Hélène Vincent
Personnalité
Interprète, metteuse en scène : années 1960-2020
Nationalité : France
Naissance : 09/09/1943 - France - Paris, Seine
Identité
Genre : femme
État civil :
- Jocelyne Hélène Nain
Fonctions : Acteur
Biographie
Formation :
Hélène Vincent débute au théâtre à l'âge de dix-sept ans et participe très vite à la troupe de Patrice Chéreau avant de rencontrer son futur mari, Jean-Pierre Vincent, qui la dirige sur scène à de nombreuses reprises.Carrière :
Grande actrice de théâtre révélée sur le tard au cinéma (elle a alors 45 ans) dans un rôle de comédie, elle a eu du mal à se départir de cette image. Employée essentiellement dans des rôles secondaires, l'actrice fait ses premiers pas à l'écran dans le cinéma réaliste et engagé de René Allio (Pierre et Paul , 1969, Les Camisards , 1972) avant d'être engagée pour un petit rôle par Bertrand Tavernier pour Que la fête commence (1974). Si elle continue sa brillante carrière sur scène et travaille régulièrement pour la télévision, il faut attendre 1988 pour qu'elle crève l'écran en composant le personnage de Mme Le Quesnoy, la mère de famille bourgeoise et catholique de La vie est un long fleuve tranquille , d'Etienne Chatillez, rôle qui lui vaut le César du meilleur second rôle. L'énorme succès du film lui vaut d'innombrables propositions de rôles similaires, qu'elle refuse même si elle reviendra régulièrement au registre comique dans des emplois très contrastés, que ce soit pour Le Bal des casses-pieds (Yves Robert, 1992), Une journée chez ma mère (Dominique Cheminal, 1993), Antilles sur Seine (Pascal Légitimus, 2000), Saint-Jacques... La Mecque (Coline Sereau, 2005), Les Irréductibles (Renaud Bertrand, 2006) ou Les Petits ruisseaux (Pascal Rabaté, 2010). Elle participe aussi à l'univers grinçant et décalé d'Albert Dupontel, incarnant la mère du héros de Bernie (1996) et resurgissant dans Enfermés dehors (2006). Considérée comme un grand second rôle du cinéma français, elle fait de régulières incursions dans le cinéma d'auteur et s'illustre particulièrement dans J'embrasse pas (1991), d'André Téchiné, où elle interprète une vieille fille, rôle pour lequelle elle décroche une nouvelle nomination aux Césars. Elle apparaît aussi en journaliste dans Tois couleurs : Bleu de Krzysztof Kieslowski (1993), dans le drame historique de Serge Moati Des feux mal éteints (1994), situé durant la guerre d'Algérie, ou dans le film social de Christophe Otzenberger, Itinéraires (2006). C'est cette même veine qui lui vaut son plus grand rôle, celui de la mère de Vincent Lindon, atteinte d'un cancer incurable, dans la chronique intimiste de Stéphane Brizé, Quelques heures de printemps (2012). Ce personnage digne et bouleversant lui apporte, à 69 ans, sa première nomination au César de la meilleure actrice.Autres activités :
Hélène Vincent s'illustre essentiellement au théâtre sous la direction des plus grands metteurs en scène (Patrice Chéreau, Jean-Pierre Vincent, Bernard Sobel, Agnès Laurent, Patrice Kerbrat, Christian Schiaretti...), décrochant deux nominations au Molière de la meilleure comédienne en 2010 et 2011. Elle est également metteur en scène elle-même pour des pièces de Shakespeare, Strindberg, Ibsen ou Feydeau. Elle apparaît également souvent à la télévision depuis ses débuts, aussi bien pour des séries et des feuilletons (Médecins de nuit , Les Dames de la côte , La Rivière Espérance , Le Comte de Monte-Christo , Clara Sheller , Les Petits Meurtres d'Agatha Christie , Joséphine ange gardien ...) que pour des téléfilms (La Maison des enfants , Aline Issermann, 2002 ; Mourir d'aimer , Josée Dayan, 2009 ; La Résidence , Laurent Jaoui, 2011...).Filmographie
Courts métrages
Longs métrages
Bibliographie éditoriale
Récompenses et nominations
Liens familiaux
Marié(e) à :
- Jean-Pierre Vincent - (divorcé, 1 enfant)