Valeria Bruni-Tedeschi

Personnalité

Interprète, réalisatrice, scénariste : années 1980-2020

Nationalité :  Italie

Naissance :  16/11/1964 - Italie - Turin

Identité

Genre : femme

Naturalisation : France

État civil :

  • Valeria Carla Federica Bruni Tedeschi

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Collaborateur, Annotateur, Auteur primaire, Auteur

Biographie

Formation :

Valeria Bruni-Tedeschi s'inscrit au cours de Blanche Salant au Centre américain de Paris puis intègre l'école des Amandiers de Nanterre et suit les cours de Patrice Chéreau. Elle débute une carrière au théâtre en 1983 mais se tourne vite vers le cinéma.

Carrière :

Actrice franco-italienne polyvalente et réalisatrice acclamée, Valeria Bruni-Tedeschi est reconnue pour ses performances intenses dans des rôles de femmes complexes et pour ses réalisations autobiographiques audacieuses. Lauréate du César du meilleur espoir féminin en 1994 pour Les Gens normaux n’ont rien d’exceptionnel, elle a su s'imposer comme une figure incontournable du cinéma européen.
La jeune femme décroche des petits rôles, comme dans Hôtel de France (Patrice Chéreau, 1986), L'Amoureuse (Jacques Doillon, 1987) ou encore La Baule-les-Pins (Diane Kurys, 1989). C'est en 1993 qu'elle est réellement révélée, dans le premier film de Laurence Ferreira-Barbosa, Les Gens normaux n'ont rien d'exceptionnel. Elle se voit décerner le César du meilleur jeune espoir féminin pour son rôle de femme écorchée flirtant avec l'hystérie et le désespoir. Ce type de personnage très physique sied parfaitement à la fougue et à la diction haut perchée, souvent éraillée de l'actrice. La plupart des personnages qu'elle incarne par la suite appartiennent à ce registre. La Seconda volta (1995), de Mimmo Calopresti lui permet cependant de se montrer sous un nouveau jour. Elle campe une ex-terroriste des Brigades Rouges amenée à revoir l'une de ses anciennes victimes ; un personnage plus introverti. Si Valeria Bruni-Tedeschi s'oriente plutôt vers des rôles de femmes névrosées, elle présente aussi une palette variée. De la femme d'écrivain trompée dans Encore (Pascal Bonitzer, 1995) à la pulpeuse boulangère de Nénette et Boni (Claire Denis, 1995) en passant par la prostituée simplette de Mon homme (Bertrand Blier, 1995). Dès le début de sa carrière, elle travaille avec des réalisateurs étrangers mais sa carrière se partage cependant entre la France et l'Italie, avec un dynamisme qui lui fait enchaîner les tournages à un rythme soutenu. Chabrol lui confie un rôle important en 1998 dans Au cœur du mensonge, face à Sandrine Bonnaire et Jacques Gamblin, l'actrice incarne une commissaire de police obstinée. Dans Rien à faire (Marion Vernoux, 1999), Valeria Bruni-Tedeschi incarne Marie-Do dans une comédie dramatique où deux êtres vont se rencontrer et s'aimer sur fond de chronique sociale sur la précarité et le chômage. Puis l'actrice revêt un costume comique dans Ah ! si j'étais riche (Michel Munz, Gérard Bitton, 2001) et donne la réplique à Jean-Pierre Darroussin et Richard Berry. Puis Valeria Bruni-Tedeschi décide de passer à la réalisation et tourne en 2001 Il est plus facile pour un chameau, un film simple et fantaisiste, à la limite de l'autobiographie mais au message clairement universel à travers l'histoire d'une jeune femme que la richesse de sa famille encombre pour accéder à la liberté. Retour au tragique avec le rôle principal de 5×2 (François Ozon, 2003), terrible fresque sur le naufrage annoncé d'un couple. La comédienne retrouve Ozon pour Le temps qui reste (2004), où elle incarne l'un des personnages que va croiser Melvil Poupaud en jeune homme condamné par un cancer. Valeria Bruni-Tedeschi tourne ensuite pour des réalisateurs étrangers comme Ridley Scott, Nobuhiro Suwa, Spielberg. Elle se fait à nouveau réalisatrice et tourne Actrices (2006) où la fantaisie toujours est au service d'un fort portrait de femme et d'une peinture du milieu du théâtre. Puis en 2008 Valeria Bruni-Tedeschi est l'amante fiévreuse et déboussolée d'Yvan Attal dans Les Regrets (Cédric Khan). Romain Goupil donne à la comédienne un rôle plus tonique et engagé dans Les mains en l'air (2009), elle y joue une mère de famille décidée à venir en aide à des enfants " sans-papiers " dont les familles sont menacées d'expulsion. Valeria Bruni-Tedeschi continue d'alterner entre réalisation et interprétation. En 2012, elle réalise et joue dans Un château en Italie, un film semi-autobiographique qui lui vaut une nomination pour la Palme d'or au Festival de Cannes. L’année suivante, elle incarne brillamment une femme de la haute bourgeoisie dans Les Opportunistes de Paolo Virzì. L'actrice poursuit son exploration de personnages complexes avec Folles de joie (2016) de Paolo Virzì, où elle campe une patiente d'un institut psychiatrique. Elle s'illustre également dans Ma Loute (2015) de Bruno Dumont, une comédie décalée où elle incarne un membre d'une famille bourgeoise excentrique. En 2017, Valeria Bruni-Tedeschi repasse derrière la caméra pour Les Estivants, un film dans lequel elle joue également. En 2019, elle livre une performance remarquée dans le thriller Seules les bêtes de Dominik Moll. L’année suivante, elle brille dans Été 85 de François Ozon, joue dans La Fracture de Catherine Corsini et succombe aux charmes d’Anaïs Demoustier dans Les Amours d’Anaïs de Charline Bourgeois-Tacquet. En 2022, Valeria Bruni-Tedeschi réalise Les Amandiers, un film quasi-autobiographique sur le théâtre et la jeunesse qui reçoit un accueil chaleureux et met en lumière l’actrice Nadia Tereszkiewicz. Après la co-production franco-israélienne Il n’y a pas d’ombre dans le désert (Yossi Aviramn 2023), sa carrière se poursuit avec L’Attachement (Carine Tardieu, 2024) et Une vie rêvée (Morgan Simon, id.).

Autres activités :

Outre une dizaine de pièces de théâtre, Valeria Bruni-Tedeschi s'illustre dans quelques téléfilms tels que Condorcet (Michel Soutter, 1989), Une femme pour moi (Arnaud Sélignac, 1993), Roses à crédit (Amos Gitaï, 2010).

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Dialoguiste

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Cahiers du cinéma (Les), n°477, mars 1994
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n°502 ; mai 1996

Récompenses et nominations

  • 2017 - Meilleure interprétation féminine - David Di Donatello Awards - La Pazza gioia - Obtenu
  • 1996 - Prix spécial du jury - Festival International du Film (Locarno) - Nénette et Boni - Obtenu
  • 1994 - Meilleur espoir féminin - César du Cinéma Français - Les Gens normaux n'ont rien d'exceptionnel - Obtenu
  • 1993 - Prix spécial du jury - Festival International du Film (Locarno) - Les Gens normaux n'ont rien d'exceptionnel - Obtenu

Liens familiaux

Enfant de :

Frère/Sœur de :