Carrière :
Gérard Darmon débute au cinéma dans Les Aventures de Rabbi Jacob
(Gérard Oury, 1973) puis dans un film de son ami Roger Hanin, Le Faux cul
(1975). Mais sa carrière cinématographique démarre véritablement en 1981. Le public le découvre dans Diva
de Jean-Jacques Beineix. La même année, il joue dans la grande production Le Grand pardon
d'Alexandre Arcady, qu'il retrouve en 1983 pour Le Grand carnaval
.
Cantonné au début de sa carrière dans des rôles de truands et de personnages louches à cause de son physique étrange et inquiétant, il étend son registre dans ses films suivants. Il prête son regard sombre et son visage buriné à un gitan (son premier rôle titre) dans Les Princes
de Tony Gatlif (1982), avant d'interpréter un photographe dans On ne meurt que deux fois
de Jacques Deray (1985).
En 1986, il retrouve Jean-Jacques Beineix dans 37°2 le matin
; son personnage apporte un peu de truculence à cette histoire d'amour féroce et tragique. Soucieux de chercher des voies différentes, il s'oriente de plus en plus vers la comédie. Il campe un page efféminé dans Sans peur et sans reproche
de Gérard Jugnot (1988). En 1994, il danse la carioca avec Alain Chabat dans La Cité de la peur
, le film du trio les Nuls. Au fil des années 90, il travaille avec des metteurs en scène aux styles aussi variés que Claude Lelouch (Il y a des jours et des lunes
, 1989 ; La Belle histoire
, 1990 ; Tout ça pour ça
, 1992), Bigas Luna (La Lune et le téton
, 1994), Patrick Grandperret (Les Victimes
, 1995), ou Patrick Braoudé (Amours et confusions
, 1996).
Gérard Darmon triomphe à nouveau aux yeux du grand public dans un rôle taillé pour son humour très "second degré" dans Astérix et Obelix : Mission Cléopâtre
réalisé par son complice Alain Chabat en 2001 : il est le traître Amonbofis, l'architecte officiel de César. L'acteur enchaîne alors des rôles réjouissants dans des comédies grand public qui sont toutes des "cartons" : il est le sombre Kowalski dans Le Boulet
(Alain Berbérian, 2001), le désagréable Phil Canon, animateur radio dans Qui a tué Pamela Rose
(Eric Lartigau, 2002), le mafieux drôle malgré lui dans Mariage mixte
(Alexandre Arcady, 2003) ou le directeur de croisière jaloux et sans scrupule de Bienvenue à bord
(2011).
Dans les deux opus du Coeur des hommes
(Marc Esposito, 2002 et 2006), il est l'attachant Jeff, homme d'affaires passé au vert de la Provence, prêt à tout pour ses trois meilleurs amis. Gérard Darmon revient parfois au polar, comme dans Les Parrains
(Frédéric Forestier, 2003) où il campe un ex-gangster rangé qui reprend du service.