Michael Douglas

Personnalité

Interprète, producteur : années 1960-2020

Nationalité :  Etats-Unis

Naissance :  25/09/1944 - Etats-Unis - New Brunswick, New Jersey

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Michael Kirk Demsky

Fonctions : Assistant réalisateur, Acteur, Producteur exécutif, Producteur, Préfacier, postfacier

Biographie

Formation :

Etudiant en art dramatique à l'université de Santa Barbara, Michael Douglas suit parallèlement son père sur les studios de tournage. Installé à New York après sa licence, il se produit dans des pièces de théâtre. Il obtient ses premiers succès à la télévision dans la série mondialement diffusée Les rues de San Francisco , dont il tient la vedette de 1972 à 1976.

Carrière :

Icône du cinéma américain, Michael Douglas s’est imposé par son charisme et son éclectisme, aussi bien en tant qu’acteur qu’en tant que producteur, multipliant les succès dans des genres variés, du drame social à la comédie d’aventure, et remportant notamment l’Oscar du Meilleur film pour Vol au-dessus d’un nid de coucou.
Star du cinéma américain, Michael Douglas s'est d'abord fait remarquer dans la production. Rachetant à son père les droits du Vol au-dessus d'un nid de coucou, il fait porter la pièce à l'écran par Milos Forman en 1975 et rafle cinq Oscars, dont celui du Meilleur film, un coup de maître auquel succède Le syndrome chinois (James Bridges, 1978). La même année, ce producteur comblé, connaît son premier succès en tant qu'acteur avec Morts suspectes de Michael Crichton. Comédien éclectique, Michael Douglas triomphe aussi bien dans des comédies d'aventures (A la poursuite du diamant vert, Robert Zemeckis, 1984 ; Le diamant du Nil, Lewis Teague, 1986) que dans des thrillers (Liaison fatale, Adrian Lyne, 1987). Avec la maturité, il s'illustre dans des rôles plus consistants : trader dans Wall Street (Oliver Stone, 1987), flic taciturne dans Black rain (Ridley Scott, 1988). Acteur séduisant, il donne régulièrement la réplique à des sex-symbols comme Kathleen Turner dans la comédie explosive La guerre des Rose (Danny DeVito, 1989), Sharon Stone dans le thriller culte Basic instinct (Paul Verhoeven, 1991) et Demy Moore dans le polar social Harcèlement (Barry Levinson, 1994). Avec Chute libre (Joel Schumacher, 1992), où il interprète un salarié tombé dans la folie meurtrière, Michael Douglas dévoile une aptitude inattendue pour les rôles de composition. Continuant d'alterner comédie et thriller, il est ensuite à l'affiche du Président et Miss Wade (Rob Reiner, 1995), The game (David Fincher, 1997), Wonder boys (Curtis Hanson, 1999) et Traffic (Steven Soderbergh, 2000). En ce qui concerne la production, Michael Douglas joue également la carte de l'alternance entre le fantastique (L'expérience interdite, Joel Schumacher, 1990), la comédie (Made in America, Richard Benjamin, 1993) et le polar (Volte-face, John Woo, 1997). Sa filmographie à partir des années 2000 confirme la prédilection de l'acteur pour les deux genres de cinéma qu'il a privilégié pendant toute sa carrière. Côté franche comédie, l'acteur est un agent survolté de la CIA dans Espion mais pas trop (Andrew Fleming, 2001) ; il est aussi à l'affiche de la farce romantique Toi et moi et Duprée (Anthony Russo & Joe Russo, 2005). Si ces deux films ne marquent pas les mémoires, la critique saluera en revanche l'interprétation de Michael Douglas dans King of California de Mike Cahill (2006) : il y interprète un doux-dingue, tout juste sorti d'asile, père d'une fille qu'il va obliger à l'aider dans sa quête d'un trésor enterré sous un supermarché. Dans un registre bien plus sombre, il est psychiatre dans le thriller de facture classique de Gary Fleder Pas un mot (2001), puis agent chargé de la protection de la première dame dans le polar, tout aussi classique, The Sentinel de Clark Johnson (2005). En 2009, Olivier Stone lui confie le premier rôle de Wall Street : l'argent ne dort jamais, un drame plongeant dans les milieux troubles de la grande finance, où Michael Douglas incarne un trader mythique, charismatique et manipulateur. Michael Douglas poursuit une carrière cinématographique marquée par l’alternance entre comédie, thriller et blockbuster, confirmant sa capacité à se réinventer et à séduire de nouveaux publics. En 2008, il s’illustre dans Hanté par ses ex de Mark Waters, puis dans Solitary Man (inédit) de Brian Koppelman, où il campe un homme d’affaires déchu, salué par la critique pour la justesse de son interprétation. Il enchaîne la même année avec Beyond a Reasonable Doubt de Peter Hyams, incarnant un procureur retors. L’année suivante, il retrouve le rôle mythique de Gordon Gekko dans Wall Street : L’Argent ne dort jamais d’Oliver Stone, offrant une suite attendue au film culte des années 1980. Après une pause due à la maladie, il revient en 2010 avec le thriller d’espionnage Piégée de Steven Soderbergh, puis partage l’affiche de la comédie Last Vegas de Jon Turteltaub (2012), aux côtés de Robert De Niro, Morgan Freeman et Kevin Kline, incarnant un quinquagénaire fêtant son enterrement de vie de garçon à Las Vegas. En 2013, il s’essaie à la comédie romantique avec Ainsi va la vie de Rob Reiner, avant de se tourner vers le survival avec Hors de portée de Jean-Baptiste Léonetti (inédit, 2015), où il interprète un homme d’affaires impitoyable traquant un jeune guide dans le désert. En 2014, il rejoint l’univers Marvel en endossant le rôle du Dr Hank Pym dans Ant-Man de Peyton Reed, un personnage qu’il reprendra dans Ant-Man et la Guêpe (2017), Avengers : Endgame (id.) et Ant-Man et la Guêpe : Quantumania (2022), participant ainsi à l’un des plus grands succès populaires de la décennie. Entre deux blockbusters, Douglas multiplie les expériences, jouant dans le film chinois Animal World de Han Yan (2018), et dans le thriller d’espionnage Conspiracy de Michael Apted (2014). Il continue d’alterner les registres, passant du cinéma d’action à la comédie, sans jamais se cantonner à un seul genre.

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Michael Douglas / Jean-Jacques Jelot-Blanc. - Clamart : Sévigny, 1990
  • Ouvrage : Michael Douglas : biographie / Alan Lawson. - Paris : Ramsay, 1993
  • Périodique : American Film, vol. 4, n° 9, juillet/août 1979
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 6, février 1987
  • Périodique : Film Comment, vol. 26, n° 1, janvier/février 1990
  • Périodique : Photoplay, vol. 25, n° 11, novembre 1974
  • Périodique : Photoplay, vol. 27, n° 5, mai 1976
  • Périodique : Premiere (US), vol. 5, n° 8, avril 1992
  • Périodique : Sight and Sound, vol. 10, n° 11, novembre 2000
  • Site Internet : Site de fan avec bio, photos, filmo, articles, critiques, récompenses....
  • Site Internet : Site officiel

Récompenses et nominations

  • 2016 - César d'honneur - César du Cinéma Français - Obtenu
  • 2000 - Meilleure interprétation masculine - Los Angeles Film Critics Association Awards - Wonder boys - Obtenu
  • 1998 - César d'honneur - César du Cinéma Français - Obtenu
  • 1998 - Prix spécial du jury - Festival International du Film (Karlovy Vary) - Obtenu
  • 1997 - Prix pour l'ensemble de la carrière - Festival International de Cinéma (San Sebastian) - Obtenu
  • 1988 - Meilleure interprétation masculine - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Wall Street - Obtenu
  • 1988 - Meilleure interprétation masculine - David Di Donatello Awards - Wall Street - Obtenu
  • 1988 - Meilleure interprétation masculine - Golden Globes - Wall Street - Obtenu
  • 1987 - Meilleure interprétation masculine - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Wall Street - Obtenu

Liens familiaux

Marié(e) à :

Frère/Sœur de :