Mylène Demongeot
Personnalité
Interprète, productrice : années 1950-2020
Nationalité : France
Naissance : 29/09/1935 - France - Nice, Alpes-Maritimes
Décès : 01/12/2022 - France - Paris, Paris
Identité
Genre : femme
Pseudonyme(s) :
- Marie-Hélène Demongeot
Fonctions : Acteur, Producteur délégué, Préfacier, postfacier, Auteur, Auteur primaire
Biographie
Formation :
Montée à Paris à l'âge de treize ans, la jeune Marie-Hélène Demongeot s'adonne toute entière au piano. Elle suit ensuite des cours d'art dramatique avec René Simon et Marie Ventura. Ses études achevées, elle débute une brève carrière de mannequin.Carrière :
Mutine et sculpturale, Mylène Demongeot fut souvent considérée comme une rivale de Brigitte Bardot. Elle fut en tout cas un des sex-symbols les plus emblématiques et les plus populaires du cinéma français du tournant des années 1950-1960. Le cinéma s'intéresse à la jeune modèle alors qu'elle n'a que dix-sept ans. Après avoir joué les blondes sulfureuses dans Les Enfants de l'amour (1953) de Léonide Moguy et quelques autres comédies légères, Mylène Demongeot est retenue pour participer au drame Les Sorcières de Salem (1957) de Raymond Rouleau, tiré du roman d'Arthur Miller, où elle interpréte, aux côtés d'Yves Montand et de Simone Signoret, la petite peste Abigail. Ce rôle suffit à faire d'elle une vedette. Elle confirme son ambition d'actrice en jouant la lumineuse et très libre Elsa de Bonjour tristesse (1958), luxueuse adaptation du roman de Françoise Sagan par Otto Preminger, dans laquelle la jeune Mylène Demongeot côtoie Jean Seberg, David Niven et Deborah Kerr. Elle confirme sa popularité naissante de sex-symbol dans des comédies légères qui rencontrent un grand succès, telles Sois belle et tais-toi (Marc Allégret, 1958) ou Faibles femmes (Michel Boisrond, 1959), tout en sachant se montrer beaucoup plus sombre comme dans Une manche et la belle (Henri Verneuil, 1957), où elle se révèle machiavélique. Très rapidement, son physique la fait remarquer à l'étranger. Elle prête ainsi ses formes sculpturales à quelques péplums italiens (La Bataille de Marathon , Jacques Tourneur, 1959 ; L'Enlèvement des Sabines , Richard Pottier, 1961 ; L'Or des Césars , André De Toth, 1963) mais tourne aussi, toujours en Italie, dans quelques films à sketches et dans des drames de Mauro Bolognini (Les Garçons , 1959) et Dino Risi (L'Inassouvie , 1960). Elle met aussi son charme piquant au service de cinéastes anglais comme Ralph Thomas - pour les comédies Entrée de service (1959) et Doctor in Distress (1963) - et surtout Roy Ward Baker qui lui offre le rôle d'une paysanne mexicaine amoureuse d'un prêtre dans ce très singulier western qu'est Le Cavalier noir (1961). La même année, grâce à sa persévérance, elle obtient l'un de ses rôles les plus marquants, la Milady de Winter des deux volets des Trois mousquetaires réalisés par Bernard Borderie (. Après une fantaisie policière de Michel Deville dans laquelle elle renouvelle avec sensibilité et finesse son personnage (A cause à cause d'une femme, 1963), elle devient l'intrépide photographe qui, aux côtés du journaliste Fandor (Jean Marais) et du commissaire Juve (Louis de Funès), tente de mettre un termes aux agissements du mystérieux Fantômas dans la trépidante et populaire trilogie d'André Hunebelle : Fantômas (1964), Fantômas se déchaîne (1965) et Fantômas contre Scotland Yard (1967). En 1966, après sa rencontre avec Marc Simenon et lasse de jouer les jeunes premières, elle se lance dans la production pour aider son nouveau compagnon à réaliser ses films. Elle produit et interprète ainsi Le Champignon (1970), L'Explosion (1971), Par le sang des autres (1974) et Signé Furax (1981). Ces films n'ont pas le succès escompté et la carrière de comédienne de Mylène Demongeot marque le pas, même si elle n'arrête pas pour autant de tourner dans des films et des rôles moins importants. On la retrouve dans Les Noces de porcelaine (1975) de Roger Coggio, dans Le Bâtard (1983) de Bertrand Van Effenterre, Flics de choc (1983) de Jean-Pierre Desagnat... Bertrand Blier lui confie une apparition lors d'une séquence mémorable de Tenue de soirée (1985) et Liliane de Kermadec fait d'elle une gérante de drugstore qui aide l'héroïne de La Piste du télégraphe (1994) à rejoindre le détroit de Bering. Elle se retire ensuite quasiment des écrans pendant une décennie avant de devenir un second rôle apprécié, récoltant deux nominations aux Césars pour 36 quai des Orfèvres (Olivier Marchal, 2004) et La Californie (Jacques Fieschi, 2007). Le couple qu'elle forme avec Claude Brasseur dans la comédie Camping (Fabien Onteniente, 2006) et sa suite (Camping 2, Fabien Onteniente, 2010) lui vaut un regain de popularité. Elle trouve grâce à Hiner Saleem de beaux personnages très touchants dans les poétiques Les Toits de Paris (2007) - dont elle dira qu'il s'agit d'un de ses meilleurs films - et Si tu meurs, je te tue (2011). Se souvenant de son passé de sex-symbol, Emmanuelle Bercot lui donne un rôle d'ancienne miss dans Elle s'en va (2013).Autres activités :
Après quelques essais peu concluants au théâtre (Virages dangereux , 1957, de Raymond Rouleau ; Electre ; Gugusse , 1968), Mylène Demongeot commence à se sentir à l'aise sur scène avec Le Canard à l'orange (1984). Elle joue depuis lors avec assurance dans plusieurs pièces, et notamment dans Un homme pressé (1992) de Jean-Pierre Vincent, où elle incarne la femme d'un personnage biblique, Job, interprété par Daniel Auteuil. En 2000, elle est la reine-mère de Beckett ou l'honneur de Dieu de Jean Anouilh, mis en scène par Didier Long et interprété par Bernard Giraudeau dans le rôle-titre. Elle est apparue à la télévision dans la série Les Dossiers de l'agence O (1968) réalisée par Marc Simenon et a été la vedette de la série policière Marion (1982). Elle a tenu un rôle récurrent dans une série de téléfilms italiens menés par Bud Spencer (Big man , 1988) et a tourné quelques téléfilms, dont Vacances au purgatoire (1992), réalisé par Marc Simenon. Parmi ses autres téléfilms, on note La Tête haute (Gérard Jourd'hui, 2005), Le Fantôme du lac (Philippe Niang, 2007), La Ballade de Lucie (Sandrine Ray, 2013) et Les Mauvaises Têtes (Pierre Isoard, 2013). Très investie dans différentes causes sociales, elle s'est essayée à la politique en 1992 en se présentant aux élections régionales.Filmographie
Longs métrages
Bibliographie éditoriale
Récompenses et nominations
Liens familiaux
Marié(e) à :