dans L'Amour, six pieds sous terre (Nick Hurran, 2004) et les thrillers tel que Man on fire (Tony Scott, 2003). Pour Hairspray(2007) d’Adam Shankman, Christopher Walken incarne Wilbur Turnblad, le père bienveillant et débonnaire de Tracy, aux côtés de John Travolta dans le rôle de son épouse Edna. Ce rôle lui permet de révéler une facette plus légère et musicale de son talent : Walken, formé à la danse classique et à la comédie musicale, y chante et danse avec une élégance surprenante. Dans les années 2010, il apparaît dans Seven Psychopaths(Martin McDonagh, 2011), Jersey Boys(Clint Eastwood, 2013), et Mon grand-père et moi (Tim Hill, 2017). Après une longue absence au cinéma, le réalisateur canadien Denis Villeneuve lui confie le rôle de L’empereur Shaddam IV pour le second volet de Dune (2023).