Julianne Moore
Personnalité
Interprète, productrice : années 1980-2020
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 03/12/1960 - Etats-Unis - Fort Bragg, Caroline du Nord
Identité
Genre : femme
État civil :
- Julie Anne Smith
- Julie Anne Smith
Fonctions : Acteur, Producteur délégué, Préfacier, postfacier
Biographie
Formation :
Après des études d'art et de lettres à l'université de Boston, Julianne Moore fait ses débuts de comédienne au théâtre. A l'aise dans les répertoires classique et contemporain, elle joue notamment au côté d'Al Pacino dans Le père, d'August Strindberg, et de Meryl Streep dans An american daughter, de Wendy Wasserstein. Elle s'inscrit à la Screen Actors Guild dans les années 1980.Carrière :
Julianne Moore, icône du cinéma contemporain, incarne à elle seule la polyvalence et l’audace : oscars, collaborations avec les plus grands réalisateurs, et une capacité rare à passer du drame le plus exigeant à la comédie la plus légère, tout en marquant chaque rôle de son empreinte inoubliable. Son parcours, jalonné de choix audacieux et de performances inoubliables, en fait l’une des actrices les plus respectées de sa génération.
Julianne Moore est une comédienne de théâtre confirmée quand elle fait des débuts discrets à la télévision en 1982, dans une série B, Timerider: the adventure of Lyle Swann de William Dear, et au cinéma dans Darkside, contes de la nuit noire (John Harrison, 1990). Puis elle décroche un rôle dans As the world turns, un soap opera. Elle gagne alors le Daytime Emmy Award. Elle y reste entre 1985 et 1988. Par la suite, son jeu nuancé et sa beauté rousse, diaphane et distinguée, font d'elle une actrice recherchée pour des rôles de caractère. Elle tient une place prééminente dans la valse des personnages de Short cuts (Robert Altman, 1993), puis retrouve sa veine théâtrale dans Vanya 42e rue (Louis Malle, 1994), deux emplois où elle fait preuve d'une émotion frémissante. Sa forte personnalité lui permet de donner la réplique à des stars dans des films grand public ; elle fait une apparition remarquée au côté de Harrison Ford dans Le fugitif (Andrew Davis, 1993), avant d'être l'une des vedettes d'Assassins (Richard Donner, 1995), en compagnie de Sylvester Stallone et d'Antonio Banderas. A l'aise dans tous les registres, elle reprend le rôle de Philippine Leroy-Beaulieu dans Neuf mois aussi (Chris Columbus, 1995), le remake du film français de Patrick Braoudé, puis parvient à donner une dimension tragique au personnage d'Amber Waves, l'actrice porno de Boogie nights (Paul Thomas Anderson, 1997). The big Lebowski (Joel Coen, 1998), Psycho (Gus Van Sant, 1998) ou encore Cookie's fortune (Robert Altman, 1999) témoignent de l'intérêt porté par des cinéastes talentueux à cette actrice d'une rare finesse. S'éloignant un peu d'Hollywood, elle tourne avec Tod Haynes, Safe, en 1995. Elle retrouve le cinéaste en 2002 pour Far from Heaven, qui est un grand succès critique et public. Elle connaît en 2002 un réel succès critique et public pour son interprétation dans le film de Stephen Daldry, The Hours. Elle est également choisie pour des films légers et sentimentaux comme Une affaire de cœur de Peter Howitt (2003) , Un homme à femmes de Reginald Hudlin (2000) ou Un mari idéal (Oliver Parker, 1999). Ces dix dernières années, elle tourne plusieurs films par an. En 2005, elle est à l'affiche du discret Next de Lee Tamahori et de Freedomland de Joe Roth. En 2003, elle quitte le registre à l'eau de rose pour retrouver un univers plus dur et plus sérieux avec Mémoire effacée de Joseph Ruben. Ainsi que Evolution (d'Ivan Reitman, 2000) et Hannibal (Ridley Scott, 2000), où elle reprend le personnage de Clarice Straling. En 2009, elle est à l'affiche de quatre grosses productions que sont Blindness, Boone's Lick, Friendship and courtship et The Private lives of Pippa Lee. À partir des années 2010, Julianne Moore confirme son statut d’actrice incontournable, naviguant entre blockbusters et films d’auteur avec une aisance rare. Epouse trompée dans Chloé (2009), thriller sensuel de Atom Egoyan, elle éblouit dans Tout va bien, the Kids are All Right (Lisa Cholodenko, id.), où elle incarne une mère homosexuelle aux côtés d’Annette Bening, rôle qui lui vaut une nouvelle nomination aux Oscars. Elle enchaîne avec Crazy, Stupid, Love (John Requa et Glenn Ficarra, 2010), comédie romantique où elle donne la réplique à Steve Carell, avant de rejoindre la saga Hunger Games (Francis Lawrence, 2012–2015), dans le rôle de la présidente Alma Coin, qui la fait découvrir à un public plus jeune. En 2014, elle remporte l’Oscar de la meilleure actrice pour Still Alice (Richard Glatzer et Wash Westmoreland), où elle incarne une linguiste frappée par la maladie d’Alzheimer, performance saluée pour sa justesse et sa subtilité. La même année, elle se plonge dans l’univers satirique de Maps to the Stars (2013) de David Cronenberg, où elle campe une actrice névrosée, confirmant son goût pour les personnages tourmentés. Les années suivantes, elle alterne entre drames intimistes et films ambitieux : Free Love (Peter Sollett, 2015), où elle joue une policière luttant pour les droits de sa compagne, Gloria Bell (Sebastian Lelio, 2018), remake d’un film chilien où elle incarne une femme en quête de renaissance. En 2021, elle est à l’affiche de Cher Evan Hansen (Stephen Chbosky, 2020), adaptation de la comédie musicale à succès. Sept ans après Le Musée des merveilles (2016), Julianne Moore retrouve son réalisateur fétiche Todd Haynes avec May December (2023), sur l’histoire d’amour entre une institutrice et son élève. Plus récemment, elle collabore avec Pedro Almodóvar pour La Chambre d’à côté (2024), où elle confirme son talent pour les rôles complexes.
Autres activités :
Julianne Moore poursuit une carrière parallèle au théâtre. En 2006, elle fait ses premiers pas à Broadway sous la direction de Sam Mendès dans la pièce de David Hare, The vertical Hour . En 2007, elle écrit un premier livre pour enfants, Freckleface strawberry .Filmographie
Courts métrages
Longs métrages
Bibliographie éditoriale
Récompenses et nominations
Liens familiaux
Marié(e) à :
- Bart Freundlich - depuis 2003
- John Gould Rubin - de mai 1986 à août 1995 (divorcé)