Benoît Magimel
Personnalité
Interprète : années 1980-2020
Nationalité : France
Naissance : 11/05/1974 - France - Paris, Paris
Identité
Genre : homme
Fonctions : Acteur, Voix off
Biographie
Formation :
Benoît Magimel est âgé de douze ans lorsqu'il apparaît pour la première fois au cinéma dans La vie est un long fleuve tranquille (1987), énorme succès d'Etienne Chatillez où il incarne le jeune Momo Groseille.Carrière :
Benoît Magimel, acteur fétiche du cinéma français, incarne depuis plus de trente ans une élégance rare, oscillant entre rôles tourmentés et figures romantiques, avec une prédilection pour les personnages complexes et les réalisateurs exigeants. Son interprétation dans La pianiste de Michael Haneke, récompensée à Cannes, et sa capacité à naviguer entre films d’auteur et succès populaires en font l’un des comédiens les plus polyvalents de sa génération.
Quelques années plus tard, Benoît Magimel renoue avec le cinéma dans des seconds rôles marquants. Petit ami de Virginie Ledoyen dans La fille seule de Benoît Jacquot (1995), il interprète la même année un délinquant dans Les voleurs d'André Téchiné, rôle qui lui vaut d'être sélectionné pour le César du Meilleur espoir. Olivier Dahan lui donne un premier rôle au côté de Romain Duris dans le drame Déjà mort (1997). La réalisatrice Diane Kurys trouve à Magimel une sensibilité romantique et lui confie le rôle d'Alfred de Musset dans Les Enfants du siècle (1998). S'ensuit pour l'acteur un autre film "d'époque" : Le roi danse de Gérard Corbiau (2000), dans lequel l'acteur interprète Louis XIV dans ses jeunes années. L'année 2001 consacre Benoît Magimel, qui apparaît sous les traits d'un homme soumis aux fantasmes masochistes d'Isabelle Huppert dans La pianiste de Michael Hanecke (2000) ; un rôle pour lequel il se voit décerner le Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes. En 2002, il fait une première intrusion dans l'univers de Claude Chabrol avec La fleur du mal, qui sera suivi par La demoiselle d'honneur (2004) et La fille coupée en deux (2006). Il marque les esprits en incarnant un des quatre prisonniers d'Effroyables jardins de Jean Becker (2002). Dans L'ennemi intime (2006) de Florent Emilio Siri (qui l'avait déjà dirigé dans deux films), il interprète un lieutenant de l'armée française confronté à l'horreur de la guerre d'Algérie. Durant les années 2000, Magimel reste fidèle à ses choix antérieurs, alternant films d'auteurs, quitte à prendre des risques, et films plus populaires. En 2006, il est au casting du premier film de Jalil Lespert, 24 mesures, un drame où se croisent les destins de quatre personnages malmenés par la vie, dont celui de Magimel en chauffeur de taxi qui finira par se suicider. En 2007, l'acteur enchaîne trois tournages aux antipodes : le thriller Inju la bête dans l'ombre de Barbet Schroeder, sur le thème de la manipulation et de la perversion ; l'ovni adapté par Michel Houellebecq de son propre livre La possibilité d'une île - épinglé par la critique ; et la farce grand public signée Eric & Ramzy, Seuls two. Dans L'Avocat de Cédric Anger (2009), l'acteur est un jeune avocat qui va découvrir et plonger dans le monde corrompu du droit des Affaires. La même année il est le touchant Vincent des Petits mouchoirs de Guillaume Canet. Tout aussi touchant, son rôle de prisonnier en liberté conditionnelle qui va connaître la grande amitié avec un Edouard Baer, patron de magazine, dans Mon Pote (Marc Esposito 2010). Puis Florent Emilio Siri embauche à nouveau son acteur fétiche pour Cloclo (2011), son biopic sur Claude François ; Magimel y interprète l'impresario Paul Lederman. Pour son deuxième opus, Jalil Lespert donne à l'acteur le premier rôle de l'adaptation du roman d'Olivier Adam, Des Vents contraires (2011), un drame à la limite du mélo où Benoît Magimel est criant de réalisme dans son rôle d'homme brisé mais résolu à refaire sa vie avec ses deux enfants. Benoît Magimel poursuit en mari trompé et tourmenté dans Pour une femme (2012) de Diane Kurys, puis dans le rôle soldat en mission périlleuse dans Le Convoi (2014) de Frédéric Schoendoerffer. En 2016, il se glisse dans la peau d’un policier corrompu dans le polar Carbone d’Olivier Marchal, avant d’incarner un résistant torturé par la collaboration dans La Douleur (2016) d’Emmanuel Finkiel. En 2018, il touche le public en jouant le père transgenre d’une adolescente dans la coproduction frano-belge Lola vers la mer de Laurent Micheli, rôle qui lui vaut une nomination aux Magritte. En 2019, il est un homme déchiré entre deux femmes dans Amants de Nicole Garcia, face à Stacy Martin et Niels Schneider. Les années 2020 confirment son éclectisme : il est tour à tour un homme confronté à la maladie dans De son vivant d’Emmanuelle Bercot (2020) ; père en quête de rédemption dans Revoir Paris (2022) d’Alice Winocour ; diplomate Pacifiction, touments sur les îles (id.) d’Albert Serra ; gangster vieillissant dans Omar la fraise (2023) d’Elias Belkeddar, aux côtés de Reda Kateb, et un cuisinier passionné et amoureux dans La Passion de Dodin Bouffant (id.) de Tran Anh Hung, aux côtés de Juliette Binoche.
Autres activités :
A la télévision, Benoît Magimel apparaît dans Long cours et La colline aux mille enfants .Filmographie
Courts métrages
Longs métrages
Bibliographie éditoriale
Récompenses et nominations
Liens familiaux
Parent de :