Jacques Bufnoir
Personnalité
Créateur des décors, décorateur... : années 1970-2010
Nationalité : France
Naissance : 15/08/1944 - France - Toulon-sur-Arroux, Saône-et-Loire
Identité
Genre : homme
Fonctions : Acteur, Décorateur, Créateur des décors, Directeur artistique, Assistant décorateur, Dessinateur, Chef décorateur, Annotateur, Auteur, Auteur primaire
Biographie
Formation :
Avant ses débuts au cinéma, Jacques Bufnoir suit une formation artistique : aux Beaux-Arts de Lyon et l'Idhec à Paris, section "décoration". Avant de devenir chef décorateur, il a suivi le parcours classique des stages. C'est auprès de Willy Holt - le chef-décorateur entre autres d'Arthur Penn, Otto Preminger, Fred Zinnemann, John Frankenheimer, Stanley Donen, Woody Allen, Bertrand Blier, Roman Polanski - qu'il a eu ses premières expériences de terrain. Il est son assistant pour Staircase de Stanley Donen (1969). Il est aussi l'assistant de François de Lamothe pour le film L'Incorrigible de Philippe de Broca (1975).Carrière :
Jacques Bufnoir, chef décorateur français renommé, a marqué le cinéma hexagonal avec ses créations visuelles exceptionnelles, couronnées par un César des Meilleurs Décors pour Indochine en 1993.
Dès 1974, Jacques Bufnoir se lance dans la carrière de chef décorateur en prenant appui sur l'expérience d'un grand assistant : Jacques Brizzio. Il signe ainsi les décors de La Moutarde me monte au nez, de Claude Zidi. Décorateur prolifique, également directeur artistique, sa filmographie compte quelque 70 films, jusqu'à cinq pour une même année. Les cinéastes avec qui il a collaborés lui ont permis d'expérimenter des styles très variés : pour Claude Lelouch, il assurera les décors de plusieurs films, mais aussi pour Volker Schöndorf (Le Faussaire, 1981), Luc Besson (Angel-A, 2005), Patrice Leconte, Philippe de Broca, ou Régis Wargnier. En 2010, il est directeur artistique pour From Paris with Love de Pierre Morel. Il reçoit en 1993 le César des Meilleurs Décors pour Indochine (Régis Wargnier, 1992). Pour la préparation des décors de ce film, Jacques Bufnoir a procédé à des repérages très minutieux et a collecté une documentation impressionnante, allant d'un reportage sur les fumeries d'opium aux planches de Tintin dans Le Lotus Bleu, dessinées par Hergé. Toutes ces recherches iconographiques sont soigneusement classées dans des carnets dont la similitude avec ceux de Serge Pimenoff (conservés à la Cinémathèque française) est surprenante.