Yves Angelo
Personnalité
Dir. de la photo, réalisateur, scénariste... : années 1970-2020
Nationalité : France
Naissance : 22/01/1956 - Meknès, Protectorat français au Maroc
Identité
Genre : homme
Fonctions : Réalisateur, Scénariste, Adaptateur, Directeur de la photographie/Chef opérateur, Assistant opérateur, Conseiller artistique, Conseiller technique, Cadreur/Opérateur, Acteur, Collaborateur, Auteur
Biographie
Formation :
En 1975, Yves Angelo sort diplômé de la section image de l'ENS Louis-Lumière. Il a mené parallèlement des études musicales complètes en classe de piano et d'harmonie. Il débute en 1976 comme premier assistant. Il travaille sur une vingtaine de longs métrages, avant de devenir cadreur en 1984.Carrière :
Yves Angelo, figure emblématique du cinéma français, est un directeur de la photographie et réalisateur multi-récompensé, connu pour son travail visuel exceptionnel et sa polyvalence artistique.
Après avoir travaillé en tant que cadreur sur Camille Claudel (Bruno Nuytten, 1987), Yves Angelo décide de passer à la direction de la photographie. Il fait ses débuts dans Baxter (Jérôme Boivin, 1988). Passionné par le cadre, qui lui "permet de rester tout près de l'image, sans intermédiaire", il n'affiche aucune préférence envers un quelconque style de mise en scène.
Son travail sur Nocturne indien (Alain Corneau, 1988) lui vaut le César de la meilleure photographie. Puis il signe la photographie de Tumultes (Bertrand Van Effenterre, 1989) où les images à dominante de gris bleutés confèrent au film sa force dramatique. Angelo accorde une grande importance à la création artistique, au-delà de la technique. Il passe beaucoup de temps avec le réalisateur et l'équipe technique avant le début du tournage d'un film.
En 1990, il travaille avec Jacques Deray sur Netchaïev est de retour, et avec François Dupeyron, sur Un cœur qui bat. Il s'oriente ensuite vers un cinéma plus institutionnel. Après Un cœur en hiver (Claude Sautet, 1991) il est de nouveau récompensé par un César pour son travail sur Tous les matins du monde (Alain Corneau, 1991). Avec ce film, et celui de Claude Berri, Germinal (1992), qui lui vaut un troisième César, Angelo s'attaque au cinéma à grand spectacle. Il s'occupe de la photographie de L'accompagnatrice (1992), de Claude Miller, puis, en 1996, de celle de Level five, de Chris Marker.
Il passe alors à la réalisation et fait tourner Depardieu dans Le Colonel Chabert (1993), film réussi et succès public. Ce qui l'encourage à réaliser d'autres films : Un air si pur (1996), Voleur de vie (1997), Sur le bout des doigts (2001) et Les âmes grises (2004).
A partir de 2001, Yves Angelo revient ensuite à son premier métier et travaille exclusivement avec des réalisateurs qu'il affectionne comme Alain Corneau, François Dupeyron, Gilles Legrand, Jean Becker ou encore Anne Fontaine.