Martin Sheen
Personnalité
Interprète, producteur, réalisateur : années 1960-2020
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 03/08/1940 - Etats-Unis - Dayton, Ohio
Identité
Genre : homme
Pseudonyme(s) :
- Ramon Gerard Estevez
État civil :
- Ramón Antonio Gerard Estévez
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Producteur exécutif, Producteur délégué, Préfacier, postfacier
Biographie
Formation :
Issu du Living Theater, Martin Sheen a débuté au théâtre à Broadway après avoir abandonné ses études. Il remporte son premier succès sur scène avec (1964) de Franck Gilroy. Ses premiers pas devant une caméra l'ont été pour de nombreux feuilletons télévisés auxquels il a participé le temps d'un épisode : Route 66 (1961), Les Accusés (1961), Au-delà du réel (1963), Flipper le dauphin (1963), New York police judiciaire (1968), Mission : impossible (1968), L'Homme de fer (1970), Mannix, Columbo (1973), Les Rues de San Francisco (1973)...Carrière :
Martin Sheen, figure majeure du cinéma américain, est surtout connu pour ses rôles de personnages tourmentés, complexes et souvent en marge de la société, ainsi que pour sa collaboration avec les plus grands réalisateurs, de Coppola à Scorsese. Son interprétation du capitaine Willard dans Apocalypse Now reste l’une des plus marquantes de l’histoire du cinéma, mais son éclectisme et sa longévité en font un acteur inclassable, capable de passer du drame intimiste au blockbuster.
Martin Sheen commence sa carrière cinématographique avec des personnages d'adolescents et d'écorchés vifs. Dans son premier film, L'Incident (Larry Pearce, 1967), il incarne un voyou qui terrorise des voyageurs dans le métro. L'année suivante, il tourne l'adaptation cinématographique de la pièce qui l'a révélé à Broadway, The Subject was Roses (Ulu Grosbard, 1968), ce qui lui vaut une nomination au Golden Globe. Après une série de rôles mineurs, il est remarqué en inquiétant militaire cherchant à masquer un grave incident dans Rage de George C. Scott (1972). Mais c'est son interprétation dans La Balade sauvage (Terrence Malick) qui lui apporte une certaine reconnaissance, la presse le comparant à James Dean pour ce rôle de marginal semant les cadavres au cours de sa fuite avec sa petite-amie. Il est aussi inquiétant face à la toute jeune Jodie Foster dans le thriller La Petite Fille au bout du chemin (Nicolas Gessner, 1977) et participe au casting de prestige du film catastrophe Le Pont de Cassandra (George Pan Cosmatos, 1977) aux côtés de Burt Lancaster, Sophia Loren et Ava Gardner. Il lui faut cependant attendre Apocalypse Now (Francis Ford Coppola, 1979) pour accéder à la notoriété internationale. Dans ce film baroque et puissant, dont l'action se déroule durant la guerre du Vietnam, il compose le capitaine Willard, chargé de chercher dans la jungle l'inquiétant colonel Kurtz et de l'éliminer. Ce voyage aux confins de la folie et de la mort dans un film qui remporte tous les lauriers (dont la Palme cannoise) lui permet d'accéder à des rôles de premier plan dans des films d'action. Il partage avec Kirk Douglas la tête d'affiche du thriller de science-fiction Nimitz, retour vers l'enfer (Don Taylor, 1980) et avec Albert Finney celle du polar Loophole (John Quested, 1981). Dans le film d'espionnage, Enigma (Jeannot Szwarc, 1983), il incarne un agent du KGB ayant pour mission de s'emparer d'un microprocesseur tandis que dans le futuriste Dead Zone (David Cronenberg, 1983), il est un politicien fascisant. Sur un tout autre registre, on le retrouve en journaliste gagné par la spiritualité dans le biopic Gandhi (Richard Attenborough, 1983). En 1987, il est un psychologue confronté aux phénomènes surnaturels et aux sectes dans Envoûtés (John Schlesinger) avant de jouer pour la première fois avec son fils, Charlie Sheen, dans le thriller financier Wall Street (Oliver Stone, 1987) : il y incarne le père de ce jeune yuppie pris sous son aile par un magnat de la finance sans scrupules. Le père et le fils se retrouvent pour Cadence (1990), affrontement entre un jeune soldat rebelle et un rigide officier de l'armée américaine que Martin Sheen a choisi pour son passage à la mise en scène. Gettysburg (Ronald F. Maxwell, 1993) le plonge en pleine guerre de Sécession et lui offre le rôle du fameux général sudiste Lee. Il tient un autre rôle historique, celui du gangster John Dillinger, dans le polar nostalgique Dillinger and Capone (Jon Purdy, 1995). Conseiller du président des Etats-Unis dans la comédie romantique Le Président et Miss Wade (Rob Reiner, 1995), il tourne dans les années qui suivent essentiellement avec ses deux fils : Emilio Estevez le dirige dans The War at Home (1996) tandis que Charlie Sheen est son partenaire dans plusieurs séries B d'action. Il faut attendre 2003 pour que, auréolé de son triomphe télévisé dans A la Maison Blanche, il tourne à nouveau dans des productions prestigieuses : Steven Spielberg l'engage dans Arrête-moi si tu peux (2003) et Martin Scorsese pour Les Infiltrés. Il retrouve également son fils Emilio Estevez pour Bobby (2006), inspiré de l'assassinat de Robert Kennedy, puis pour The Way, la route ensemble (2010) où ils marchent ensemble sur les chemins de Compostelle. En 2012, il participe au grand succès de The Amazing Spider-Man (Marc Webb) dans le rôle de l'oncle du super-héros. L’année suivante, il apparaît dans Salinger (Shane Salerno, inédit) documentaire sur l’écrivain J.D. Salinger, et incarne un personnage marqué par la culpabilité dans The Whale (Alirck Riley, inédit). En 2014, il se glisse dans la peau d’un dirigeant industriel controversé dans Bhopal: A Prayer for Rain (Ravi Kumar, inédit) inspiré de la catastrophe chimique de Bhopal, et reprend son rôle d’oncle Ben dans The Amazing Spider-Man : le destin d’un héros (Webb, 2013). Toujours en 2014, il rejoint le casting de Selma (Ava DuVernay), où il campe un juge raciste, puis celui de Favelas, où il joue un prêtre confronté à la misère des bidonvilles brésiliens. En 2015, il incarne un mineur chilien rescapé dans The 33 (VOD), inspiré de l’accident minier de San José, et un commissaire déterminé dans Badge of Honor (Agustin, inédit). L’année 2016 le voit interpréter un magnat de l’aviation dans L’Exception à la règle (Warren Beatty) et un père adoptif dans Anne, la maison aux pignons verts (John Kent Harrsion, inédit). Martin Sheen se fait ensuite plus rare au cinéma.