Paul Misraki

Personnalité

Compositeur : années 1930-1960

Nationalité :  France

Naissance :  28/01/1908 - Constantinople, Empire Ottoman

Décès :  30/10/1998 - France - Paris

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Paul-Marie Misrachi

Fonctions : Acteur, Compositeur de la musique originale, Compositeur des chansons originales, Compositeur de la musique préexistante, Parolier des chansons originales, Parolier des chansons préexistantes, Intervenant, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Paul Misraki se tourne très tôt vers la musique. Il compose sa première valse à l'âge de sept ans. Elève de Charles Koechlin, il entre à vingt et un ans dans l'orchestre de Ray Ventura, dont il devient un des Collégiens et le parolier attitré. C'est pendant cette période qu'il écrit Tout va très bien, Madame la Marquise , fredonné par la France entière en 1936. Cet air reste à ce jour son plus grand succès.

Carrière :

Paul Misraki arrive au cinéma en 1931. Plusieurs de ses mélodies figurent au générique de films musicaux : Le Tourbillon de Paris (1939) d'Henri Diamant-Berger, Battements de coeur (1939) d'Henri Decoin, et Feux de joie , 1938 (où l'on entend une autre de ses grandes compositions, Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ? ). Après un exil aux Etats-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, Paul Misraki rejoint les nouveaux cinéastes français et compose pour les plus grands, et notamment pour Henri-Georges Clouzot (Manon , 1948), pour Jean Delannoy (Maigret tend un piège , 1957) ou Jacques Becker (Montparnasse 19 , 1957). Doué et curieux, il est capable de faire appel à un répertoire qui s'étend du classique à la musique jazz ; il retient l'expérience de ses nombreux voyages effectués avec la troupe de Ray Ventura et est l'un des premiers à faire entendre une musique métissée. Il fait preuve d'une inspiration bigarrée dans la partition endiablée qu'il écrit pour Mr. Arkadin (1954) d'Orson Welles. Son goût pour la création l'amène à se passionner pour la Nouvelle Vague. Il s'approprie la musique latino-américaine qu'il illustre dans le mambo de Brigitte Bardot dans Et Dieu créa la femme (1956) de Roger Vadim. Il rencontre Claude Chabrol pour qui il écrit la musique des Cousins (1958), de A double tour (1959) et des Bonnes Femmes (1959). Dans Alphaville (1965) de Jean-Luc Godard, Paul Misraki atteint les sommets de son art.

Autres activités :

Paul Misraki est l'auteur de deux romans, La Maison de mon père et De la boue sur les yeux . Il publie un essai sur le théologien et paléontologiste français Pierre Teilhard de Chardin, Pour comprendre Teilhard .

Filmographie

Longs métrages

Compositeur de la musique originale

Acteur

Compositeur des chansons originales

Parolier des chansons originales

Parolier des chansons préexistantes

Compositeur de la musique préexistante

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 530, décembre 1998
  • Périodique : Cinémaction, n° 62, janvier 1992
  • Périodique : Film Dope, n° 43, janvier 1990
  • Périodique : Film Français (Le), n° 1755, 2 février 1979
  • Périodique : Film Français (Le), n° 1767, 27 avril 1979
  • Périodique : Positif, n° 288, février 1985
  • Périodique : Télérama, n° 1277, 6 juillet 1974