Jean-Claude Dreyfus
Personnalité
Interprète, voxographe : années 1970-2020
Nationalité : France
Naissance : 18/02/1946 - France - Paris, Seine
Identité
Genre : homme
Pseudonyme(s) :
- Jean-Claude Dreyfuss
Fonctions : Acteur, Voix (commentaire)
Biographie
Formation :
Jean-Claude Dreyfus démarre sa carrière artistique à quinze ans comme illusionniste dans des hôtels et des cabarets. Il suit les cours d'art dramatique de Tania Balachova et connaît, dans les années 70, un grand succès dans un spectacle de travestis avec La Grande Eugène . En 1973, il fait ses premiers pas au cinéma avec Comment réussir quand on est con et pleurnichard de Michel Audiard.Carrière :
Figure incontournable du cinéma français, Jean-Claude Dreyfus s’est imposé par sa présence singulière, son physique massif et sa capacité à incarner des personnages fantasques, inquiétants ou burlesques. Révélé au grand public dans Delicatessen, il est salué pour ses seconds rôles marquants dans des œuvres telles que Un long dimanche de fiançailles, La Cité des enfants perdus ou encore Deux frères.
Tandis qu'il découvre au théâtre des rôles plus sérieux sans jamais renier son goût pour l'éclectisme, Jean-Claude Dreyfus rencontre au cinéma des personnages très variés comme celui d'un vieux banquier libidineux dans Les héroïnes du mal (1978) ou Sarah Bernhardt dans Fitzcarraldo (1981, Werner Herzog). Il se spécialise ensuite dans des emplois fantasques et emphatiques : l'odieux petit bourgeois suffisant de Tandem de Patrice Leconte (1986), l'inquiétant boucher de Delicatessen (1990) de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro, rôle pour lequel il est nommé pour le César du meilleur second rôle masculin en 1992. Le public découvre un comédien à la stature massive, à la tête d'ogre et au rictus machiavélique qui passe l'essentiel de son temps sur les planches. Dans La Voix (1991) de Pierre Granier-Deferre, il joue un obséquieux maître d'hôtel. Il s'illustre particulièrement dans Tous les matins du monde et La cité des enfants perdus (1994), dans lequel il interprète un dresseur de puces. Jean-Claude Dreyfus est reconnu pour être un grand second rôle dans le cinéma français. Eric Rohmer lui offre un premier rôle avec le personnage du duc d'Orléans dans L'Anglaise et le duc en 2000. La multiplicité de son jeu lui permet de jouer avec de grands réalisateurs comme Jean-Jacques Annaud pour Deux frères (2003) ou Jean-Pierre Mocky pour Le Deal (2006). Jean-Claude Dreyfus poursuit une carrière cinématographique fidèle à son image de grand second rôle, multipliant les apparitions dans des univers variés et souvent singuliers. Il prête sa stature et sa voix reconnaissable à des personnages marquants, oscillant entre le burlesque, le tragique et l’étrange. On le retrouve ainsi dans L’Affaire Salengro (2009), où il campe Henri Béraud, puis dans L’Orpheline avec en plus un bras en moins (2009), où il incarne Duraquet, et dans Requiem pour une tueuse (2010), en maître de chant, confirmant sa capacité à s’imposer dans des rôles secondaires à la présence forte. Toujours sollicité pour des courts-métrages et des films d’auteur, il prête sa voix au conteur dans Le Fils du marchand d’olives (2011) et apparaît dans Attila Marcel (2012) de Sylvain Chomet, où il joue Monsieur Kruzinsky, personnage fantasque dans un film à l’univers poétique. Il continue d’explorer des registres variés, passant de la comédie absurde à la fable sociale, comme dans L’Enfermement (2014) et Sigma (2015), où il campe des figures d’autorité ou de marginaux, toujours avec cette intensité de jeu qui le caractérise. Dans les années suivantes, Dreyfus multiplie les participations à des projets indépendants et originaux, prêtant son physique et sa voix à des rôles de pères, de gardiens ou de figures mystérieuses, notamment dans Menina (2016) ou Nécrologies (2018). En 2024, il figure au générique de Bernard Duvert, l’Esprit souffle où il veut de Nathalie Vannereau, illustrant la longévité d’un parcours où la diversité des rôles prime sur la recherche de premiers plans.