Jeremy Irons

Personnalité

Interprète, producteur, réalisateur : années 1970-2020

Nationalité :  Royaume-Uni

Naissance :  19/09/1948 - Royaume-Uni - Cowes, Île de Wight, Angleterre

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Jeremy John Irons

Fonctions : Acteur, Producteur délégué, Auteur secondaire, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Engagé à dix-huit ans à l'Old Vic Theater de Bristol, Jeremy Irons fait ses premiers pas au théâtre dans des pièces de Shakespeare, Gogol et Harold Pinter. Il débarque à Londres en 1971, y décroche son premier rôle important en 1973, incarnant saint Jean-Baptiste dans Godspell , une comédie musicale à succès signée John M. Tebelak. Attiré par la télévision, Jeremy Irons connaît le succès populaire avec le feuilleton Brideshead revisited (1981).

Carrière :

Jeremy Irons, acteur au charisme unique et à la voix inoubliable, s'est imposé dans le cinéma mondial par des rôles alliant profondeur psychologique et prestigieuse variété, allant du drame historique aux franchises hollywoodiennes majeures. Lauréat d’un Oscar, il a su bâtir une carrière marquée par des performances intenses et des collaborations avec des cinéastes renommés, confirmant son statut de grand comédien hors pair.
Grand comédien à la prestance et à la voix inimitables, Jeremy Irons a toujours su séduire les cinéastes les plus divers, des plus exigeants aux plus médiocres, quitte à galvauder son talent dans des grosses productions sans grand intérêt. Après Herbert Ross, qui lui offre sa première apparition sur grand écran en 1979 dans Nijinski, c'est Karel Reisz qui met en valeur sa silhouette, en en faisant le partenaire de Meryl Streep dans La Maîtresse du lieutenant français (1981). Acteur instinctif qui laisse une large place à l'improvisation, Jeremy Irons peut passer de l'univers très britannique de Harold Pinter à celui, tout français, de Marcel Proust. Ainsi tourne-t-il en 1983 Trahisons conjugales (David Jones), dont le scénario écrit par Pinter lui permet d'exceller dans le jeu de mots, le sous-entendu, le double-sens et le non-dit. L'année suivante, il tourne en français pour la première fois de sa carrière, acceptant le rôle de Charles Swann et se confrontant à Alain Delon en baron de Charlus dans l'impossible adaptation du roman de Proust (Un amour de Swann, Volker Schlöndorff). Formidable en tyrannique contremaître polonais dans Travail au noir (Jerzy Skolimovski, 1982), il est tout aussi crédible en missionnaire jésuite dans l'Amérique du Sud du XVIè siècle du Mission de Roland Joffé (1986). Sa rencontre avec David Cronenberg lui offre deux rôles passionnants et complexes : celui des deux jumeaux gynécologues de l'inquiétant Faux semblants (1988) et celui du diplomate français amoureux d'une Chinoise qui s'avèrera un homme dans le troublant M. Butterfly (1993). Entre ces deux films, il connaît la consécration internationale en 1991 pour son interprétation de Klaus von Bulow, milliardaire ambigu soupçonné du meurtre de son épouse, dans Le Mystère von Bülow (Barbet Schroeder) pour lequel il remporte l'Oscar du meilleur acteur. Il incarne ensuite Franz Kafka dans l'intrigant Kafka de Steven Soderbergh (1991) et vit une liaison passionnée avec Juliette Binoche dans Fatale (Louis Malle, 1992). Il fait partie du prestigieux casting de La Maison aux esprits (Bille August, 1993) au côté de Meryl Streep, Glenn Close, Antonio Banderas et Winona Ryder et tient son rôle le plus populaire dans Le Roi lion (Roger Allers, Rob Minkoff, 1994) en donnant sa voix à Scar, le méchant de ce dessin animé des studios Disney. Face à Bruce Willis, il interprète un autre personnage inquiétant, le terroriste machiavélique qui menace New York dans Une journée en enfer (John McTiernan, 1995), troisième volet de la saga Die Hard. Il rejoint ensuite Bernardo Bertolucci sous le soleil de Toscane pour Beauté volée (1995) où il joue un écrivain gravement malade. Les années suivantes, si elles le voient toujours tourner, marquent un net reflux de la qualité de ses films, que ce soit le remake de Lolita par Adrian Lyne (1997) (il reprend le rôle créé par James Mason dans le film de Kubrick) ou la nouvelle version de L'Homme au masque de fer (Randal Wallace, 1998) où il incarne Aramis. Il participe ensuite, dans le rôle du tyran Profion, à l'adaptation cinéma du jeu Donjons et dragons (Courtney Solomon, 2000), premier des blockbusters fantastiques pour adolescents auxquels il apportera sa caution avant Eragon (Stefen Fangmeier, 2006) et Sublimes créatures (Richard LaGravenese, 2013). La version de La Machine à explorer le temps (2002) réalisée par l'arrière-petit-fil de H.G. Wells, Simon Wells, lui vaut un nouveau personnage de méchant tandis que Claude Lelouch lui offre un rôle à la Arsène Lupin dans And now... Ladies and gentlemen (2002). Producteur attentionné d'une Maria Callas désespérée d'avoir perdu sa voix dans Callas forever (Franco Zeffirelli, 2002), il renoue avec le répertoire shakespearien grâce à Michael Radford qui lui propose le rôle-titre du Marchand de Venise (2004). Il enchaîne alors les rôles (secondaires) dans des films en costumes : ceux du Londres des années 30 (Adorable Julia, Istvan Szabo, 2004), des chevaliers du temps des croisades (Kingdom of Heaven, Ridley Scott, 2005), des nobles vénitiens du XVIIIè siècle (Casanova, Lasse Hallström, 2005). Réalisateur du film dans le film du très étrange Inland Empire de David Lynch (2006), il est ensuite un riche fermier du beau western de Ed Harris (Appaloosaw, 2008) avant de devenir un puissant financier en plein crash de 2008 dans Margin Call (J.C. Chandor, 2011). Vingt ans après La Maison aux esprits, il retrouve en 2013 le réalisateur Bille August pour Night Train to Lisbon dans lequel il incarne un professeur de latin enquêtant sur les traces d'un écrivain dont le livre l'a bouleversé. En 2015, il est à l'affiche de High-Rise (Ben Wheatley, 2014), thriller dystopique où il interprète un promoteur immobilier d'envergure. Dès 2014, il rejoint le genre super-héroïque en incarnant Alfred Pennyworth, le célèbre majordome de Batman, à trois reprises dans Batman v Superman : L'Aube de la justice (Zack Snyder), Justice League (id., 2016) et Zack Snyder's Justice League (2021). Cette période voit aussi son implication dans des projets historiques et dramatiques : il incarne en 2015 Avery Brundage dans La Couleur de la victoire (Stephen Hopkins) et Alan Rikkin, un dirigeant machiavélique, dans Assassin's Creed (Justin Kurzel) En 2018, il tient le rôle du Général Vladimir Korchnoi dans le thriller d'espionnage Red Sparrow (Francis Lawrence). Le début des années 2020 lui offre une place de choix dans des films à la tonalité prestigieuse : en 2021, il est Rodolfo Gucci dans House of Gucci de Ridley Scott et campe Neville Chamberlain dans le film d'espionnage historique L'Étau de Munich (VOD). En 2022, il retrouve l'univers DC dans The Flash (Andy Muschietti). La même année, il joue dans le drame Cello (Darren Lynn Bousman). Jeremy Irons est à l’affiche du film historique, présenté à la Mostra de Venise 2025, Palestine 36 (Annemarie Jacir), qui retrace la grande révolte arabe des années 1936-1939 contre l’occupant britannique.

Autres activités :

Parallèlement à sa carrière cinématographique, Jeremy Irons poursuit son chemin à la télévision et au théâtre. Sur scène, il se partage en Londres et New York. En 1984, il joue à Broadway au côté de Glenn Close dans Tom Stoppard's The Real Thing qui lui vaut un Tony Award. En 2003, il tient l'un des rôles principaux de la comédie musicale de Stephen Sondheim, A Little Night Music . A la télévision, il a obtenu un Golden Globe pour son interprétation de lord Robert Dudley dans la mini-série historique Elizabeth I (2005). Sa stature et sa voix caverneuse semblent le vouer aux rôles aristocratiques puisqu'il joue le roi Henri IV dans l'adaptation pour la BBC de la pièce éponyme de Shakespeare (2011) puis le pape Alexandre VI dans la série Les Borgia (2011-2013). Sur un registre plus contemporain, il est aussi apparu dans deux épisodes de la série New York unité spéciale (2011).

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : American Film, vol. 16, n° 10, novembre/décembre 1991
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 351, septembre 1983
  • Périodique : Film Dope, n° 27, juillet 1983
  • Périodique : Films and Filming, n° 358, juillet 1984
  • Périodique : Films in Review, vol. 32, n° 9, novembre 1981
  • Périodique : Interview, vol. 20, n° 6, juin 1990
  • Périodique : Mensuel du Cinéma (Le), n° 16, avril 1994
  • Périodique : Photoplay, vol. 33, n° 2, février 1982
  • Périodique : Positif, n° 374, avril 1992
  • Périodique : Premiere, vol. 2, n° 3, avril 1994
  • Périodique : Revue du Cinéma (La), n° 469, mars 1991
  • Périodique : Sight and Sound, vol. 8, n° 5, mai 1998
  • Périodique : Studio Magazine, n° 68, décembre 1992
  • Site Internet : Bio, filmo, artciles, scène, portraits...

Récompenses et nominations

  • 2002 - César d'honneur - César du Cinéma Français - Obtenu
  • 1998 - Prix pour l'ensemble de la carrière - EFA - European Film Academy - Obtenu
  • 1997 - Prix pour l'ensemble de la carrière - Festival International de Cinéma (San Sebastian) - Obtenu
  • 1991 - Meilleure interprétation masculine - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Reversal of fortune - Obtenu
  • 1991 - Meilleure interprétation masculine - Boston Society of Film Critics Awards - Reversal of fortune - Obtenu
  • 1991 - Meilleure interprétation masculine - Chicago Film Critics Association Awards - Reversal of fortune - Obtenu
  • 1991 - Meilleure interprétation masculine - David Di Donatello Awards - Reversal of fortune - Obtenu
  • 1991 - Meilleure interprétation masculine - Golden Globes - Reversal of fortune - Obtenu
  • 1991 - Meilleure interprétation masculine - NSFC Award - National Society of Film Critics Awards - Reversal of fortune - Obtenu
  • 1990 - Meilleure interprétation masculine - Los Angeles Film Critics Association Awards - Reversal of fortune - Obtenu
  • 1989 - Meilleure interprétation masculine - FantasPorto. Festival Internacional de Cinema (Porto) - Dead ringers - Obtenu
  • 1988 - Meilleure interprétation masculine - New York Film Critics Circle Awards - Dead ringers - Obtenu

Collections liées