Danièle Delorme

Personnalité

Interprète, productrice : années 1940-2010

Nationalité :  France

Naissance :  09/10/1926 - France - Levallois-Perret, Seine

Décès :  17/10/2015 - France - Paris, Paris, Ile-de-France

Identité

Genre : femme

Pseudonyme(s) :

  • Danielle Delorme

État civil :

  • Gabrielle Danielle Marguerite Andrée Girard
  • Gabrielle Danielle Marguerite Andrée Girard

Fonctions : Acteur, Producteur, Producteur délégué, Producteur associé, Intervenant, Voix (commentaire), Voix (doublage), Artiste, Auteur, Auteur primaire, Annotateur

Biographie

Formation :

Danièle Delorme rêve d'une carrière de concertiste et entreprend des études de piano. Les hasards de la guerre et de l'Occupation l'orientent vers le théâtre. Réfugiée à Cannes, elle suit les cours d'art dramatique de Jean Wall. Après la Seconde Guerre mondiale, elle parfait sa formation avec René Simon et Tania Balachova.

Carrière :

A seize ans, Danièle Delorme, jeune comédienne de la compagnie Claude Dauphin, débute au cinéma avec un petit rôle dans Félicie Nanteuil (1942) de Marc Allégret. Grâce à ce dernier, elle se fait remarquer dans Les petites du quai aux fleurs (1943), au côté d'un autre débutant, Gérard Philipe, puis se voit cantonnée dans des rôles pleurnichards jusqu'en 1948. En venant la chercher pour jouer Gigi (1948), tiré d'une nouvelle de Colette, la réalisatrice Jacqueline Audry lui apporte une soudaine notoriété. La grâce limpide, la pudeur inquiète, la passion contenue et frémissante de cette belle brune séduit. Elle est la nouvelle " jeune-fille-vedette " du cinéma français. Elle enchaîne alors le tournage de toute une série de films plus ou moins réussis dans lesquels elle est l'héroïne fragile et larmoyante : Miquette et sa mère (1949) d'Henri-Georges Clouzot, Agnès de rien (id. ) de Pierre Billon, Minne l'ingénue libertine (1950) et Mitsou (1956) de Jacqueline Audry, Les misérables (1957) de Jean-Paul Le Chanois. Le public l'adore, mais, consciente du risque de se voir enfermer dans de tels rôles stéréotypés, elle se tourne vers les planches où elle joue avec finesse des personnages complexes dans des pièces d'Aldous Huxley, de Jean Anouilh, de Paul Claudel ou de Luigi Pirandello. Au cinéma, Julien Duvivier lui permet de faire " autre chose " . Elle incarne une femme machiavélique dans Voici le temps des assassins (1955). Après Prisons de femmes (1958) de Maurice Cloche, elle prend quelques distances avec son métier. Avec son nouveau mari, le cinéaste Yves Robert, elle se lance dans la production. Avec La guerre des boutons (Yves Robert, 1961), ils obtiennent d'emblée un grand succès populaire qu'ils renouvellent avec Le grand blond avec une chaussure noire (1972). Se partageant entre théâtre, télévision et cinéma, cette boulimique de travail apparaît épisodiquement à l'écran, toujours étonnamment juvénile, dans des films de son époux (Un éléphant, ça trompe énormément , 1976 ; Nous irons tous au paradis , 1977) ou d'autres réalisateurs comme Claude Lelouch (Le voyou , 1970), André Delvaux (Belle , 1973), Elie Chouraqui (Qu'est-ce qui fait courir David ? , 1981) ou Daniel Benoin (Bal perdu , 1989).

Autres activités :

Au théâtre, Danielle Delorme interprète aussi bien des pièces littéraires (L'annonce faite à Marie de Paul Claudel ; Le temps des cerises de Jacques Prévert ; Les justes d'Albert Camus ; Les parents terribles de Jean Cocteau) que des oeuvres contemporaines plus légères (Chaud et froid , 1967 ; La visite , 1975 ; Amédée ou Comment s'en débarrasser , 1986 ; Fête foreign , 1994). Elle tourne également pour le petit écran, notamment dans la série Madame le Proviseur .

Filmographie

Longs métrages

Producteur associé

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Ciné-Revue, vol. 60, n° 37, 11 septembre 1980
  • Périodique : Ecran, n° 80, 15 mai 1979
  • Périodique : Unifrance Film-informations, n° 3, mai 1950

Liens familiaux

Parent de :

Marié(e) à :

Relations professionnelles

Collections liées