Charles Berling
Personnalité
Interprète, réalisateur, scénariste : années 1980-2020
Nationalité : France
Naissance : 30/04/1958 - France - Saint-Mandé, Seine
Identité
Genre : homme
État civil :
- Charles François Philibert Berling
Fonctions : Acteur, Voix (commentaire), Réalisateur, Auteur
Biographie
Formation :
Charles Berling suit des cours d'art dramatique à l'institut national supérieur des arts du spectacle et des techniques de diffusion à Bruxelles. Jeune comédien il débute une carrière théâtrale en 1981, ses choix s'orientent tôt vers le répertoire contemporain et il joue à un rythme soutenu pendant toute la décennie.Carrière :
Acteur de théâtre, et de premier plan au cinéma depuis les années 2000, Charles Berling joue notamment pour Claude Pinoteau, Raoul Ruiz, Olivier Assayas, Diane Kurys, Anne Fontaine ou Benoît Jacquot dans des rôles intenses, oscillant entre drames psychologiques et comédies fines.
Lorsqu'il apparaît à l'écran dans Meurtres à domicile (Marc Lobet, 1982) Charles Berling ne s'intéresse guère au cinéma. Il n'y revient qu'à partir de 1989, dans Suivez cet avion (Patrice Ambard) et toujours dans des rôles de second plan. C'est Pascale Ferran qui lui offre son premier rôle important dans Petits arrangements avec les morts (1993). Dès lors, Charles Berling se met à travailler avec les plus grands réalisateurs. Dans Nelly et monsieur Arnaud (Claude Sautet, 1994), il est l'amant délaissé d'Emmanuelle Béart. Dans Ridicule (Patrice Leconte, 1995), il interprète le rôle principal d'un jeune architecte de province qui découvre l'hypocrisie de la cour de Louis XVI ; le film remporte un franc succès et le grand public découvre l'acteur qui est nominé aux César. Claude Pinoteau lui confie le rôle de Pierre Curie dans Les Palmes de monsieur Schutz (1996). Il apparaît dans le film choral de Patrice Chéreau Ceux qui m'aiment prendront le train, 1997. Charles Berling poursuit en interprétant un flic confronté à un tueur en série dans le thriller Scènes de crime (Frédéric Schoendoerffer, 1998). Pour son rôle dans Les destinées sentimentales (Olivier Assayas, 2000), l'acteur est nominé pour la quatrième fois aux César. Devenu un acteur de premier plan, il tourne beaucoup mais semble toujours privilégier des univers de qualité (adaptations d'œuvres littéraires, jeunes réalisateurs, films d'auteurs...) et se dénote dans des rôles de personnages équivoques. Il joue dans les deux films de Raoul Ruiz : La comédie de l'innocence (1999), aux côtés de Jeanne Balibar, et Les âmes fortes (2000). Il retrouve Assayas dans Demonlover (2001) pour une surprenante composition d'homme d'affaires brutal. Cependant, il aime également à s'illustrer dans quelques comédies telles que Cravate Club (2002), qu'il avait joué au théâtre aux côtés d'Edouard Baer ou Je reste ! (Diane Kurys, 2003) dans lequel il campe l'amant de Sophie Marceau. Acteur engagé, il exprime ses positions dans les rôles qu'il choisit ; dans le film de Zabou Breitman L'homme de sa vie (2005), il incarne Hugo, homosexuel assumé qui va découvrir le grand amour. Très politisé, Charles Berling est Georges Figon dans J'ai vu tuer Ben Barka (Serge Le Péron, 2005), et la même année prête sa voix à la version française du documentaire écologique Une vérité qui dérange de l'américain Davis Guggenheim, sur le réchauffement de la planète. L'acteur retrouve un cinéma intimiste en tournant dans deux comédies dramatiques ayant pour thème central les relations familiales dans toutes leurs complexités et leurs joies, en 2005 Les murs porteurs et en 2007 L'heure d'été. En 2008 Charles Berling joue dans le thriller Insoupçonnable, troisième film de Gabriel Le Bomin ; il y incarne un mari qu'on pourrait croire manipulé par sa jeune femme et l'amant de celle-ci. Dans Propriété interdite (Hélène Angel, 2009), entre thriller et fantastique, il doit affronter la vieille et mystérieuse maison d'enfance de son épouse, Valérie Bonneton. Charles Berling continue d'enrichir sa filmographie avec des rôles variés et des collaborations prestigieuses. En 2012, il apparaît dans Comme un homme (2011) de Safy Nebbou, un drame psychologique intense. L'acteur poursuit son parcours avec des rôles marquants, notamment dans 20 ans d'écart (2012) de David Moreau, une comédie romantique où il partage l'affiche avec Virginie Efira. L'année 2015 le voit dans L'Enquête (2013) de Vincent Garenq, un thriller politique basé sur l'affaire Clearstream. L'acteur continue d'alterner entre comédies et drames, comme dans Elle (2015) de Paul Verhoeven, Marvin ou la belle éducation (2016) d'Anne Fontaine ou Un beau voyou (2017) de Lucas Bernard. En 2019, il apparaît dans Celle que vous croyez (2018) de Safy Nebbou, aux côtés de Juliette Binoche. Plus récemment, Charles Berling a joué dans Blanche comme neige (2020) d’Anne Fontaine, une adaptation contemporaine et sensuelle du conte de Grimm dans laquelle il incarne le beau-père lubrique de l’héroïne (Lou de Laâge). En 2022, il est à l'affiche de Mascarade, comédie de Nicolas Bedos. L'année 2023 le voit en père de la navigatrice Florence Artaud pour le biopic Flo de Géraldine Danon et incarne Romain Gary dans L'Enchanteur de Benoît Jacquot, un biopic sur l'écrivain aux multiples facettes.
Autres activités :
Malgré sa grande notoriété au cinéma, Charles Berling poursuit sa carrière théâtrale puisqu'il apparaît sur les planches presque tous les ans. Il est également metteur en scène et directeur du théâtre de Toulon. On le voit aussi parfois à la télévision dans des téléfilms. En 2011 il a écrit le livre Aujourd'hui Maman est morte et en 2012 il s'est essayé à la chanson en enregistrant un album.Filmographie
Courts métrages
Longs métrages
Bibliographie éditoriale
Liens familiaux
Parent de :